‹ Mélanges linguistiquesChapitre 34 sur 45 · D I ET · texte numérisé non relu

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léger, errant, assez bon ». Qui a déterminé chaque nation à choisir, pour arriver au but qu’elle poursuivait inconsciemment, une de ces voies plutôt qu’une autre? Nous ne le savons pas: Il serait sans doute téméraire de chercher le motif du choix dans la psychologie de chacune de ces nations. Il semble cepen= dant que, si la linguistique peut arriver à jeter du jour sur les traits caractéristiques du génie des différents peuples, c'est par des études de ce genre ; mais la plupart des essais faits dans cette voie ont montré combien elle est dangereuse et glissante Le développement du sens du mot poison dans notre langue atteste, a-t-on dit, la corruption des Français : ils sont si habituës à empoisonner leurs proches qu’un mot qui signifiait innocemment « breuvage » a fini par désigner chez eux un breuvage vénéneux. On oubliait qu’en allemand « poison » se dit Gift, c'est-à-dire « don, cadeau », et que le jour jeté sur les relations amicales des Allemands entre eux par ce mot serait aussi sinistre que celui que poison est censé jeter sur la vie intime des Français . Il vaut mieux renoncer, au moins pour le moment, à tirer d'observations de ce genre des conclusions sur la psvcho= logie particulière de tel ou tel peuple, et leur demander ce qu’elles contiennent d’intéressant au double point de vue du rapport des idées avec leur signe linguistique et du problème fondamental de ce qu’on peut appeler la mécanique psychique, à savoir l'association des idées. Ce dernier point de vue nous ramène définitivement au livre de M. Darmesteter, qui est en grande partie consacré à nous montrer en action, dans le domaine du langage, les combinaisons si variées et pourtant si régulières de cette association.

Comment naissent les mots, tel est le titre de la première partie du livre de M. Darmesteter. Nous savons déjà que cela veut dire : « Comment les mots prennent de nouveaux sens. » C'est à peu près uniquement (et il en donne les raisons) du substantif que s'occupe l’auteur. Il nous montre, avec une ingéniosité qu

1. En réalité, ces mots sont des euphémismes ; on n'ose pas dire le mot propre. De même que les Allemands disent Gift pour « poison », nos pay= sans disent, quand ils soupçonnent un crime dans la mort d'un de leurs voisins : « On lui aura donné quelque chose. »

est en même temps extrêmement précise, comment les substantifs développent des sens nouveaux par synecdoque, par métonymie, par métaphore, par catachrèse (il est peut-être trop indulgent pour la catachrèse, véritable maladie du langage, qui provient de la paresse et du manque de réflexion ‘); il donne des « schèmes », parlants même pour les yeux, de ces curieux « rayonnements » ou « enchaînements » de sens qui permettent à l'esprit de s'élever toujours plus haut, en passant constamment d’une idée à l’autre, à la manière de ces hardis grimpeurs qui retirent sous leur pied droit le crampon qui le soutenait, dès qu'ils ont mis leur pied gauche sur le suivant, et posent sans cesse de nouveaux jalons en oubliant les précédents. Il étudie dans ces changements de sens les conditions logiques et philologiques, les actions psychologiques, les influences historiques. Ce chapitre est le cœur de l’ouvrage ; il est le plus long, comme le plus original. Il est impossible de l’analyser ; il faut le lire : ce sont de petites observations très délicates, présentées avec une simplicité et une clarté élégantes, et qui ont de quoi charmer non seulement les gens qui réfléchissent par vocation et comme par profession, mais ceux qui n'aiment à le faire que passagèrement. Il est difhcile de ne pas partager l'intérêt de cette chasse subtile qui poursuit son gibier dans les profondeurs inexplorées de notre pensée, et qui nous prend sans cesse nousmêmes pour traqueurs et rabatteurs. Qui n'a été émerveillé en voyant, par le grossissement d’un microscope, les myriades d'êtres qui pullulent dans une goutte d’eau ou de sang? On éprouve une surprise et une admiration plus grandes encore en analysant avec M. Darmesteter tel mot bien simple en apparence, le mot #imbre par exemple, et en voyant tout ce qui sy meut d'idées, d'images, d’impressions, toute la prodigieuse activité intellectuelle dont nous dépensons inconsciemment le résultat en un dixième de seconde, quand nous achetons « un timbre » au bureau de poste. Et l’auteur, fidèle à cet esprit philosophique qui ajoute à tous ses travaux une haute valeur, ne

