‹ Mélanges Julien HavetChapitre 492 sur 567 · IV, m al. et §§ XVII et XVIII · texte numérisé non relu

IV, m al. et §§ XVII et XVIII

2. Voici le tableau des gloses contenues dans le questionnaire :

II. sanxerunt] id est statuerunt vel dijudicaverunt seu stabilierunt ad decernendum rectum. — edidit] hoc est fac.it. — institutio equitatis] id est informatio instructio vel doctio. — V. pango] id est statuo vel deftnio. — pepigit] id est spondet. — pepigit foedus] M id est pacem et amicitiam spondet. — foedus] hoc est pactus. — X. violare] id est corrumpere. —XII. deponit] id est collocat. — XIII. pignus est] quod vulgo nominatur uuadium. — XVI. a fando] id est a loquendo. — XVII. jurisdictio] id est sapientium examinatio sive inquisitio quod injuste aliquid agitur per hoc investigatur . — apud antiquos. — XVIII. justitia est] c lementia sive pietas. — juris] id est doctorum. — status] id est fîr mitas. — XVIII. interimit] id est inter ficit. — XXVIII. puniat] id est occidat.

J. TARDIF. — UN ABRÉGÉ JURIDIQUE

On retrouve dans ces deux manuscrits seulement la définition des arrhes, qui a disparu dans les cinq autres et devait vraisemblablement figurer dans l’original à la place où elle a été rétablie (§ XIY) L’abrégé de Saint-Gall et de Modène dérive du texte plus développé que les manuscrits précédents nous ont transmis. Il a, en effet, les caractères d’un résumé : quelques définitions ont été resserrées 1 2; certains détails qui paraissaient superflus à l’abréviateur ont été retranchés3. D’autre part, la présence de leçons identiques et parfois des mêmes fautes 4 5 est un indice certain de l’origine commune des trois textes. L’abrégé se distingue encore de la compilation complète par l’absence des gloses, qui se rencontrent presque toutes dans les vingt-trois premiers paragraphes soit qu’il remonte à une époque où elles n’avaient pas encore pris place dans le texte, soit plutôt qu’elles aient été volontairement laissées de côté. Il renferme enfin une définition de la justice qui diffère notable-

1. L’explication du mot pignus se trouve dans les §§20 et 21 du ch. 25 du livre V ; celle de ïarra est également dans les §§ 20 et 21, tandis que la fiducia est définie dans le § 23.

2. Telles sont les définitions des termes mos (§ III), — testis (§ IV), — pignus (§ XIII). La suppression des mots : quod vulgo nominatur ou nominant, dans cette définition indique clairement le caractère de la compilation.

3. Ainsi le troisième alinéa du § III est réduit à cette ligne : Omnis autem lex aut permittit aliquid aut vetat. Dans le § IV, la citation de Virgile, l’alinéa : Causa aut argumenta... (§§ 4 in fine et 5 du ch. 15 du livre XVIII), sont omis ainsi que le § 9 en entier ; des §§ 8 et 10, il n’est resté que la pre mière phrase.

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