Seelmann, /. c
6. Cann. II, 23, Coiicupiscencia ; le vers correspondant au quatrième c commence par ami.
7. Le plus ancien exemple paraît être celui de Barcelone du ne siècle (Schuchardt, III, 271), iscoJaticus. Il est curieux en ce qu'il émane d'un maître d'école, et indique par conséquent que cette prononciation n'était pas restreinte aux gens absolument ignorants. Le plus ancien exemple africain, iscripta (Renier, 1375 ; C. /. L., VIII, 2438), est peut-être douteux : on peut entendre inscripta.
L APPENDIX PROBI
Sans vouloir donner une précision trop grande aux conclusions qu'on peut tirer de ces dernières remarques, je crois donc qu'on est autorisé à considérer notre liste comme dressée à Carthage et sans doute avant la fin du iii^ siècle.
On sait que le latin africain possédait beaucoup de mots grecs; on ne sera donc pas étonné d'en trouver une trentaine dans notre courte liste, d'autant qu'ils étaient naturellement plus sujets que les autres à des altérations que les grammairiens essayaient de corriger '. Ni dans ces mots ni dans les mots latins on ne trouve de termes empruntés au christianisme^, et c'est encore une considération à faire valoir en faveur de l'ancienneté de cette liste, quand on se rappelle avec quelle rapidité le christianisme se développa en Afrique, où la littérature chré- * tienne trouva son premier foyer.
[Mélanges Renier (1886), p. 30.]
I. Voici la liste de ces mots, sous leur forme grecque et sous celle qui est signalée comme fautive. Je corrige sans les indiquer les erreurs du manuscrit. On remarquera que plusieurs de ces mots sont restés dans les langues romanes avec la forme vulgaire qu'ils avaient au ni<= siècle. Leurs altérations remontent souvent à la prononciation grecque.
/ Adon (Adonius) Marsyas (Marsuas)
■^ amphora (ampora) m3'rta (murta)
!y" amygdala (amiddola) musium (muséum)
basilica(bassilica) opobalsamum (ababalsamum)
botruus (butrio) 'i^ancarpus (parcarpus)
brabeum (bravium) - pegma (peuma)
/,' calathus (galatus) plastes (blasta)
î/chlamys (clamus) porphyreticum (purpureticum)
cithara (citera) Sirena (Serena)
, daucus (draucus) stropha (stropa) dysentericus (disentericus) teloneum (toloneum)
gyrus (girus) thymum (tumum)
^ hermeneumata(erminomata) Theophilus (Zophilus)
(^ horologium (orilegium) zinziber (ziziper)
Il faut noter qu'on ne trouve pas trace dans ces mots du changement de ph en /(les/ = ph appartiennent au copiste) : le ph est rendu par p dans ampora, purpureticum, stropa; c'est encore un signe d'antiquité. — La note inintelligible homfagium non nionofagiuni paraît encore se rapporter à un mot grec.
2. Plastes a le sens de « modeleur, potier », et non de « créateur ». Theophilus est un nom païen aussi bien que chrétien.