L'explication de ce mot est due à M. Boucherie
2. Le même document, un peu plus loin, donne /;r5/;r, mais peut-être n'est-ce qu'une faute du copiste.
3. "Non eis per frest ne per sim. Rambaut de Vaqueiras (dans Raynouard , Lex. rom., III).
4. Littré cite ceux de Genève et de Bàle ; de même à Neuchâtel : la frète d'un toit, d'une montagne (Bonhote, Glossaire neuchatelois).
Mélanges G. Paris. 54
530 NOTES ETYMOLOGiaUES
L'ortnographe faîte est aussi absurde qu'un grand nombre des traits de notre orthographe prétendue étymologique ; elle a été imposée au mot par les étymologistes du xvi^ siècle qui le rattachaient à fastigium. Au moins ici n'ont-ils défiguré que l'écriture : ai et ê sont homophones ; mais dans d'autres mots, par exemple dans clair pair aile, ils ont écrit par ai une voyelle qui, au moins originairement, n'était et ne pouvait être qu'un é. Ils ont dans les deux cas obscurci l'étymologie qu'ils prétendaient mettre en lumière, et accrédité l'opinion, encore répandue même chez des savants de premier ordre et cependant tout à fait fausse, que Va latin, en dehors des cas où il précède soit une gutturale, soit une nasale, peut donner ai en français['].
[Romania, I (1872), pp. 96-101.]