P.ibl. nat., impr. vélins
3. Je dois cette identification à feu Ch. Ruelens, qui me la communiqua pendant un séjour à Paris. Voir sur la collégiale de S. Pharaïlde, Sanderus, FlancLria illustrata, I, 243 ss. Voici le passage du prologue (texte imprimé, fol. 2 r°, col. b) : « So heb ic tôt elx nutscap ende profite den aller-
G. IIUET. — PREMIÈRE EDITION
sente verelde te Ghend in de librarie) pour que l’on pût rectifier les copies ultérieures d’après cet exemplaire-type. Il me paraît extrêmement probable que c’est cet exemplaire, qu’on peut supposer avoir été exécuté avec luxe, et qui était déposé à Gand, dans la ville même où imprimait A. de Keyser, qui aura servi de modèle à l’édition. Si l’exemplaire manuscrit était orné de miniatures, l’imprimeur, à l’imitation de son modèle, a naturellement laissé en tête de chaque livre des blancs, que les acheteurs, qui en voulaient faire la dépense, pouvaient faire remplir par un enlumineur de leur choix. Les miniatures ainsi commandées étaient copiées sur l’exemplaire de S. Pharaïlde, ou exécutées d’après les indications prises sur cet exemplaire. Un fait qui semble confirmer cette hypothèse, c’est que, dans l’exemplaire coté Réserve 390, on trouve en marge de deux miniatures 1 des notes manuscrites très rapides dans l’écriture du xve siècle, qui décrivent la scène que la miniature représente. C’étaient évidemment des indications qui devaient guider le travail de l’enlumineur2.
Reste maintenant à savoir si le manuscrit transcrit et enluminé pour Louis de Bruges l’a été directement d’après le manuscrit déposé à Gand, ou d’après un imprimé, qui contenait la série complète des miniatures. Une collation complète du texte pourrait seule décider la question 3. En tout cas, notre hypothèse résout les difficultés que nous
eersten houe van cleser translacie met mynder liand ghecorrigiert te sente verelde te ghend in de librarie doen legghen, daer ieghen dat, een yghelick duutgescrifte daer af sal prouuen moghen. »