Voy. ci-dessus, n. 16 [p. 535, n
542 NOTES ETYMOLOGIQUES
ficatu' et ficâtu, il ajoute : « L'alternance de i et é tient sans doute au déplacement de l'accent. » — Au § 32e, il explique le ïr. foie par l'affaiblissement de l'a de fécatum en e^. — Au § 585, il se borne à signaler, à côté de licâtum et de fécatum (il oublie ici ficatum), l'existence d'une autre base, fidicum (sans dire s'il s'agit de fîdicum ou de fïdicum). — Enfin au § 605, parlant des cas de recul de l'accent, il constate que le roumain, le vénitien, le tirolien, le frioulan et le vegliote (il oublie le ladin), conservent l'ancienne accentuation de ficatum, tandis que les autres langues renvoient à ficatum (il omet ici fécatum) ou à fidicum (il oublie fé dieu m) ou à fitacum (forme qu'il mentionne pour la première fois ' et qui ne paraît pas très nécessaire) ; il ajoute : « Une explication satisfaisante de ces dernières formes manque encore. » Je ferai en outre remarquer que je ne vois pas pourquoi le déplacement de l'accent aurait, comme il est supposé au § 44, changé la quantité (ou plus tard la qualité) de l'i.
M. Kôrting, qui ne connaissait pas encore la Phonétique de M. Meyer-Lùbke-^, réfute (au mot *fiticum) l'hypothèse de M. Grôber, et déclare « non satisfaisante » l'explication de d'Ovidio. Pour son compte il en propose une autre : « A la place de fîcàtum s'introduisit au 11^ siècle (car c'est sans doute encore ficatum qui fut porté en Dacie) dans tout l'Occident (sauf l'exception, d'ailleurs douteuse 5, de la Sardaigne), * fldà-