CHANSON
Sur l'air : Célébrons tous d'une voir....
Que les échos de ces lieux Rerentissent de chants d’allégresse:
De nos jours le plus heureux Vient enfin de briller à nos yeux.
Réanissons nos voix et nos cœurs ; Faisons éclater notre tendresse ;
Ainsi couronnons de flenrs Celui qui souvént sécha nôs pleurs.
Tout nous invité aux plaisirs, Tout ici parle au cœur de l'enfance, Tout nous invite aux plaisirs, Tout enfin sourit à nos désirs.
Pourrions-nons ne pas vivre contents, Sous un toit qu'habite l'innocence ?
C'est pour nous le plus beau temps, Le plus beau de celui de nos ans.
Heureux le tendre arbrisseau Qui, toujours à l’abri de l'orage,
Voit reverdir son :ameau Sur les bords enchanteurs d’un ruisseiu !
Le vent contre lui se déchainant Vainement fait éclater sa rage :
Sous un chène verdoyant, Il résiste à l'orage et au vent.
Ce sont là de faibles traits
Des douceurs que l’on goûte sans crainte Près d’un ami plein d’attraits,
Qùi toujours vivra par ses bienfaits :
A sa voix, notre ennemi s'enfuit ;
Au vrai bien nous marchons sans contra'nte ; Sous lui la vertu fleurit,
De ses soins il recueille le fruit.
L'amour a dicté ses lois, Dans tous ses traits se peint la clémence ; Heureux mille ec mille fois Le cœur prompt et fidèle à sa voix !
Puissions-nous tous, en te chérissant, Pour longtemps jouir de ta présence !
De nos vœux le plus ardent Est celui de te re 1dre content.
Ah ! séjour délicieux !
Que ne puissé-je l'habiter sans cesse !
Oui, chers amis, trop heureux Les nombreux habitants de ces lieux !
Beaux jours, vous passez rapidement Heureux temps, dites-moi qui vous presse ?
Coulez, coulez lentement, Vous voir finir serait mon tourment.
Volez tous, cœurs innocents,
Volez auprès d’un père si tendre ; Unissez vos sentiments,
Et mêlez de concert vos accents.
Quel transport nous enivre en ce jour,
Et qui peut mieux que nous le comprendre !
Grand est le prix de l'amour,
Payons-le d’un trop juste retour.
Par M. JOSEPH C. DUCHARME, En Humanités.