II). 1. 1. c. 60; add. c
3. Le domaine du basque, représentant de l'ancienne langue indigène, paraît avoir plutôt diminué que grandi depuis la chute de l'empire romain. L'exposition détaillée de ce point de géographie linguistique serait ici hors de son lieu.
4. Fuchs, Rom. Spr., p. 59-61, restreint trop, notamment pour l'Afrique et les provinces de la Gaule situées sur les bords du Rhin, l'étendue du domaine où le latin s'est réellement parlé comme langue populaire.
que plusieurs des pays jadis romains où se parle maintenant l'allemand n'ont jamais été complètement romanisés '. Pour l'Angleterre le fait est certain : quand les légions romaines se furent retirées, l'élément celtique indigène reprit bientôt la prépondérance, et les Romani qui, malgré tout, s'y trouvaient encore en grand nombre, furent absorbés sans doute autant par les Bretons que par les Saxons ^. — Les pays situés sur la rive gauche du Rhinf'] qui ont été germanisés ne l'ont pas été tous à la même époque; ils doivent leur germanisation soit à la dépopulation causée par le voisinage menaçant des Barbares (Provinces rhénanes, Alsace-Lorraine), soit à l'extermination des habitants Romains par les envahisseurs (Flandre) ^. — Mais il est sûr, particulièrement pour l'Alsace, que l'établissement germanique avait été précédé par une romanisation à peu près complète K — Les contrées de la rive droite du Danube (Rhétie, Norique, Pannonie) avaient reçu de bonne heure des colonisations germaniques établies parles empereurs eux-mêmes; devant les invasions, une partie de la population romaine passa
1. Le latin n'avait pas pénétré en Thrace comme langue usuelle : voy. Zeuss, p. 263, et surtout A. Dumont dans les Archives des Missions, 1^ série, t. VI, p.474-
2. Telle est, si je ne me trompe, l'opinion qui tient le mieux compte de toutes les données du problème. Que la Bretagne ait été sérieusement romanisée, et que la tradition reçue, suivant laquelle, après le départ des légions, les Celtes se seraient retrouvés maîtres du pays comme avant César, soit insoutenable, c'est ce qui paraît évident ; d'autre part, ne tenir aucun compte de l'élément celtique, comme le fait M. Thomas Wright (Transactions oj the historical Society of Lancashire, t. VIII, 1856; Archœlogia Camhrensis, jul. 1858), et supposer que les Gallois sont des colons venus d'Armorique, c'est contredire un grand nombre de faits historiques et philologiques, qu'il serait trop long d'exposer ici (cf. d'Arbois de Jubainville, Bihl, de l'Éc. des chartes, 1866, p. 399). Il suffit de dire qu'à l'inverse la colonisation de la Bretagne française par les Bretons d'Angleterre est un fait à peu près acquis à la science. Les Romani de Bretagne habitaient surtout les villes; la population des campagnes était restée celtique.
[*3. Voy. Asbach, Die Kuhur der rôm. Rheinlande (Deutsche Litt.ztg., 1902, no 45).]