‹ Mélanges linguistiques (volume 3)Chapitre 26 sur 151 · Les mss. suivis par M. Scheler portent Maldehiit hers · texte numérisé non relu

Les mss. suivis par M. Scheler portent Maldehiit hers

2. M. Fôrster remarque sur ce vers : « L'ellipse (ait) est fréquente dans cette formule. » Notons qu'au glossaire il identifie, comme M. Godefroy, deshait, dehct tt dthc ; mais il attribue à dehet et dehe un e ouvert et n'essaie pas d'expliquer comment cet e assone (Elie 328) avec^ provenant de a. Au v. 5412 il change à tort le Matdehes ait du manuscrit en Mat detjait ail.

DEHR 49 I

une confusion. D:ms dehail (^maldchail)qiii, on crut que le verbe ait manquait, et on dit dchait ÇiimldeLuiit) ait qui. De là vient que, tandis qu'on ne trouve jamais dcbc pour deshait, on lit quelquefois dehait pour dcbc, mais toujours dans la formule dehait (^iiialdebail) ait :

Maldelkut ait qui vos a pris ! (Lorrains ■).

Pour résumer cette exposition, l'ancien français possédait deux mots que l'on a jusqu'à présent confondus et qu'il faut bien distinguer : desbait, subst. de desbaitier, et dehc, très probablement composé de De (Deum) et de bc, subst. de haïr, et employé uniquement d'ans des imprécations. Debé se présente aussi sous la lorme dabc, et, quand il est atone, deha, daba. Uni à ait, il s'est contracté en dehait, qui n'étant plus compris, a engendré la formule pléonastique cA'/m/7 ait\ -].

[Roniania, XVIII (1889), pp. 469-475.]

DIXER.

On a proposé pour ce mot, — it. desinare ou disiiiare, pr, disnar et dirnar, fr. disuer, — dix étymologies à ma connaissance. Autrefois on était parfaitement satisfait de gî'-vsCv, que Diez a écarré ainsi que dignari. Il rejette lui-même, après l'avoir mise en avant, une forme verbale tirée de décima (hora). Il cherche à démontrer que la véritable origine est *decoenare, M. Mahn ne l'avant pas acceptée et ayant suggéré *disjej u nare, Diez l'a refuté dans la seconde édition du Dictionnaire et a maintenu decoenare. Bien que depuis lors

1. Les autres exemples donnés par M. Godefrov appartiennent à des textes en prose, et l'addition dj ait n'est peut être que le fait des copistes. Ici même il serait facile de corriger Maldehcs, et certainement d'autres mss. le donnent. En tout cas, on ne trouve jamais dehait pour deJdé à la rime ni autrement que devant ait. — La formule dehait ait a d'ailleurs dû être fort usitée, car elle a amené le pluriel dehais ait {Gui de Boiirgogtie, A tre périlleux) .

Page 1