JUGEMENTS
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Extrait des Tablettes du Clergé , {/n mois de novembre 1827.
( Article de M. l'évOque de Car} ste , depuis évêque de Beauvais. )
Si le mérite d'un ouvrage consacré à la
gloire d'un homme célèbre doit consister dans le tableau fidèle de celui qui en est l'objet, M. Maillet- Lacoste est , entre les trois rivaux dont j'ai sous les yeux les discours , celui qui s'est approché le
plus du but proposé J'avoue que je préfère
étudier Bossuet dans son ouvrage. Les deux autres écrivains n'ont point cette ordonnance ^ ce coupd'œil vaste et juste tout à la fois, ces développements qui semblent suivre ceux du génie du grand évêque, ni la liaison qui doit soutenir une production de ce genre, ni cette élévation qu'il fallait
essayer d'atlcindro dans un éloge consacré à célébrer ce que le génie offre de plus élevé. M. Maillet-Lacoste a rassemblé dans son discours loul ce qui pouvait nous faire connaître et admirer l'aigle de Meaux. La première partie , où il s" est appliqué à l'envisager dans les immortels chefsd'œuvre de son génie , suppose un talent supérieur; et l'art avec lequel il a su enchaîner les unes aux autres les jn-oductions , que ses concurrents ont exposées sans transitions et sans ordre, n'appartient qu'à lui. Dans ce tableau, le * panégyriste sent en quelque sorte ses inspirations se former avec celles de son modèle Il a consacré toute la deuxième partie de son discours à
retracer le caractère de cet homme célèbre Le
zèle de Bossuet, sa prudence, sa bonté forment, sous la plume habile de son panégyriste , des détails instructifs qui tiennent à l'histoire du
lemps Notre impartialité nous fait un devoir
(le désirer que le travail du professeur de Caen soit mieux connu. On nous assure que d'illustres personnages partagent noire opinion »
Extrait de l'Ami de la Rei-igion et du Roi, du 26 mars 1828.
« Un plan bien dessiné , une marciie ferme,
un coup-d'œil sur, des vues élevées, des développenienls heureux , tout cela nous a paru recommander ce discours d'un genre vraiment original Dans la deuxième partie, consacrée au
caractère, l'auteur touche quelques cordes délicates : les quatre articles, la révocation de l'édit de Nantes (1). 11 faut avouer qu'il montre sur ces points plus de circonspection que la plupart (les écrivains, qui, parmi les laïques, ont parlé de ces grands événements «
(I) Jj'uiileur (i<? cet ailicle désigne précisémciU ici les puilirs de liKiii discours, ((lie j'avais « ominuniquécs de vive voix , avant l'iniliiession , ù deux évoques (M. Fraissinous et M. révoque de (larvsle, depuis évéque de lîeauvais) cl à M. l'abbé Clause! de C(»usserj;ue , conseiller de i'Liniversilé. Tous Irois les oui ju;^éos ii léprocliables sous le i'a|)poi't des docir'ues.
Extrait du Courrier Français , da k septembre
( Article de M. Adolplie Blanqui. )
'< Les opinions de M. Maillet-Lacoste, sous
plus d'un rapport, sont diamétralement opposées aux nôtres. Mais nous avons trouvé tant de talent et de haute éloquence dans sa composition , que nous croyons devoir la signaler au public »
Extrait du CoNSTiruriorsMîL, du 23 octobre 1827, sur l'éloge de Bossuet.
{ Article de M. Thiers. )
« On trouve dans ce discours de la noblesse , de l'éiévation , l'intelligence du génie de Bossuet. Nous n'en citerons qu'un passage , qui nous semble aussi remarquable par la pensée que par la beauté du style. C'est sur la Politique sacrée, un des ouvrages de Bossuet. »
« Quelles émotions il vous fait éprouver encore,
sous le point de vue purement politique , il est vrai , lorsque , au moment de finir , il parle des tentations du pouvoir ! Frappé de la faiblesse de l'homme et de la grandeur du fardeau qui lui est imposé sur le trône, il s'épouvante. Il dit un mot, qui n'est pas celui du mépris , sur ces âmes généreuses qui ont cherché des contre-poids à la puissance souveraine. Il paraîtrait sur le point d'entrer dans des voies nouvelles. Mais , cédant un peu sans doute aux souvenirs de la fronde et au spectacle de la grandeur de son roi, il se rejette dans le système de la royauté absolue , comme dans un port , à la vue des tempêtes ; et, afin de s'acquitter envers le ciel et la terre , il montre à la fois , aux peuples trop impatients, le gouffre de l'anarchie prêt à les dévorer, et aux princes qui pourraient s'oublier , la religion qui tonne sur leur tête. »
« On pourrait citer dans ce discours plus d'un passage aussi remarquable >>