La forme fréquente duil pour dubito nem'’est pas claire
7. Dans l’adverbe composé soudement et aussi soutement (voy. Tobler, Gloss: d’Auberi).
8. Coude et coute, comme soude et soule, malade et malate, etc. On trouve aussi keute ; c’est que l’entrave, dans les mots de ce genre, n’est pas ancienne: li de côbito était en train de disparaître quand l’6 libre était en train de se changer en diphtongue : de là hésitation. ï
9. Ajoutons ici le mot louffe, sans doute d’origine allemande.
trave ; mais on devrait avoir pour l’6 en fr. ex et non we, qui représente un 0. On peut admettre que fr a, comme vr (voy. ci-dessus p. 252, n. 4), amené l’éclaircissement de l’6 précédent, ou que les verbes couvrir et soufrir, qui avaient o1 aux formes faibles, ont pris, comme courir, ue aux formes fortes, au lieu d’eu, par l'influence de mourir, fouir, etc., qui, ayant également ou aux formes faibles, avaient we (provenant dé) aux formes fortes :. — Sur juvene voyez ci-dessus ?.
s° Devant 1. L/ suivie d’une autre consonne s’étant vocalisée en #, cetus’est perdu dans le son # (== ou) de l’6 fermé et l/ a disparu sans laisser de traces, au moins en français moderne, où toute (totta), moute (mdlita) et écoute (ascoltat) forment des rimes très exactes :. Nous trouvons les groupes suivants : 11 : olla (de urnulla?) oule anc. fr., pullo poul anc. fr., pulla poule, bulla boule, bullit bout, bullicat bouge, satullo saoul soûl4, betulla b(e)oule, ampulla ampoule, cuculla c(o)oule, pulletra (forme du lat. vulg.) poutre, medulla meoule anc. fr. mooule d’où mouelle $ moëlle6. — Lo :
1. Peut-être est-ce de même qu’il faut expliquer cuevre de céprit ; mais on ne pourrait guère comprendre recuevre dans cette analogie, parce que dans la 1re conjugaison l'alternance entre ou et eu n’est pas rare (plourer, etc.), tandis qu’elle n'existe pas dans la 3e, sauf pour les verbes en question, qui l’ont modifiée. Cependant, dans la 1e conjugaison même, un seul verbe ressemblait tout à fait à recouvrer, c’est ouvrer, dont les formes fortes ont pu l’influencer. Cf. encore trouver, trueve, prouver, prueve, etc. À l'inverse demueret, devueret ont pu devenir deveure, demeure sous l'influence de pleure, oneure, etc. Voy. toutefois ci-dessus, p. 252, n. 4.
2. Ce n’est pas ici le lieu d'examiner le rapport de nôces à nuptias : j'en ai fait le sujet d’une note qui paraîtra dans nos Mélanges [ Romania, X, 397].
3. Il n’en était pas de même en anc. franc., où sôus — solidos et pôus — pulso ne rimaient pas ensemble, non plus que wôute et escoute. D'ailleurs dans certains dialectes ou se changeait en au (saus, maule), ce que ne faisait pas du (voy. Rom. VI, 616).
4. La forme suûle est assez souvent attestée par les rimes tant pour le prés. de lind. du verbe que pour le fém. de l’adj. (voy. Zeitschr. IIT 249) ; je ne trouve pas de forme saôl pour le masculin [* Zeitschr. VI, 166].
s- Voy. Tobler, Zeitschrift für vergl. Sprachforschung (cité Rom. VI, 156). J'aurai l’occasion de reparler de ce phénomène en étudiant la combinaison de à avec y. S
6. Nullo ayant un # long (ullo — unulo) donne ”ul et non soul.
fulica fou(Dque*, colcat (lat. vulg. pour collocat=) couche, dulce doux, fulgura foudre, molgere (lat. vulg. pour mul=. gére), moudre anc. fr. « traire » 5. Remorquer ne vient pas du. lat. remulcare, mais, au 16° s., soit de l’esp. remolcar (Rabe=. lais dit remolquer), soit de Pit. rimorchiare. Sepulcro na donné sépulcre (anc. fr. sepucre) que comme mot savant. — Li: abultero (forme du lat. vulg. pour adultero) avoutre anc. fr.4, multo mout anc. fr., ultra outre, cultro coutre, vulto vouts, a(u)scultat écoute. — L + labiale : culpa coupe, pulvera6 poudre, sulfur soufre. — Ls : pulso pou(l)s7, pulsat pousse. — Lm : ulmo a donné ou(Dme, oume, formes fréquentes dans la vieille langue et les patois et conformes à celles de toutes les langues romanes ; on trouve aussi ourmelf] et enfin de bonne heure orme, par un changement d’/ enr
1. LY de foulque est un reste de la mauvaise habitude qui a régné pendant des siècles d'écrire, dans des mots où l’/ s’est vocaliste, cette Z à côté de lu qui la représente déja. Il est resté quelques vestiges de cette cacographie dans notre orthographe officielle. «
2. Culche se trouve dans le Rol., et culcare déjà dans des textes mérovingiens. Les autres langues romanes ont gardé l’ô. L'explication de lé français donnée par M. Forster (Zeilschr., III, 503) n’a de sens que si on accepte sa théorie sur l « élévation » de la voyelle par la force d’un z suivant, et est d'ailleurs bien peu vraisemblable : collocat serait devenu cdllicat d'où côllicat. N'v at-il pas eu étymologie populaire, rapprochement avec culcita?
3. Je laisse de côté ici des mots comme culcita où le c, changé en y, a modifié l’6 d’une façon particulière, réservée à une étude subséquente.
4. Je suppose qu'uvoulre vient d’abultero parce que les mots analogues; comme aoire, aombrer, aourer, n’intercalent pas dev. Adultero sesera changé en abultero par étymologie populaire : ab a semblé exprimer la déviation, l'abus. Il est vrai qu'on rencontre, quoique assez rarement, aoufre, aoutire à côté d’avoulre, avoulire ; ces formes peuvent représenter adultero, adulterio, en face des formes issues d’abultero, abulterio : les doubles formes de ce genre sont fréquentes dans les cas d’étymologie populaire. Aoutre peut aussi venir d’avoutre par la chute du v.
s. Voul avait le sens genéral de « statue, image » et aussi « idole ». De là le verbe ervouter (voy. Littré), qu'on écrit sans raison envoiler.