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Pour Ja forme pulvera, cf. lit. pélvora

7. L'addition de l’/ dans notre graphie de ce mot est d'autant plus malencontreuse qu’elle le sépare de ses congénères, pousser, poussif, etc.

[*8. Palelin, ourme : pour me.]

antérieur à la vocalisation de l’/'. Aune ne vient pas du lat. ulna, mais de l’anc. haut all. alina, all. Elle.

s° Devant les nasales. Il est inutile d’en donner d’exemples : le son 6 est devenu 0 et a fini par absorber la consonne nasale suivante ?. Dans les mots féminins où l'6 était suivi de un, mn, nn, ces paires de nasales se réduisant à une, l'6 précédent a perdu sa nasalité et a reparu sous la forme à et non 6: summa somme; columna colonne, nominat nomme, summal;] somme, Suminat Somme; nonna nonne, gunna gonne. — Humble est, comme odene, tmagene et plusieurs autres, un mot savant introduit fort anciennement dans la langue vulgaire : il a d’abord été humele (Rol.) 5, humle ; le b s’y est intercalé plus tard; quant à la nasalisation de l’ä, elle est relativement récente[ ‘|. — L’w d'emprunter (cf. pr. emprumpt, roum. imprumut) prouve qu'improômütuare était devenu en lat. vulg. imprümuütare; au reste ce verbe a dû présenter à une certaine époque des formes fortes très différente des formes faibles, qui plus tard se sont assimilé les premières.

(A suivre.) [Romania, X (1881), p. 36-62.]

1. Orme rentrerait par là dans l’analogie des mots réunis plus haut, p. 258, D. S.

2. Jenotele changement d’ô en & dans chalenge pour chalonge, de calumnia, attesté déjà par le Roland [* chalonge dans Crestien ( F[oerster,] Cliges).]. Cette forme doit venir des formes faibles du verbe chalongier, devenu chalengier, par un affaiblissement de l’6 atone en & dû sans doute à l’analogie avec des mots comme blastengier, laïdenvier, car phonétiquement il me paraît sans exemples (volentiers pour volontiers en anc. fr. remonte, comme l’it. volentieri, au latin vulgaire, où on avait essayé de rapprocher le mot de volente).

3. [La place de cet exemple dans le groupe des mots en -mn- prouve qu'il faut une correction : nous lisons donc somno.]

4. Le fleuve appelé par César Samara reçoit le nom de Sumina ou Somena à partir du vie siècle (voy. Longnon, Géographie de Grégoire de Tours, p. 157). ù

s. S'il en est ainsi, on a par là la preuve que vers le xe siècle au moins on prononçait en France l’u (bref ou long) du latin #, en appliquant au latin, comme on le fait encore, la prononciation du français. — L’it. #mile, le pr. dmil, l'esp. pg. humilde sont également des mots savants [* mais aussi it. dmile, pr. émil (L.).]. M. Fœrster voit dans l’# de ces mots une « élévation » de l'6 tonique sous l'action de l’; final.

L* 6. Humble : comble, S. Grée., Montfaiglon, Rom. VIII, v. 1777-]1778 ; cf. Tobler [Zeïtsch., VI, 166.]

On sait qu’en anc. fr. la diphtongue tonique #é avait trois sources latines : 1° &; 2° 4 + x (p. ex. dans le suffixe arius); 3° 4 dans certaines conditions déterminées qui se réduisent en somme à l'influence d’un consonne ou d’une gutturale, précédant médiatement ou immédiatement la voy relle latines Après avoir énuméré ces trois sources de l’ié anc. fr., j'ai dit dans. l’'Alexis (p. 78) : « Cette diphtongue ne s’est conservée en français moderne que dans les deux premiers cas ; dans le troisième elle a disparu du français proprement dit vers le x1v® siècle. Cette énonciation demande à être quelque peu précisée et modifiée.

La dipht. #, provenant de l’a infecté d’i (3° cas), a en effet généralement disparu du français moderne. Dans l’ancienne langue elle se produisait : 1° Sens après les palatales ', en y comprenant les sons MTS ñ 1; 2° après les dentales, en ÿ comprenant 5, 55, 7, ? , quand la syllabe précédente contenait un À DRE d'une re vocalisée (ou de #i); 3° après il, el, oi, provenant de ï latin. Elle ne se produisait jamais après Fe labiales, les liquides #7: /, et les voyelles autres que celles qui ont pour source 3 latin ?.

1° Er français moderne, cet fé se réduit toujours à é après les palatales ch, g : péché bouchée chercher toucher congé gorgée bouger changer. L’i tombe même dans les rares cas où i£ provenant de ane répondait pas à une forme d’infinitif ou de participe, et

1. lé provenant de 4 ne se produit pas en français après les gutturales pro= prement dites, parce que l’a les transforme en palatales. Il en est autrement en picard.

2. Au moins originairement, car au XIIIe siècle on trouve crier etc. rimant avec prier.

où l’é ancien est devenu é: déchet, chef, cher, jet ‘. Un seul mot a échappé à cette simplification, c’est chien, où le avait pris de bonne heure un son particulier qui rendait la diphtongue très différente des autres de même origine.

Après #4(en ill), li de ié tombe également dans l’orthographe : araignée cognée baigner — oreiller ?. Mais il est difficile de dire si le son de à consonne, mêlé à celui de # / dans #4, est tellement incorporé à ces liquides qu’il ne s’en fasse rien entendre entre elles et l’é (arainié oretié ?). Au reste la prononciation de ces deux lettres a changé en français depuis un temps relativement très court, et le doute que j’exprime se rapporte plutôt à leur prononciation ancienne.

2° Après les dentales, plus €, s, ss, r, le français moderne réduit également sé provenant de a infecté à : aider cuider — joinlée anuiter — fiancée brassée avancer baïsser chausser — rusé |5| croisée baiser puiser — empirer vairé. Un seul mot en nice a passée au fr. mod. (encore y est-il suranné), c’est naisniée, qui s’est altéré différemment, c’est-à-dire qu'il a réduit #& à fe; au reste, le mot snaisnie a peut-être existé dès l’origine à côté de maïsniée. — Dans trois mots, amitié, moilié, pitié, Vanc. ié a persisté. Il est assez difficile de deviner la cause de cette. exception, d'autant plus que ces mots en anc. fr. ont la forme en é simple presque aussi souvent que celle en #. On: peut seulement croire que leur qualité de substantifs, en les tenant à part des autres mots du même genre, tous verbes ou participes, les a pour ainsi dire dérobés à la contagion qui a atteint tous lès autres. Ils restent avec chien comme les seuls débris incontestés d’une loi qui a eu une importance capitale dans la période ancienne de la langue.

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