‹ Mélanges linguistiques (volume 3)Chapitre 67 sur 151 · T hdi eurent, non da habuerunt, ma sbaglio per ^re · texte numérisé non relu

T hdi eurent, non da habuerunt, ma sbaglio per ^re

3 . Dans son compte rendu de l'édition de M. Friedwagner (Zeitschr. f. fran^. Sprache, XX, 108), M. Fôrster a proposé la même explication de laïs : « Laïs soll Subst. sein und Hàsslichkeit bedeuten. Ich kenne nur das Ortsadverbium laïs, das hierher gehôren kônnte : de laïs ist zwar ziemlich

dans un ordre approximativement chronologique, mais avec d'autant moins de certitude qu'il est souvent difficile de dire si Jais appartient à l'auteur ou au copiste.

Le plus ancien que je connaisse est dans le roman de Troie de Benoit de Sainte-More, si on peut toutefois l'attribuer à Fauteur. Le v. 29218 est ainsi conçu dans l'éd. Joly : Oui la se dort sur ce! rivage. Cette leçon est celle du ms. B. N. fr. 782; elle est également dans le ms. fr. 19 159, dans le ms. fr. 821 et dans celui de Milan (sauf que plusieurs donnent en au lieu de sur ou sor). Mais M. Joly a abandonné ici le ms. qu'il suit ordinairement, fr. 2 181, lequel porte : Oui dort laïs sor cel rivage. Cette leçon se retrouve dans les mss.fr. 783, 1610, et dans celui de Montpellier; le ms. fr. 1450 a la jus au lieu de laïs '. Je ne puis discuter ici la classification des mss. de Troie ; mais M. L. Constans, auquel je dois la plupart des renseignements ci-dessus, me dit qu'il en résulterait que laïs (ou la jus) est la bonne leçon.

On ne peut non plus assurer que le mot ait existé dans le texte original de la Vie de saint Grégoire ; mais il se trouvait sans doute dans l'archétype de la famille A (le couplet où il figure manque dans B) ^ . La femme du pêcheur auquel Grégoire demande l'hospitalité dit à son mari, d'après le ms. de Tours (A'). Quant il por Deu t'en fait reclaim. Lai le gésir sol cel

nichtssagend, aber derlei Reimworte wimmeln bei unserm Dichter. Man muss es allgemeiner : « in dieser Sache, Hinsicht » fassen. Das Wort ist fur den Westen belegt. » Je ne vois pas que de laïs soit si insignifiant : « Chacun d'eux est si camus de nature qu'ils se ressemblent par là. » Quant à l'existence de laïs, elle n'est pas, comme on va le voir, attestée seulement dans l'ouest.

1. M. Settegast, qui avait remarqué cette variante, dit dans son étude sur Benoit de Sainte-More (1876, p. 22) : « In letzterem Worte {lais') scheint sich die Form lai = là, die wir in der Chronik fanden, zu verstecken ; an dem fehlerhaften Anfùgen des s mochte der Anlaut des folgenden sor verleitet haben. » Naturellement M. Settegast n'émettrait plus aujourd'hui cette conjecture.

2, On sait que les cinq manuscrits de Grégoire se partagent en deux rédactions, désignées par M. W. Miehle {Zeitschr., X, 321) par les lettres A et B. Je reviendrai sur ce point dans l'édition que je compte donner prochainement de ce beau poème.

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estraim De lc~ tes n\ le laisse aval. Mais A - (Ars. 3 3 1 6) a : Eupres ce] lin (!) la jus aval. L'original de A' (ms. fr. 1543) devait avoir laïs pour la jus, mais le copiste du xv*" siècle n'a pas compris et a écrit : Euiprès tes roi^ iay aval, donnant au vers une syllabe en moins '.

La str. CLXxx du Miserere du Reclus de Molliens est ainsi conçue dans l'édition de M. Van Hamel : Hom, euîenl hrièment de dolour. Quatre coscs plaiut cascuu jour : Les pekiés dont est envaïs Et seu cotidiaiu labour Et del essil le loue séjour El le grief retour au païs Dont il fii envoiiés chaïs. Pour chou ke ensi fu trais Ne se puel asteuir de plour ; Dont li sourt, tant est eshaïs, laue caude doucuer laïs A pestrir le pain seu segnour ~. On remarquera ici l'adverbe chaïs, correspondant à laïs, et évidemment formé de même \ L'une et l'autre forme sont attestées par la rime.

Il faut sans doute admettre aussi laïs — assuré pour Meraugis de Portlesgue^ — dans un autre ouvrage de Raoul de Houdan, \q Songe d'Enfer. Aux vers 322-326, l'éd. Scheler, faite d'après deux mss. seulement, porte : Celé nuit nie niist a reson Larrecins, et menquist comment Li desciple de son couvent Le faisoient en cest

1 . Le morceau où ce passage figure a été l'objet d'une édition critique de M. Suchier (Bartsch et Horning, La laiigue et ta littérature française au moyen dge, col. 85), mais il n'y est pas tenu compte de A?.

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