Je note par ^ Vs sonore ou douce
2. Il ne me parait pas impossible qu'elle remonte à une confusion avec iicidiim : on trouve en latin de la décadence acidare pour acetare. (Voir Archiv Jïir lat. Lexikogr., II, m.)
l'altération romane du c latin 95
espèce, au milieu des nombreuses représentations germaniques d'acetuni qui conservent à la fois le c et \e t \
En somme, comme on le voit, l'opinion de Diez, appuyée par Corssen et M. Joret, a été révoquée en doute plus ou moins nettement par MM. Schuchardt et Seelmann d'une part, par MM. Grôber, Meyer-Lûbke et Pogatscher de l'autre. Les premiers invoquent des faits graphiques dont je n'ai pas à parler ici : le contrôle auquel je les ai soumis ailleurs prouve que tous ceux qu'on avait cru pouvoir citer antérieurement à la première moitié du vi"" siècle en Italie et à la fin du viii'^ siècle en Gaule sont à rayer; ceux qui restent n'aboutiraient qu'à reculer d'un siècle environ, et pour l'Italie seulement, la date proposée par Diez. M. Grôber, dont MM. Meyer-Lûbke et Pogatscher ont suivi les idées, s'appuie sur des considérations d'un tout autre ordre, à savoir : i° la correspondance des formes diverses prises par le c dans chacun des pays romanisés avec l'époque de la conquête; 2° l'invraisemblance qu'il y aurait à admettre que cette altération se fût produite séparément dans chacun de ces pays. J'ai déjà dit que la correspondance en question est imaginaire, comme M. Meyer-Lûbke semble l'avoir reconnu; je parlerai tout à l'heure de la seconde raison de M. Grôber, et je montrerai qu'elle n'est fondée ni en réalité ni en théorie. Je noterai seulement encore à l'appui de l'opinion de Diez (en la restreignant comme je viens de le faire) que ce n'est pas seulement dans l'ancien allemand que nous trouvons, à une époque relativement récente, des mots empruntés au latin vivant dans lesquels le c conserve sa prononciation d'explosive sourde simple : c'est le cas également pour des mots latins passés en breton, en irlandais ^, en anglo-saxon '. Le fiiit