‹ Mélanges linguistiques (volume 2)Chapitre 41 sur 60 · Voirive, Arch. ghltol. ital., IX · texte numérisé non relu

Voirive, Arch. ghltol. ital., IX

.Mi;i.ANGi;s G. Paris. 7

Dalnuitie et même sur une partie du littoral de la Vénétie *. L'albanais, dans son élément latin, nous représente probablement l'état ancien de cette même langue : bien qu'aujourd'hui le c latin devant e, i simples y ail pris la valeur de cj, c'est-àdire à peu prés celle que M. Bréal attribue au c latin lui-même % il s'agit là, on peut le démontrer, d'un phénomène relativement rccent, et le c latin était encore une explosive sourde simple quand les mots où il se rencontre ont été adoptés par l'illyrien '. Ainsi le roman de l'est, comme celui de la Sardaigne n'avait pas altéré, à l'époque ancienne, la prononciation latine du r.

A cette conclusion paraît toutefois s'opposer l'état du roumain, qui dans tous ses dialectes, au nord comme au sud du Danube, a transformé le c en ts ou ts '^. Mais quand on o^amine de près les sources de ces phonèmes actuels, on arrive à se convaincre que la formation en est relativement récente, et que le roumain ancien, d'où dérivent à la fois le macédo-roumain, le daco-roumain et l'istro-roumain, a dû conserver assez longtemps au c latin la valeur d'une explosive simple. Voici les considérations qui me semblent amener nécessairement à cette manière de voir : 1° Tandis que dans les autres langues romanes (le sarde et l'illyro-roman exceptés) le c est traité comme le cj \ l'un et l'autre donnant également soit ts, soit îs (bien que l'altération du c dans le second cas soit certainement beaucoup plus ancienne que dans le premier), en roumain '' ces deux phonèmes ont des représentations différentes : c devient

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