1. Jesuis bien porté, je l’avoue, à voir une simple catachrèse dans l’emloi poétique, fort admiré par M. Darmesteter (voy. p. 127), du mot fauve avec un sens vague, redoutable et mystérieux, qui ne lui appartient nullement.

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se perd pas dâns l’amusement que lui donnent comme à nous toutes ces démonstrations : il ramène toujours les faits exposés à quelques points de vue généraux, et nous soumet à chaque instant des considérations d’un intérêt supérieur. Je signalerai particulièrement ce qu'il dit (p. 41 et suiv.) sur le peu d’importance, au moins dans beaucoup de cas, et le choix tout arbitraire de la qualité qu’on isole dans un objet pour lui donner un nom (p. 45), sur la nécessité où est le langage d'oublier étymologie des mots et sur le dommage qu’un souvenir trop fidèle du sens premier apporte à certaines langues, etc. Moici dans le même ordre d’idées une page que je veux citer (p. 69- 73), pour que les lecteurs puissent juger par eux-mêmes le mérite de la pensée et de l’exposition.

Dans toute langue il v a des mots qui n’expriment pas exactement pour tous la même idée, n’éveillent pas en tous la même image. Le plus ordinai= rement, chez chacun de nous, les mots désignant des faits sensibles rappellent à côté de l’image générale de l'objet un ensemble d'images secondaires plus où moins effactes, qui colorent l’image principale de couleurs propres, variables suivant les individus. Le hasard des circonstances, de l’éducation, des lectures, des voyages, des mille impressions qui forment le tissu de notreexistence morale, a fait associer tels mots, tels ensembles d’expressions à telles images, à tels ensembles de sensations. De là tout un monde d’impressions vagues, de sensations sourdes, qui vit dans les profondeurs inconscientes de notre pensée, sorte de rêve obscur que chacun porte en soi. Or les mots, interprètes grossiers de ce monde intime, n’en laissent paraître au dehors qu’une partie infiniment petite, la plus apparente, la plus saisissable, étchacun de nous la reçoit à sa facon et lui donne à son tour les aspects variés, fugitifs, mobiles, que lui fournit le fonds mème de son imagination... C’est là que parait l imperfection de cet instrument par lequel les hommes échangent entre eux leurs pensées, de cet instrument si merveilleux à tant d’autres égards, le langage. .. En retour, cette imperfection du langage permet à l'écrivain de se faire jour. C’est parce que le langage n’exprime et ne fait paraître aux yeux qu'une faible partie de ce monde subjectif que l’art d'écrire est possible, Sile langage était l’expression adéquate de la pensée, et non un effort plus ou. moins heureux vers cette expression, il n’y aurait pas d’art de bien dire. Le langage serait un fait naturel comme la respiration, la circulation, où comme l'association des idées. Mais, arâce à cette imperfection, on faiteflort à mieux saisir la pensée dans tous ses contours, dans ses replis les plus intimes, et à la mieux rendre, et l’on fait œuvre d'écrivain. Felix culpa, dirons-nous, puisque c'est à elle que les peuples doivent leurs littératures, et cet admirable trésor, sans cesse accru, de chefs-d’œuvre qui sont honneur de l'humanité:

