‹ Mélanges linguistiques (volume 3)Chapitre 18 sur 151 · Cf. Ronmnia, XXXII · texte numérisé non relu

Cf. Ronmnia, XXXII

4. Voyez cependant les passages de Borel, de Métivier. et de Mistral indiqués plus loin.

468 NOTES ÉTYMOLOGiaL'ES

Barbara de pictis veni bascauda Britannis, Sed me jam mavult dicere Roma suam,

Juvénal aussi connaît ce mot (XIII, 46) :

Adde et bascaudas et mille escaria...

Qu'était-ce que la base au da ? Le scholiaste de Juvénal nous l'apprend : Bascaudas \ vasa iiln calices îaventur, et caccabos. Des o;lossaires donnent : bascaudas \ comas aereas ou aeneasK La bascauda était donc un grand vase où on lavait les coupes pendant ou après le repas ■^. btait-il en airain, comme le disent les glossaires et comme semble l'indiquer le synonyme caccabos du scholiaste? Cela a pu être plus tard, mais il est peu probable que la bascauda importée de Bretagne ait été primitivement un vase d'airain, une sorte de grand lebes : des vases de ce genre ne manquaient pas en Italie. Au contraire, nous voyons les Romains emprunter aux Barbares, probablement aux Celtes, l'usage de divers récipients en bois ou en osier (par exemple benna, ciipa, tiiiina). Il est donc probable que le fr. baschoe, qui représente exactement la forme de bascaudas en a aussi conservé le sens primitif. Le sens de baschoe (baschoue, bacboe, bajocy baxoiue) résulte des exemples réunis par M. Godefroy :

1. Le texte porte uiascaudas, comme certains mss. de Juvénal, mais c'est une erreur évidente.

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