‹ Mélanges linguistiques (volume 2)Chapitre 19 sur 60 · Voy. Forcellini-De Vit, 5. v · texte numérisé non relu

Voy. Forcellini-De Vit, 5. v

2. Carmen VII : De S€pti~onio et stellis. On sait que Commodien était de Gaza en Palestine, mais il a vécu en Afrique, et ses œuvres 'sont absolument africaines; voyez ci-dessus [Mélanges Renier] l'article de M. Boissier.

3. Spartien nous dit (Sever., 19) : « Ciim septiioninvi Jaceret, nibil alitai cogitavit qitavi ut ex Africa venientihus siiiini opus occurreret. » Son tombeau aussi était specie septiionii exstructuni.

4. Cf. Amm. Marcel., XV, 7, 3 : « Septeiti:^odiuvi, uhi operis ambitiosi Nv niphaeiim condidit Marais imperator. »

5. Vov. C. I. L., VIII, 2657 : Aurelius Coviinius Cassianus... scpti:^onium mannorihus musaeo et oiiini cnlttt vetustate dilabsum restituit. Il est aussi parlé de nyniphaeum, et Willmanns remarque : Scpti:^oniuni igitur... aedificatuni videtur esse jani niulto ante Severi iviperium, tiiia cuin ipso, opinor, primo ductti, Hadriani fortasse tempore. — Notons que, parmi les altérations si nombreuses qu'a subies à Rome le nom du monument construit par Sévère (septi~odiuni, septisolium, septa Solis, etc.), ne se trouve pas la forme septidonitun de notre texte. Cette forme est donnée par le scholiaste de Lucain cité dans Forcellini-De Vit, mais appliquée à la représentation de l'ensemble des planètes, en sorte qu'il serait possible qu'il s'agît dans notre texte de cette représentation et non d'un édifice; toutefois le voisinage de chakoslegis indique plutôt le contraire.

6. Ce mot ne nous a pas été transmis en grec, mais nous avons -£tpoarêyo;, ^•Skn<szi^o^,'/y->'^ÔTzz-^oi, et on sait que les toitures recouvertesde lames d'airain n'étaient pas rares. La forme chakostegis (ms. cakostegis) est assez difficile à comprendre : notons qu'à côté de ^-Aôfy-E-^o; on trouve ÇyXoaTSY^;; .

L'examen du texte au point de vue de la grammaire et du lexique serait loin, croyons-nous, de contredire l'hypothèse d'une origine africaine, je ne veux pas entrer ici dans cet examen. Je me hornerai à signaler l'absence de traits phonétiques qui, à partir d'un certain moment, apparaissent dans le latin vulgaire avec une fréquence de plus en plus grande, particulièrement en Afrique. Ainsi notre texte ne présente aucune trace de la confusion de ac avec e^, de la confusion de / et c devant un i en hiatus^, de la prothèse d'un / (e) à Vs impure K Étant donnée la vulgarité frappante de plusieurs des formes qu'il contient (citons acqua, ans et autres pareils, noscum, passar, veclu s tl^nirts pareils), il est peu admissible que l'auteur, s'il avait connu les fautes qui viennent d'être indiquées, ne les eût pas signalées. Or la première, rare au 11^ et au iii^ siècle 4, est très fréquente au iv*^ > ; la seconde est attestée comme très répandue en Afrique au iii^ siècle par un acrostiche de Commodien *> ; la troisième apparaît simultanément, si je ne me trompe, en Espagne, à Rome et en Afrique tout cala fin du 11^ siècle^ ; encore rare au iii^ siècle, elle devient abondante au iv^ et elle foisonne au v^.

1. Je ne compte pas Ametra pour Aiiiiuaedara ; c'est un mot étranger.

2. Theophilus (ms. Theofilus) non I:{ofilus ne fait pas exception ; il s'agit d'un mot grec et d'un 6. Cette forme l:{ofilus est certainement fautive; M. Schuchardt (Vocdlis)uus, I, 15 5) lit Ziophihis; je lirais plutôt ZopJ)ilus ou T:{ophihis.

3. M. Seelmann interprète comme un /' prolhétique 1'/ à'Ii^ofiJiis {Die Aiisipr. des Lat., p. 318), mais c'est inadmissible.

4. Les exemples sont fréquents à Pompéi, puis disparaissent pendant près de deux siècles; voy. Seelmann, p. 225.

Page 1