Fol
DES ANNALES DE FLODOARD
Au commencement du xve siècle, ce manuscrit se trouvait à Paris, dans la bibliothèque de Saint-Magloire. On le sait par la note suivante, mise, à cette époque, par un scribe sur la copie qu’il en a faite : « Non plus reperi de ista cronica, quam habui de monasterio Sancti Maglorii Parisiensis, que ibidem reperitur scripta de littera vetustissima. » Cette copie est aujourd’hui conservée à la Bibliothèque nationale, sous le n° 14663 du fonds latin b Le manuscrit resta à Saint-Magloire jusqu’à la fin du xvie siècle. C’est là que Pithou dut le voir. Toutes les variantes qu’il a indiquées, dans son édition, comme tirées d’un manuscrit plus ancien que celui de Montpellier, s’y retrouvent. La lettre M, dont il les a fait précéder, désigne évidemment le manuscrit de Saint-Magloire, comme la lettre D désigne celui de Dijon.
Une note mise par Claude Fauchet, au fol. 1 r° du ms. Ottoboni 2537 de la bibliothèque du Vatican 1 2, nous apprend que ce manuscrit passa de la bibliothèque de Saint-Magloire dans celle du chanoine Jean de Saint-André : ... « Autre Flodoard, prestre de Reims, a escrit des Annales depuis l’an 919 jusque l’an 966. L’original qui fut de Saint-Magloire est ès mains dudit de Saint-André et j’ai la coppie de S[aint] V[ictor]. » C’est à ce chanoine que Petau dut l’acheter. Il y mit son nom, au bas du premier feuillet : « Petavius », et l’inscrivit dans sa bibliothèque, sous la cote « Q 50 ». Le volume suivit ensuite le sort de la plus grande partie des manuscrits de cet érudit. Il fut vendu, en 1650, à la reine Christine de Suède et donné par elle, quelques années après, à la bibliothèque du Vatican, où il reçut le n° 1964, qu’on y voit encore, en chiffres dorés, sur le dos de la reliure. Il fut porté à la Bibliothèque nationale, en 1797, et placé dans le Supplément latin, sous le n° 623. Il a été depuis inséré dans la seconde partie du fonds latin sous le n° 9768. Nous l’avons désigné par la lettre C dans notre classement.
2°— Paris, Bibliothèque nationale, ms. latin 14663. Papier. 305 feuillets, de 290 sur 215 millim. Rel. parchemin. Écri-
1. Cf. L. Delisle, Cabinet des manuscrits , t . III, p. 265-266.
2. Nous devons l’indication et la copie de cette note à l’obligeance de notre collègue et ami M. L. Auvray.