‹ Mélanges littéraires [microforme]Chapitre 5 sur 122 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Sur l'air : Célébrons tous d'une voir....

Que les échos de ces lieux Rerentissent de chants d’allégresse:

De nos jours le plus heureux Vient enfin de briller à nos yeux.

Réanissons nos voix et nos cœurs ; Faisons éclater notre tendresse ;

Ainsi couronnons de flenrs Celui qui souvént sécha nôs pleurs.

Tout nous invité aux plaisirs, Tout ici parle au cœur de l'enfance, Tout nous invite aux plaisirs, Tout enfin sourit à nos désirs.

Pourrions-nons ne pas vivre contents, Sous un toit qu'habite l'innocence ?

C'est pour nous le plus beau temps, Le plus beau de celui de nos ans.

Heureux le tendre arbrisseau Qui, toujours à l’abri de l'orage,

Voit reverdir son :ameau Sur les bords enchanteurs d’un ruisseiu !

Le vent contre lui se déchainant Vainement fait éclater sa rage :

Sous un chène verdoyant, Il résiste à l'orage et au vent.

Ce sont là de faibles traits

Des douceurs que l’on goûte sans crainte Près d’un ami plein d’attraits,

Qùi toujours vivra par ses bienfaits :

A sa voix, notre ennemi s'enfuit ;

Au vrai bien nous marchons sans contra'nte ; Sous lui la vertu fleurit,

De ses soins il recueille le fruit.

L'amour a dicté ses lois, Dans tous ses traits se peint la clémence ; Heureux mille ec mille fois Le cœur prompt et fidèle à sa voix !

Puissions-nous tous, en te chérissant, Pour longtemps jouir de ta présence !

De nos vœux le plus ardent Est celui de te re 1dre content.

Ah ! séjour délicieux !

Que ne puissé-je l'habiter sans cesse !

Oui, chers amis, trop heureux Les nombreux habitants de ces lieux !

Beaux jours, vous passez rapidement Heureux temps, dites-moi qui vous presse ?

Coulez, coulez lentement, Vous voir finir serait mon tourment.

Volez tous, cœurs innocents,

Volez auprès d’un père si tendre ; Unissez vos sentiments,

Et mêlez de concert vos accents.

Quel transport nous enivre en ce jour,

Et qui peut mieux que nous le comprendre !

Grand est le prix de l'amour,

Payons-le d’un trop juste retour.

Par M. JOSEPH C. DUCHARME, En Humanités.

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