‹ Mélanges linguistiques (volume 2)Chapitre 29 sur 60 · Mais on trouve à l'inverse scorphio, tyinphaiia · texte numérisé non relu

Mais on trouve à l'inverse scorphio, tyinphaiia

4. Des relevés de ce genre, pour être vraiment sûrs, devraient comprendre aussi bien les formes normales que les autres, en sorte qu'on sût ce qui est chez le scribe parti pris ou accident involontaire.

temeiit défaut : on n'y trouve p;is par exemple 1'/ ou Ve préposé à Vs impure ', ni I;i suppression de la pénultième brève des proparoxytons % ni le remplacement d'an par o (sauf une fois codex pour caudex, ce qui est une orthographe admise à l'époque classique), ni la confusion de // et de ci devant une voyelle. Si ces traits négatifs nous permettent de fliire remonter le manuscrit aussi haut que nous l'accordera la paléographie, ils peuvent aussi nous éclairer sur sa provenance. Quelques-uns semblent parler pour l'Afrique : ainsi l'on a remarqué que les inscriptions africaines ne présentent aucun exemple d'à pour au, ni de la confusion deti et de a '> ;un trait que les grammairiens signalent comme africain est l'emploi de / pour // et de // pour /-^ : or nous remarquons dans notre manuscrit d'une part aleuni, chrystali, niilenos, iiiilia, stela (quatre fois), vatilum, d'autre part camelli, corcodrillits, nolli (très souvent), vellit et sepellirc (toujours). Mais ces apparences s'évanouissent quand on les regarde de près. La distinction d'au et d'o n'est pas propre à l'Afrique; elle se retrouve tout aussi bien en Espagne et en Gaule, et sa présence dans notre manuscrit peut seulement fliire croire qu'il n'est pas italien. La contusion de ti et de ci devant une voyelle se présente déjà, il est vrai, au iii^ siècle, dans l'acrostiche du Syrien Commodianus, concupiscencia, mais c'est un tait absolument isolé; quelques exemples paraissent assurés pour Rome et l'Italie propre au iv^ siècle; on commence à en trouver dans la Gaule transalpine au V-" siècle, dans la cisalpine au vi^ siècle seulement ^ ; nous avons donc là une indication de temps et non de lieu. La confusion de / avec // n'est qu'apparente : milia est la bonne orthographe et a influencé niilenos; aVmin est éga-

1. On en trouve un exemple dans le Monacensis (Ziegler, p. xii) : espuens, Nuin., XII, 14.

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