FRANÇAIS RD
Nos lecteurs n'ont pas oublié l'excellent article dans lequel M. Tobler a démontré que wire vient de medicu(m)et grammaire de grammalica (voy. Romania, 1, 241-244). J'accepte pleine ment sa double découverte, et je ne diffère avec lui que surun point, qui fait l’objet de la présente note. Il s’agit de savoir comment on a passé de sedicu à mire. M. T. pense que si l'on trouve dans les formes sirie, mire, miere un r à la place du ddisparu, il faut le regarder « non comme issu du d, mais comme intercalé, parce qu’il apparaît aussi à la place de consonnes dont le changemem: en 7 est d’ailleurs inconnu. En effet, nous trouvons non seulement remire pour remedium, omecire pour homicidium, Allyre pour Illydius.. mais aussi navire, que j'aime mieux considérer comme forme secondaire de ”avie (pr. mavei,
provenant d’une forme nouvelle navilium ; de plus artimaire où artumaire, forme secondaire d’artlimage, dérivé incontestablement d’artem magicam, enfin grammaire de grammaticum (et gramma= ticam). C’est ainsi qu'à côté de nie pour vuedicum se place la forme mirie, etc.» Dans un article tout récent de la Zeitschrift de Kuhn (voy. ci-dessous [ Romania, VI}, p. 155), le savant philologue est revenu sur cette question et l’a résolue de même, à propos du mot vrille, que M. Bugge a rattaché (Romania, IT, 160) à viticula. « Rien n’oblige, dit M. Tobler, à admettre ici après le v initial une épenthèse de l’r dont il n'y a peut-être pas d’autres exemples ; en revanche rien n'empêche de penser que l'hiatus qui se produisit après la chute du ? ait été détruit ici de la même manière que j'ai admise dans la Romania pour wire, remire, navire, granunaire, et que Bugee (Rom, IV, 362) admet
had nn ne fé fn :