Il est un point, dans ce brillant exposé d'idées et de faits, sur lequel je demande à m'arrêter un instant : c’est ce qui conderne la formation originaire du substantif. M. Darmesteter en parle rapidement ; il s'attache surtout à montrer comment, avec un seul substantif, on obtient la désignation d'objets de plusen plus nombreux et différents, mais il se borne à indiquer en passant comment naît ce premier sübstantif lui-même : « Tout substantif, dit-il (p. 40), désigne à l’origine un objet par une qualité particulière qui le détermine. » Poursuivons cette observation, nous arrivons bien vite à voir que tout substantif doit être à l’origine un adjectif. Et, en effet, je ne crains pas de trop m'avancer en disant que tous les substantifs dont on connaît létymologie sont en réalité des adjectifs : donner l'étymologie d’un substantif, c’est le ramener à un adjectif. Mais qu'est à son tour un adjectif ? On peut dire non moins hardiment que tout adjectif est un participe (en prenant le mot participe dans un sens très large), que tous les adjectifs dont nous connaissons étymologie dérivent de verbes, et que trouver létymologie d’un adjectif, c'est le ramener à un verbe. Comme on sait d’ailleurs que les adverbes, prépositions et conjonctions ne sont que des noms qui ont pris une valeur spéciale, il en résulte qu'il n’y a au fond dans le langage humain (outre les interjections proprement dites, qui sont en dehors) que des verbes et sans doute quelques racines purement démonstratives (véritables gestes vocaux). Bien entendu, par «verbe » je ne veux pas dire un mot muni de flexions de voix, de modes, de temps et de personnes; je veux simplement dire un mot qui exprime une action, une passion, un mouvement. Il y a longtemps qu'on a divisé les racines en verbales et pronominales, mais il ne me semble pas qu'on ait dit nettement que tous les noms sont des participes, c’est-à-dire des verbes ‘. Cette vérité, si elle est bien établie, a une grande importance au point de vue de la philosophie du langage. 11 suit de là, en eflet, que les hommes

1. Schleicher, dans sa Grammaire des langues indo-vermaniques, sè borne à dire que la racine indo-européenne primitive n’a pas de catégories grammaticales, ce qui a été développé depuis par Curtius et d’autres.

ne peuvent se communiquer par les modulations de leur voix que des modifications de leur sensibilité ou de leur activité. Le verbe est l’expression d’une action ou d’une passion; il exprime aussi l’imitation d’un mouvement ou d’une résistance. Nous ne pouvons saisir le monde extérieur que par des sensations ou des imaginations de mouvementou de résistance. Ces sensations ou imaginations produisent des mouvements psychiques analoguesà ceux que provoque une action ou une passion personnelle, etces mouvements psychiquess’expriment également au dehors par des sons qui, à l’origine, sont de véritables mouvements réflexes, mais qui deviennent la base du langage : en entendant un verbe prononcé par un autre, nous reproduisons par sympathie dans notre imagination l’action ou la passion qu’il exprime, et cest ainsi, en débutant par des cris clairement et sans doute instinetivement expressifs d'actions ou de passions communes à tous les hommes, qu'a pu se former lentement la convention qu’on appelle une langue. Le verbe a pu ensuite facilement servir à désigner des objets, soit seul, par une application facile à saisir, soit accompagné d’une racine pronominale. Je n’excepte pas de cette origine assignée aux substantifs les noms formés par ono= matopée : lonomatopée est un véritable verbe, reproduisant Paction par limitation du bruit qu'elle fait. Plus tard, assurément, les mots se spécialisent, la conscience des origines premières du langage se perd, et il semble même naturel que les noms aient été les premières créations linguistiques. De là les spéculations si diverses sur les moyens employés par les hommes pour former les noms; elles tombent si l'on admet, ce que je crois certain, que les hommes ne créent directement que les verbes. Aujourd’hui encore, si nous voulons nommer un objet nouveau, nous n'avons le choix qu'entre l'application à cet objet d’un nom déjà existant ou d’un dérivé de nom et une dérivation de verbe, un véritable participe (portant, moissonneuse, téléphone). Non seulement nous ne désignons jamais un objet que par une de ses qualités (et la désignation de ces qualités remonte toujours à un verbe), mais il nous serait absolument impossible de le désigner autrement. Derrière tout nom ily a un verbe, derrière toute idée il y a un acte, et l’on peut dire du langage, en détournant le sens de ce célèbre passage : /n principio erat verbum, ce qui revient à dire, pour employer le

