‹ Mélanges Julien HavetChapitre 53 sur 567 · Hic licet terreno conduntur membra sepulchro · texte numérisé non relu

Hic licet terreno conduntur membra sepulchro

« Cum meritis animam sidéra claratenent. »

DES VIES DE SAINTS BURGONDES

en 515 par Sigismond. La seconde épitaphe, au contraire, célèbre Ambrosius comme le premier abbé à l’époque de rintroduction de la psalmodie perpétuelle \ qui eut lieu, comme il résulte du texte d’Avit % dès la dédicace du monastère. Une des deux épitaphes est donc interpolée, et, ce doit être celle d’Hymnemodus, les vers sur Ambrosius étant irréprochables. Le nom d’Hymnemodus est une déformation d’Imemundus ou Emomundus ;|. Guidé par la consonance de ce mot allemand avec le grec « hymnus », on a rattaché ce nom au chant des psaumes, et c’est ainsi que l’Imemundus, qui se trouve enterré à Acaunum en 510, est devenu le premier abbé Hymnemodus. Le chapitre xm et dernier do l’histoire monastique contient une hymne sur l’abbé Achivus; elle est, suivant M. Traube, en iambiques octosyllabiques rimés, et la réunion des lettres initiales des premiers vers donne les mots ACHIVUS ABBA. Mon garant conclut du dernier vers1 2 3 4 que le poète était notre ami Probus.

La seconde partie de l’histoire monastique (ch. x-xm) contient donc d’anciens poèmes sur les premiers abbés d’Acaunum et présente une certaine connexion avec les vers sur Probus qui suivent dans le manuscrit de Besançon. Comme Pragmatius, l’auteur de la dernière pièce, a aussi corrigé l’épitaphe de Tranquillus, on le tiendra pour l’auteur de la compilation, dont l’importance pour l’histoire d’Acaunum est incontestable.

Il n’en va pas de même de la première partie de l’histoire du monastère (ch. i-ix). La plus large place y est occupée par l’histoire de l’abbé Hymnemodus. C’est au « monasterium Grenencense » que commença sa vocation monastique; il en devint vite abbé, et, quand Sigismond eut fondé le cloître d’Acaunum, la direction de l’établissement lui fut

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