Charles de Valois, frère de Phiiippe-le-Bel
ke li sire d’Escornai, mesire Grars li Mors mesire de Sotengien 1 2 * et mesire Willaume de Mortaigne vinrent au Roy et furent lonctamps ensanle. Et à l’eure de complie, il s’en alerent a leur ost, estoit-on moult liet de chou que le journée estoit passée, pour chou que on devoit avoir le vile de Lille. Si avilit que, à la vesprée, mesire Loeys de Franche, li dus de Bourgongne, li dus de Braibant et li quens de Savoie, alerent outre le pas. Et mesire Jehans de Namur, mesire d’Escornai, h sire de Sotengien, mesire Grars liMors et mesire Willaumes de Mortaigne furent ensanle et présent acort, liquel acors fu seelés et affermés de l’une partie et de l’autre par leur seaus, par quoi on n’i poost ne mettre, ne oster. Dont dist-on que on avoit trives tressi au xme jour de Noël, et dévoient venir li Flainens a parlement a Paris, dedens les octaves de li Saint-Andriu h »
L’anonyme artésien, au cours de son récit des faits qui marquèrent les négociations de septembre 1304, parle donc de deux sortes d’actes qui auraient été scellés : 1° d’un armistice jusqu’au treizième jour de Noël ; 2° d’une délégation de pouvoirs à des plénipotentiaires chargés de négocier la paix. Or, ces actes nous les possédons les uns et les autres 4. Il ne dit mot, en revanche, d’un accord semblable
1. Le chevalier Gérard Moor, seigneur de Wessegliem, appelé dans les documents de l’époque Ger. Die Moor (textes néerlandais) ou Gér. Li Mors (textes français), ou, plus simplement, Gér. Moor.