ET LES ANNALES EINIIARDI
cxcederenl, nisi cérium esset, dominum nos Irurn Jeswn Christum pro quo Idem beatissimus mariir passus esse dinoscilur, omnia quae vull facere passe per divina.ni omnipotenliam, in qua illi omnis creatura in coclo et in terra subiecta est. »
A0 827... « Corpora bealissimorum martirum Marccllini et Pétri de Iioma sublata, et oclobrio mense in Franciam translata, et ibi muliis signis alque virlulibus clarificala sunt. »
Pertz, dans la préface de son édition, a cité ces passages comme une preuve qu’Éginhard est bien l’auteur des Annales. Eginliard a nommé Hilduin et a tu son propre nom. Cela est tout naturel, vu sa modestie bien connue. Tout le monde savait d’ailleurs qu’il était l’heureux possesseur de ces reliques. 11 a consacré vingt lignes à saint Sébastien et trois seulement aux saints Marcellin et Pierre, parce qu’à ce moment même il écrivait un ouvrage entier sur la Translation de leurs reliques. Il ne voulait pas se répéter. D’ailleurs, ces trois lignes s’accordent parfaitement avec la Translatio SS. Marccllini et Pétri.
Il est difficile de souscrire à ces appréciations si on n’est pas d’avance convaincu, et par d’autres raisons, qu'Éginliard a composé les Annales. Il me semble au contraire presque impossible d’admettre qu’il ait pu écrire les deux passages que je viens de citer. Il était modeste, assurément; mais, s’il était modeste pour lui-même, il ne se serait pas cru permis de l’être pour les saints honorés à Seligenstadt. Son livre sur leur Translation nous prouve à quel point il tenait à mettre en lumière leur puissance, et révèle l'irritation qu’il éprouvait contre ceux qui osaient la mettre en
doute. « Incredulis ac sanctorum gloriae derogantibus
ne omnino legere velint, suadendum censeo ; ne forte vilitate nostri sermonis offensi, blasphemiam et invidentiam devitare non valeant ; ac sic Deum et proximum , quos amare iubentur, se odisse déclarent 1 . » Il ne fait pas allu-