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commentaire qu'y donne Faust : « Au commencement était Paction ‘. »

Comme je l'ai dit, ce sont surtout des problèmes relatifs à l'association des idées que M. Darmesteter étudie. Dans les paravraphes consacrés au « rayonnement » et à « l’enchaînement » des sens, entre autres, on voit se manifester de la manière la plus intéressante cette mécanique psychique dont les lois, dès à présent entrevues, sont encore si peu fixées, à cause de la complexité de leur action. On comprend très bien comment agit, dans la formation des sens nouveaux, l'association des idées ; mais on ne voit pas pourquui elle agit dans une certaine direction et non dans une autre. Ainsi « bureau, étoffe de bure, de gros drap vert ?, désigne la table de travail couverte de cette étoffe, tout meuble de travail d'écriture, la salle où se trouvent ces meubles, les gens qui se tiennent dans la salle, » etc. Cela est fort clair; mais pourquoi a-t-on désigné la table couverte d’un bureau par cette particularité plutôt que par toute autre ?

1. Depuis que cet article est écrit j'ai lu le chapitre 1x (Urschépfung) du livre de M. H. Paul (Principien der Sprachgeschichte). Il y expose des idées analogues, mais cependant assez différentes : « Les premières créations du langage, dit-il, répondent à des ensembles de sensations (ganzer Anschauungen). Ce sont des phrases primitives, dont nous pouvons nous faire une idce par les phrases composées d’un seul mot que nous emplovons encore ( feu ! terre ?), c’est-à-dire que ce sont à proprement parler des prédicats auxquels une impression sensible sert de sujet. Pour que l’homme arrive à l’expression d’une phrase de ce genre, il faut que dela masse des perceptions simultanées il s’en sépare une avec précision. Comme cette séparation ne peut pas encore se faire par une opération logique, il faut qu’elle soit provoquée par le monde extérieur ; il faut qu'il se produise quelque chose qui attire l’attention dans une direction particulière. Ce n’est pas le monde au repos et muet, c'est le monde en mouvement et sonore dont l’homme prend d'abord conscience et pour lequel (c'est-à-dire pour rendre lequel) il crée les premiers éléments du langage. » Cette dernière remarque est très juste et tout à fait d'accord avec les observations que j’ai présentées. Je crois que, si M. Paul avait poursuivi plus avant l'analyse de ces « phrases primitives », il aurait vu qu’elles n’expriment jamais originairement qu’une action, c’est-à-dire, si l’on veut, un prédicat dont le sujet est ou sous-entendu ou désigné simplement par un geste vocal ou autre.

2. Remarquons qu'il y a déjà ici une déviation notable de sens, le mot burel paraissant bien avoir désigné, à l’origine, un étoffe de couleur brune.

Pourquoi le « meuble de travail d'écriture » a-t-il été considéré comme table couverte de bureau plutôt que comme table servant à écrire ? Pourquoi la salle où l’on fait des écritures a-t-elle été nommée d’après la table qui s’y trouve et non d’après autre chose? Et, d'autre part, pourquoi bureau n’a-t-il été appliqué, par métonymie, à désigner que la table que recouvrait l'étoffe de bureau, et non tout autre meuble, ou les personnes qui, comme Damon, s’habillaient de simple bureau (cf. grisette)? Nous ne pouvons le dire. M. Darmesteter appelle souvent l'attention du lecteur sur ces questions non résolues, et il les signale avec autant de discernement que de sage réserve. Nous ne pouvons décomposer et prévoir les opérations de l'esprit avec la même netteté que les actions et réactions physiques ou chimiques. Il reste dans ce domaine une part d’inconnu qui n'est pas près de disparaître, et qui laisse le jeu libre aux hypothèses métaphysiques.

