ET LES ANNALES EINIIARDI
Vita Karoli (qui est sur plusieurs points en désaccord avec les Annales dites d’Éginhard) et la Trcmslalio SS . Marcel- Uni et Pétri furent pour lui des occupations littéraires suffisantes, à côté de sa correspondance assez étendue.
Je pourrais, si je ne devais me borner ici aux indications essentielles, pousser plus loin encore cotte analyse et cette démonstration. Ce que j’ai dit me paraît suffire à établir la vraisemblance de l’hypothèse qui attribue à Hilduin la composition des Annales de 820 à 829. Si l’on admet mes conclusions, on pensera avec moi que Ranke et Giesebrecht ont avec raison attribué aux Annales un caractère officiel, puisque nous voyons le chef de la Chapelle royale tenir la plume; mais aussi que le terme officiel doit être pris au sens large, puisque l’on y retrouve la trace des inclinations personnelles du rédacteur. C’est certainement aux Annales dites à tort Annales Einhardi, et qu’il faut appeler simplement Annales regii, que faisait allusion le moine Smaragde quand il écrivait, dans la préface de sa Vie de saint Benoît d’Aniane : « Perantiquam siquidem fore consuetudinem hactenus regibus usitatam, quaeque geruntur acciduntve, annalibus tradi posteris cognoscenda, nemo ut reor, ambigit doctus. »