Le suffixe-//;/ paraît d'origine germanique
4. Ce sont ces noms, et non celui tout moderne de Caroline (voir p. 117), qui ont pu influencer Calhan'na et en faire Cataluia en génois et en espagnol, Catelhic an français.
140 LATIN VULGAIRH ET LANGUES ROjMANES
Aux pp. 88-95 se trouve une très intéressante « observation générale» : la dissimilation est renversée quand l'un des éléments d'un mot dérivé ou composé était resté clair ou était maintenu par l'analogie. Cet élément est souvent le suffixe de dérivation : ainsi l'auteur remarque que dans colitcula, umbiliculum, solicidum, la dissimilation qui devrait atteindre 1'/ finale (en vertu de la loi XVI, je suppose), a été reportée à 1'/ de la syllabe accentuée". Je remarquerai à ce propos que l'anc. fr. connaît la forme coloigne, qui semble offrir la dissimilation normale, mais qui n'est peut-être, comme pereJin, qu'une métathèse récente-. — Le français de l'est et du nord-est a floibe et Jîoive en regard du (r.feible pour fleible : ce serait la dissimilation normale d'après la loi II.
Comme je l'ai déjà dit, la deuxième partie du livre, intitulée Mêmes effets, autres causes, où l'auteur explique soit par l'étymologie populaire, soit par l'action de suffixes et de préfixes, soit par des lois phonétiques indépendantes, nombre de formes regardées jusqu'à lui comme dues à la dissimilation (mais qui contrediraient les lois précédemment posées), est particulièrement intéressante. Je présenterai sur quelques points des observations de détail, d'abord sur le premier chapitre.
P. 116. L'esp. recluta n'a rien à faire avec rechiir, comme le suppose beaucoup trop ingénieusement M. Grammont. C'est le substantif verbal de rechitar = anc. fr. recluter, qui est devenu recruter par une évolution que j'ai examinée ailleurs 5.
P. iiy.cc V. fr. contr aller... n'est pas le même mot que contrarier et ne présente pas de dissimilation. » M. Grammont renvoie pour ce mot à l'étude qu'il en a faite dans un autre travail, mais les arguments qu'il a donnés à l'appui de sa thèse n'ont pas de valeur '^. L'existence de contrallc, contrallle, pour