C. COUDERC
MANUSCRITS
dû être copié comme lui sur un intermédiaire aujourd’hui perdu. Voici quelques exemples des formes ou des fautes communes : année 922, imperatore , au lieu de rege ; année 923, infringere, au lieu de infregere ; année 924, pepulerant, au lieu de reppulerant; Galliam. Quos Rodulfus, au lieu de Galliam. Rodulfus ; Parmatarum \, au lieu de Sarmatarum; inluminationes , au lieu de illuminationes ; année 925, proferentïbus, au lieu de differentibus ; année 926, immutata, au lieu de mutata, etc., etc.
Voici maintenant quelques exemples des différences qui ne permettent pas de conclure que le ms. D soit copié sur le ms. C et qui amènent à supposer un autre texte sur lequel ceux-ci ont été faits. Année 920, ms. C : Marclierias, ms. D : Mâcher ias ; année 922, ms. C : apud Gamaracum quasi ; ms. D : apud Gamaracum, visi sunt quasi ; année 923, ms. C : Atinicum; ms. D : Atiniacum ; ms. C : aplurimis Lothorium ; ms. D : a plurimis Lolliariensium. Une remarque plus intéressante peut être faite à propos d’un mot de l’année 924. Le ms. y devait donner le texte suivant : vi dëpserat cum civitate Biturigis. Le ms. C a mal lu l’abréviation et transcrit depresserat. Le ms. D a, au contraire, reproduit l’abréviation sans la lire : dëpserat. 11 m’a par conséquent pas dû être copié sur le ms. C. Autre exemple, dans cette même page : le ms. C supprime le mot reliquit, dans la phrase suivante : obstrictos sacra,mento reliquit, tandis que le ms. D le donne, etc.
Ces remarques nous paraissent suffire pour justifier la conclusion que nous avons indiquée. Les mss. C et D ont été copiés sur un ms. y, qui est aujourd'hui perdu.
En résumé, voici comment doivent être classés, selon nous, les manuscrits aujourd’hui connus des Annales de Flodoard :
(Ms. de Montpellier)
Ms. original
(Ms. du Vatican)
(Ms. d’Avranclies)
(Latin 9768)
(Latin 14663)
(Latin 5354) D'
(Ms. d’Albi)
DES ANNALES DE FLODOARD
Les futurs éditeurs des Annales de Flodoard devront donc prendre pour base, dans l’établissement du texte, le ms. A, comme l’a fait Pertz, sans s’ètre livré au travail de comparaison, dont nous venons d’exposer les résultats. Les trois manuscrits qu’il n’a pas utilisés n’apportent aucun élément nouveau d’une importance appréciable.
LA CHANCELLERIE
ET LES NOTAIRES DES COMTES DE FLANDRE AVANT LE XIIIe SIÈCLE