‹ Mélanges linguistiques (volume 3)Chapitre 68 sur 151 · P a seul changé le v. 11 : Pour laver çou que tu feïs · texte numérisé non relu

P a seul changé le v. 11 : Pour laver çou que tu feïs

3. Au V. 7 A F 9 ont chays, L Z clmyns (ou cJniyus ?), B sa is, X'' says, W ca ys, Y cays, D h chaitis caitis, P Dont fu Adam priniiers chais. L'éditeur remarque : « La confusion de chais ou cais avec chaitis (caitis) est assez naturelle. M. A. Mayér se trompe, croyons-nous, en v voyant le même mot. Le t de captivus n'a jamais pu disparaître. De même c'est à tort qu'il fait venir laïs de laidir. Voyez sur chaïs et laïs notre glossaire. » Au glossaire on lit : « Chaïs (eccQ hac intus ou ecce hac jus). — Laïs (illac intus ou illac jus, cf. chaïs). » Jus est sans doute ici l'équivalent dejusum =■ deorsum, en sorte que M. Van Hamel hésitait entre les deux étymologies que j'ai proposées (voy. ci-dessous, p. 116, n. 2 [p. 568, n. 3, de cette réimpression]). [*Cf. Roui., XXX, 429, sur la ïorme sais dans une chanson à refrain publiée par M. Stengel (Xoack, Der Strophenausgang... Marhurg, 1899): « C'est évidemment le corrélatif de laïs, que l'on n'a rencontré jusqu'à présent que chez le Reclus de Molliens (voy. Rom., XXVIII, 112, et Zeitschr. fi'ir rotn. PbiL, XXIV, 564) : le sens exigé est bien « ici » et non « là ». »]

païs. Tdiitosf II rcspoudï et dis... Mais le ms. d'Ashburnham- Place, récemment publié pur M. Friedwagner % a, au v. 326 : Je qui (1. ////) respouâi de Jaïs, et la richesse de la rime rend cette leçon bien préférable. — On peut la rétablir aussi au v. 282, où Scheler donne : Et ihiec sur Je pavement, tandis que le ms. Ashburnham porte : Laïs desiis le paveuuiit.

Godefrov cite de Reuart, d'après l'édition Méon-Chabaille, deux passages où figure notre mot : Un lor et une vache ensemble Oui a avec lui sou veel Laïs el chief de cest praeJ... (5760), et : je ne sui pas tels que fose En celé eive laïs salir (Suppl., p. 253, var. des vers 22022-24344). Au premier passage, l'éd. Martin (XVI . 908) porte, d'après le ms. N, La jus, et l'éditeur n'indique aucune variante dans les sept autres mss. qui contiennent cette branche, il n'est pas douteux cependant que Laïs ne se trouve au moins dans un et probablement dans plusieurs. Le second passage n'est que dans le ms. H (voy. Martin, t. III, p. 475, var. de XIII, 901 ss.).

Dans le Lai de la Pastore, pablié par Bartsch d'après un ms. unique-, on lit aux v. 30-35 : Fostre merci, Fniés de ci, Biaus sire, aies laïs ; J'ai Jet ami. Bien le vos di, Anchois de cest païs '.

Dans un passage de la Charrette en prose insérée dans le Lancelot et imprimée par Jonckbloet d'après le ms. B. N. fr. 339, on lit (p. 6) : Lors se lance laïs aval enmi le champ. Ce passage n'a pas de correspondant dans le poème de Chrétien.

Jonckbloet cite dans son introduction (p. xliii) un autre passage de Lancelot où figure notre mot : Done^ moi congié que je convoi mon frère jusqu'à rentrée de cel hoscheel qui laïs est.

Godefrov cite encore un passage du Livre d'Artur (ou de la suite du Merlin) du ms. fr. 337 (f° 238 a^\ Si hauce F un des piei par mautalent et en boute si durement le cheval qu'il le fait tomber laïs enmi le champ, et il ajoute : « Cet emploi se rencontre

1. FesicJjnfl lum VIII. Xeiiphitotogetitage (Wkn, 1898), p. 231.

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