‹ Mélanges Julien HavetChapitre 519 sur 567 · Voy. plus haut p. 698, n · texte numérisé non relu

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3. La date exacte de son avènement est mal établie. Fixée à 998 par les auteurs du Gallia christiana et par Félibien sur la toi d’un faux diplôme du roi Robert (Pflster, Ouur. cit., Catal. n° 38), elle devrait être placée à 1008 d’après le Chronicon breve S . Dion, ad cyclos paschales (Rec. des hist. de la France, t. X, p. 297 d.). Cette date est la plus probable; toutefois il semble, d’après le diplôme cité plus bas, qu’il avait commencé depuis quelque temps déjà à cette époque son œuvre réparatrice. 11 mourut en 1049.

4. Il faut nécessairement citer tout l’exposé de ce document : « Quoniam a « tempore Karoli tercii imperatoris usque ad presens in tantum a multis eo- « rum ejusdem beati martyris neglectus est locus ut ordo sacrae religionis.

A. G1RY

LA DONATION DE RUEIL

Cette recherche des possessions et des droits de l’abbaye en vue de les revendiquer dut se fonder en grande partie sur les anciens titres. Il est probable que ce fut alors qu’on les mit en ordre et qu’on ajouta au dos les cotes en écriture allongée qui caractérisent les anciens documents provenant du chartrier de Saint-Denis1. Pour remédier à l’absence de ceux qui étaient perdus et à l’insuffisance de ceux que l’on possédait, on eut vraisemblablement l’idée de forger un certain nombre de faux. Je pense montrer ailleurs que l’exemplaire interpolé de la donation de Rueil n’est pas le seul méfait que l’on puisse attribuer au zèle de l’abbé Vivien.

Depuis le départ des Normands, le cours de la Seine avait probablement été, de la part des seigneurs riverains, l’objet de prétentions et d’usurpations ; certains d’entre eux voulaient sans doute y établir des péages, analogues aux divers droits de transit autrefois perçus par le fisc royal. Dès le début du xie siècle, Bouchard de Montmorency avait fortifié une île de la Seine, et était en lutte à ce sujet avec l’abbaye 2. Au siècle suivant les seigneurs de Marly revendiquaient une partie du cours du fleuve et leurs prétentions remontaient probablement à une époque antérieure 3. En vertu d’un privilège de Charles-le-Chauve, du

« monastici scilicet ordinis, nsque ad secularem pompam devenisset, quocirca « bona illiusloci undique depopulata, distracta atque dispersa ab illo tempore « multis modis videntur, idemque locus multis calamitatibus oppressas, qui « libertatem ac dignitatem prae omnibus hujus regionis coenobiis, adeptus « fuerat. Hujus igitur calamitati genitor noster dive memorie Hugo, atque « genitrix nostra gloriosa Adelaidis, nosque pariter compatientes, ordinem in « eo monasticum reparare, immo consolidare, auxilio Dei et consilio proce- « rum nostrorum, studuimus, ac venerabilem virum Viyianum jam superius <i fato sancto loco abbatem praefecimus. Qui, ut vir magnae prudentiae et in- « dustriae atque sedulus investigator bonorum loci sibi commissi intus ac foris, « nostram adivit presentiam, petens ut, sicut spiritualia, sic etiam terrena « augere incrementa Deo dignoloco provideremus . » (J. Tardif, Monum. hist. , n° 250; Pflster, Catal. n° 37.)

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