Sittl, p
5. Cf. Sittl, p. 70. L'absence de ce phénomène dans les inscriptions africaines, qui s'arrêtent au v^ siècle, ne prouve donc rien.
VERSION LATINE DE L'HEPTATEUaUE 69
lement meilleur qualliiim; stela appartient à la Gaule et a produit le provençah'^/^/a, le français étoile; noUi et vcllit sont des formes déterminées par nolky velle, et défendues par des grammairiens ; sepcllire est une forme fréquente en Gaule et explique le français ensevelira Restent quelques mots grecs, chrystali, camellus (qui explique seul le français charnel, chameau, tandis que la forme concurrente chameil remonte à camclns), corcodrillus (la forme vulgaire de presque toutes les langues romanes répond à cocodrillus), et vatilum, ce qui ne peut rien signifier. Mais d'autres remarques nous éloignent décidément de l'Afrique. « L'échange d'w et d'o, partout si fréquent, y est très rare, surce tout dans les flexions - » ; or il est très fréquent dans notre manuscrit, et notamment dans les flexions. L'f ou Ve préposé b. Vs impure, qui ne se rencontre pas dans le Codex Liigdiineiisis, apparaît en Afrique de très bonne heure. Des témoignages formels, aussi bien que les inscriptions, attestent qu'en Afrique on changeait fréquemment en Me v et notamment le f initial ' : — nous n'avons pas dans notre texte un seul exemple du changement de V initial en b; la substitution de -bit à -vit est un accident qui provient de ce que le scribe, se sachant sujet à mettre -vit pour -bit, a commis la faute inverse de celle qu'il voulait éviter; b pour v ne se trouve en réalité que dans albea : or, VAppendix Probi"^, qui n'a rien d'africain [5], recommande de dire alveus non albeus^, et le roumain albinà montre aussi que le V de ce mot était devenu b un peu partout'. Le manuscrit de
1. Voy. sur ce point l'article de M. A. Darmesteter, dans la Roiiiam'a, t. V, p. 149-164 : La protonique non initiale, non en position. M. Darmesteter explique autrement sevelir, ensevelir.