Rônsch, ItaJa îiud Vutgata, p
2. Nous renvoyons, pour l'endroit où se trouvent "ces fautes, à la liste dressée par l'éditeur; comme il l'a ordonnée uniquement d'après la substitution d'un caractère à un autre, il est très Aicile de les retrouver.
3. Censiim pour seiisitiii, Ex., xxxv, 27, ne s'explique sans doute pas phonétiquement ; le passage répond mal d'ailleurs au texte grec placé en regard.
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ne sont en somme ni graves ni nombreuses. Elles se réduisent à celles-ci :
Voyelles. A pour e atone devant r : assarem, passarem; confusion d'cX' et dV' bref : ainsi d'une part œpulas, da;i, prxhendere, ardrinum, et même prxshy ter, depnvssionis , pra'ssura, d'autre part adberere, même, porte, speleo ' ; contusion à'œ et d'f long : ccnabant,pnvcœpit ; confusion d'c long avec /, d'/ bref avec e : ainsi d'une part vilociter, nire, -i pour -c - et -is pour -es à la désinence \ d'autre part lenere, aqiiela, mquenatio, veatores ^, -es pour -is à la désinence, et de même -et pour -it, ce qui trouble toute la troisième conjugaison en confondant les futurs et les présents; confusion des désinences -6'/^//; et -iiun : aleiini, ostciim, mais rohio, capillacia, nuclioli; confusion d'-/et d'-n; confusion d'o long avec u, d'w bref avec o; ainsi d'une part robio, arola, edolio, -os pour -iis à la désinence, d'autre part consiilari, laciista, -lis pour -os à la désinence, et même furnicaria, tiinmtiwiK
Consonnes. Chute de 1';;/ finale : nove, dece, dextru, qna, etc., et addition erronée d'une m à la flexion; chute de Vh initiale : ahitus, œdiis, aurire'-\ etc.; addition inutile de n devant s : formonsa, quadragensimus, thensauros'^, etc. ; confusion de b et de
1. Cxluiii, hivduDi, enregistrés comme des fautes par l'éditeur, ont, au contraire, la bonne orthographe. Cxlljaris pour citharis est isolé, et n'est sans doute qu'un lapsus. Dans fœtus, fœtus, fétus et fœmina, fa'inina, feniina, l'orthographe classique a varié.
2. La substitution de / à <; bref dans mort i est une confusion de déclinaison.
3. Histerna est bizarre et doit sans doute être regardé comme une simple faute de copie.
4. Detatio pour ditatio, dilcctuiii poiu' delectum sont dus à des confusions de préfixes.
5 . On sait que dans les langues romanes l'o de tornus et de ses dérivés est traité comme un 0 long, bien que l'étvmologie le fasse bref. Les exemples de lunius ne sont pas rares en latin vulgaire (voy. Schuchardt). Hoc = Inic nous semble être une simple distraction de copiste, bien que Schuchardt en cite un autre exemple.