* Comment les mots vivent entre eux. M. Darmesteter, dans cette seconde partie, étudie linfluence des mots les uns sur les. autres par contagion, réaction, concurrence vitale et synonymie. On voit, dans le premier chapitre, comment, « quand l’usage grammatical a réuni dans des expressions consacrées des termes qu'on est désormais habitué à voir ensemble, il se produit parfois alors des faits de contagion ; » dans le.second, comment « les mots de même famille se renvoient, comme par ricochet, des significations ou des emplois propres seulement à lun d’entre eux. » Ces deux chapitres abondent en exemples curieux et se lisent avec le plus vif intérèt.

Le chapitre n1 a pour titre : Concurrence vitale. Il présente quelques exemples de mots qui, pour des raisons diverses, arrivant à avoir des synonymes, ont perdu plus ou moins complètement leur sens ou leur existence même devant ces synonymes : convenir et estovoir devant falloir, en devant dans, o devant ave, ouir devant entendre, entendre devant comprendre, nouer devant nager, nager devant naviguer. Ces exemples sont bien choisis et bien expliqués. L'article sur ex et dans notamment contient des remarques aussi neuves que profondes ‘. La comparaison de ces

1. Cet article n’est que le résumé d’une excellente dissertation que M. Darmesteter a fait tirer, en 1885, à un très petit nombre d’exemplaires, et

cas à la « concurrence vitale » de Darwin est assurément fort ingénieuse ; elle a presque la valeur d’une explication. Cependant, regardons les faits de près : à un certain moment, la langue dit également par exemple ouir et entendre (ce mot ayant joint la signification d’audire a celle d’intendere animum, quil avait développée antérieurement); peu À peu, ouir tombe en désuétude. Cela tient très probablement au peu de commodité de ce mot et aux difhcultés de conjugaison qu'il offre, étant seul de son espèce. D'autre part, entendre, servant à rendre à la fois audire, intendere animum et intelligere, fait souvent équivoque : pour être clair, on emploie de plus en plus volontiers, au sens d’intelligere, un autre mot, comprendre, qui a bien aussi un autre sens, son sens originaire d’ « embrasser, contenir », mais un sens assez différent de l’autre pour qu’il n'y ait pas d’équivoque possible. C’est donc encore ici dans l'esprit qui faut uniquement chercher la raison des phénomènes.

Le chapitre 1v, sur la synonymie, est fort riche. Je ne puis Signaler toutes les remarques intéressantes qu'il contient; il me semble seulement que, pour les synonymes qui matériellement diffèrent par un afhxe, il eût été plus naturel de suivre une marche inverse de celle qu'a adoptée l’auteur. Ces mots ne sont jamais synonymes à l’origine; ils le deviennent par une certaine négligence de l'esprit, qui les emploie indifféremment l’un pour l’autre. Un des devoirs des grammairiens et des écrivains est de maintenir, autant que possible, la distinction originaire.

La troisième partie nous expose Comment les mols meurent, c'est-à-dire sortent de l’usage. Le premier chapitre traite des mots historiques, c’est-à-dire des mots qui s'oublient avec les objets ou les faits qu'ils désignaient; le second, des termes généraux. On voit d’abord les mots dont le sens premier s’oblitère ou se restreint, soit parce qu’il leur survient des synonymes, soit parce qu'ils développent d’autres sens. À vrai dire, nous avions déjà vu ces phénomènes dans les deux derniers chapitres de la seconde partie ; nous les retrouvons encore dans le troi-

que j'éprouve un plaisir tout particulier à rappeler : Nofe sur l'histoire des prépositions françaises EN, ENZ, DEDANS, DANS. Cette plaquette de 21 pages a été imprimée chez Cerf, pour être offerte, suivant le gracieux usage italien que nous commençons à imiter, à un ami qui se mariait, et n’a pas été mise en vente,

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