MGR IGNACE BOURGET
ARCH EVÈQUE DE MARTIANOPOLIS,
Monseigneur,
Avec votre bienveillante permission, j'ajouterai quelques mots à cette circulaire que je viens de lire en votre nom. Mon intention, certes, n’est pas de commenter ce qui a élé mieux dit que je ne pourrais le faire ; mais il reste, à mon avis, à combler certaines lacunes que vous a imposées une humilité bien connue. Votre bonté, Je l'espère, Monseigneur, me pardonnera si j'ose soulever le coin du voile qui recouvre tant de souvenirs et tant de vertus. D’un autre côté, cette foule impressinnnée serait en droit de m'adresser des reproches, si je . descendais de cette chaire sans m'être fait auprès de Votre Grandeur, d’une manière publique et solennelle, l'interprète de sa reconnaissance, de son amour et de son admiration.
Mes frères, la lecture que vous venez d'entendre peut se résumer en ces deux mots : confiance en la sainte Vierge, charité pour le prochain. Dites, mes chers frères, en ce moment pressés avec affection autour de la personne vénérée de votre ancien pasteur, en écoutant d’une oreille avide ses recommandations paternelles, ne nous semblait-il pas entendre le disciple bien-aimée, le fils adoptif de Marie, parvenu au terme de sa longue. existence, de ses travaux et de son apostolat, dire et répé-