6. L'/; n'est pas ajoutée à tort ; car twstia vient d'une confusion avec ostia, et Imrena est la bonne orthographe.
7. Et même (n//i'/('//.v pour aufcrcs. Confinxit pour coiifixit vient d'une confusion de mots.
MÉLANGtS G. P.\RIS. 5
V, mais seulement à l'intérieur des mots : albea ', -bit pour -vit et -vit pour -/;//, ce qui trouble toute la conjugaison ; intercalation d'un b après u dans nociuba; simplification de ^, //, mm, nn, pp, tt, et redoublement irrégulier de /, m, n; substitution de ^ à c devant r : grater, graticiila, pigris, et dans congavum; confusion entre iit, Dit, mpt, pt : temptare, volumptarie, semptiiiia ; variation dans l'assimilation des consonnes finales de ad, cum, in, ob, sub avec la consonne initiale du second élément des composés où entrent ces prépositions ; hésitation sur la notation de Vx, tantôt réduite à s : extrasernnt^, tantôt fortifiée par un c : uncxit, plancxit, tancxit, ou intervertie dans ses éléments : sesceutos ; substition de c à q dans cocoruiii et cotidie. Beaucoup de fliits qui, au premier abord, semblent appartenir à la phonétique, doivent être étudiés sous un autre point de vue. Ainsi c'est la restauration dans le composé des formes du simple et non une prononciation vulgaire qu'il faut voir dans aspargere consparsa dispargere, confrangerc, elegere intellegere neglegere, obsedere possedere, redemere, occedere procedere, cojistetit (clusit à l'inverse est refait sur exclusit '). Dans interdie, on n'a pas e pour u, ni dans iioctit u pour e, mais intcrdiii a été rapproché de die et uocte confondu par le scribe avec noctu; dans bovtim il n'y a pas intercalation euphonique de v, mais assimilation à bovem et autres formes; co}iterituiii, conterivisti ne nous présentent pas davantage un phénomène d'intercalation de voyelle, mais ils sont refaits sur conterere; scribsi et autres formes semblables sont dus à scribere; adulescens est fréquent et dû sans doute à adiiltus, et il ne faut pas y voir le changement, inconnu au latin vulgaire, d'un o bref en u ; i pour u dans auriginem, obstipuit, quadripede, sans parler de monimentum, tegimentum.
1. Ovviam, puis oi7i!/« rentre dans la classe des mots composés avec des prépositions qui assimilent leur consonne finale à la consonne initiale de l'autre mot. Ov'uuii se retrouve dans le Monaceiisis.
2. Cette forme est isolée, et peut être un simple lapsus, comme aussi adautiiDi et d'autre part accesil, concidit = coiiscidit, posscsioiies.
3. Les formes en u de daudcre sont fréquentes (voy. Schuchardt); on les retrouve dans. l'italien c/;/i((f«T, prov. dus. Mais daiidere s'est maintenu aussi, et a même fait pénétrer sa diphtongue dans des composés : l'xdaïukre et exdiisu sont également vivants en roman.
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regarde l'analogie et non la phonétique; il en est de même de formes comme exiebat, transiebat, firet ; dccUn provient de qiiindecim, adips et divis (ïadipis et divitts ; jocineris est connu à côté de jecifioris ; l'orthographe de propimquus et de ses dérivés est due à une préoccupation étymologique.
Enfin il est bon de mettre à part les fautes que présente la transcription des mots grecs latinisés. Elles sont telles, ci notre avis, qu'elles indiquent pour la plupart d'entre eux qu'ils avaient passé par la bouche du peuple. Ainsi arodius (herodias), bassis (basis), parapsis et parabsis Çparopsls), phyola (pbiaia) ', nominia (jieomenia) , patharas (épateras), corcodrillus (crocodiJus), chaladrio (charadrio), coliandri (coriandrî), drachiiiia {dracbnid), holocaustoma {IjolocaïUoina) -, :(niaragdus (^sDiaragdas). Plusieurs de ces mots se retrouvent d'ailleurs dans les langues romanes avec les mêmes changements qu'ici. Notons encore sur les mots grecs que la prononciation de l'u est ici tout à fait incertaine : il est rendu non seulement par y, mais par /, oe, u, ni, tandis que r^ (dans les mots grecs seulement) se substitue à e, i, u. Le pb est rendu souvent par f, jamais par p'y au contraire, dans les autres représentations des aspirées grecques, 1'/; est souvent supprimée (aimtema, arra, cbrysoliiiis, licnuchus, uiyrra, onycyniis) ou ajoutée (cbrystaliis, mithra, patbara, storachhm, yacljintina), ce qui indique qu'on ne prononçait que la consonne principale.
Que conclure des faits que nous venons d'exposer bien sommairement "^ ? Ils ne nous présentent aucun phénomène qui nous oblige à faire descendre le Codex Lugdiimnsis à une basse époque. " Plusieurs fautes qui apparaissent déjà dans de nombreux documents antérieurs à la chute de l'empire d'Occident yfontcomplè-
1 . Cette forme phiola s'est conservée dans le provençal fiola et le français fiole : le peuple a sans doute déformé le mot grec pour y introduire le suffixe latin -ola.
2. Ici nous n'avons pas une altération populaire, mais le résultat de l'influence d'holocausiuiii.