‹ Mélanges linguistiques (volume 3)Chapitre 58 sur 151 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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4. Riese, Anthol. hit., I, p. 143 ; Behrens, Poet. lat. min., IV, 329,

5. Les deux mss. ont Ydippi ou Hydippi. Heinsius (suivi par Behrens) a restitué Oedipodae ; mais il me semble que 1'/ de Ydippi appelle plutôt Oedipodi, forme du datif attestée en grec.

6. Les mss. portent Promethei^ que les éditeurs ont respecté, et qui peut,

54S NOTES ÉTYMOLOGiaUES

Ainsi les deux mots fie a tu m et sycotum étaient employés concurremment. Peut-être avaient-ils en cuisine un sens un peu différent; peut-être aussi étaient-ils complètement synonymes. Ce qui nous intéresse, c'est que le mot grec sycotum vivait en latin en même temps que le mot ficatum qu'il avait suscité. Il s'agit de savoir quelle torme il avait dû prendre dans la prononciation courante.

On sait que les mots grecs empruntés par le latin offraient à l'assimilation des difficultés causées par la différence des lois de l'accentuation dans les deux langues. Sans parler ici des autres problèmes de cet ordre', je me borne à celui que présentait le mot qui nous occupe. Le latin ne pouvait pas admettre de mots accentués sur la dernière. Dans les disyllabes il a simplement fait passer l'accent à la première syllabe ^ Mais la question était plus compliquée pour les polysyllabes. Quand l'oxyton grec avait la pénultième brève, rien de plus simple : l'accent se transportait sur l'antépénultième ', car pour l'oreille latine un oxvton à pénultième brève était très semblable à un propàroxvton +. Mais le cas était plus difficile si, comme dans notre mot, la pénultième du mot grec était longue. Dans la langue classique on sacrifiait l'accent à la quantité et on disait sycotum ; mais dans la langue populaire on devait abréger la pénultième pour pouvoir porter l'accent sur la première : on disait sycotum. Nous avons un exemple tout pareil dans le mot YoipjTs; ou y.wptiTÔ; : les poètes classiques disent côrytus, mais la prononciation populaire nous est attestée par le cory-

comme me le fait remarquer M. L. Havet, être un datif; cependant je croirais volontiers que, la faute Ydippi ayant fait croire au copiste que le premier nom était au génitif, il a changé dans le second, Promet heo, le datif en génitif. Un dat. Promethei est rendu peu probable par le dat. Penlheo du vers suivant. Il est /rai qac L. Havet est porté à croire que le second vers est d'un interpolateur.

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