DES PRIX DE VERTU
L'une des vérités qui ressortent de l'examen de plus de trois mille mémoires en demande de
82 souyj&n;ks et rêveries
prix de vertu » e'«st que tespiir» et longe dérènements c}iiHintércs3é^ mn\ au^ frétpients. ebez les fei^Hjiies qu^ils ^oiit rarc»^ cliez \à% liomnkesk
}^xs cquX"Civ l'ii}^^^tfon desotr ne se monr trç. giièrei que spositoriënierit, pa«\ éhms dë<vpucs, il est, vrai, jusqo^it riiéroisme, mafs instantanés,. ot, pour peu qu'ils »e prolongeait, se niéluugeant de divers anioiirs^proprés qui ^n altèrent la pui7eté« ï^^ dëvcmenient en eux semble ^ra; un ^fort: il est liruyant^ les regards l'excitent, Téclat lui plaît; tandis que celui des femmes, calme et silencieux, s'accomplit avec une facilité simple^ et si modeste, qu'elles semblent en ignorer tout le iwérite* •
L'homme est donc plus égoistç que la femme; mais il ne Êiut pas trpp le lui reprocher : cela tient à sa ^ nature, à sa position dans la société, et surtout d^ns la famille. Sa mission est d'en être le chef et l'appui ; sQij rôJe, d'y faire régner avant tout la raisou, comj^vie celui dei la femme d'y apporter surtout lé sentiment*. Il donne son nom à cette famille; il en fait la réputation; cet État y eest luil \\ çjitst la force, il y est eentre, il y commande; toutes choses qui^ le portant à
s'îdentîfier lés avitfes ptetôt qu'à s'îdciïtifier aax aittrcsy te raniâêtit plirs accessible à l'orguei!:, le moins charîlâibie<et le pins ëgôîstede tcMs nos penofaantSiï I9e ntkrs ëtonncms donc pas, ÔAns cfitte cninipajrQison de l'iioiiime avec ta femme, de Iroiwver «tt/ Uut pivf de mai qu'm elie. De là eatrt ietera ^ictes de deTcmemeiit cette di^énenee ; laqnelieiOfitieonforaie à celle de leur nature^ où les langues abnégations dérâitéresseeâ ont bieid plv& à la Yiûfficrè dans les homme» qué'cbez les femmei;'".f.
En Fî*awcé- àii l'on Sait qu^avec cie l'esprit on peut «ôtrt dik^, dn en a tant dît, qu'on pouvait y CToîrél^ pâ!rtidojte litî-niême enfin épuise. Mais quelle *r*èur ! On eti Va juger par cette boutade cpiTrier fit édore lé concours aux prix: de vertu fondés par M, de Montyon.
On leS^dîscutfiîit, quand subitement X**'' s'est écpîé t « Je' n-y tiens plus! Quelle monotonie dans cette foule de dévouements domestiques , toujours tes mêmes! Ks foisonnent! Ils encombrent *ce concours! La vertu n'est-elle donc plus
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rapè ? eoùrt-elle ' donc" ainsi les rues 9 et ne pWv ïlOns-noias pas ici poùf elle ce qui ii'en est guère, oti tïième ce qui n'en est pas du tout? »
A une teîle sortie , vous jugez de Tétohnement et de là réponse : ce Comment! Que voulez-vous dire? Que serait-ce donc que ces déVoûëkheiits , giidtuitsét si entiers, de ces généreuses servantes pour leurs maîtresses infirme* iet i^uîn^es, si ce n'était là de la vértii ? î
« — Eh! qui vous dit, a repris X***, qu'en etix-riiêmes, de tels actes ne soient pas vertueux? Mais il s'agit ici de celtes qui les accomplissent; or, ne Voyez-vous pas qu'en elles, ces? actes manqiiieïit dé libre-arbitre ? » ' .
' ce '— Eli quoi je vous prie ?Qui donc les o^Mige à des sacrifices àiissi péhibleis et si désititéwessés ? . « — Pàrblèu, leui^ naturel ft)rt bôrine sans doute , iiiàiîs qui , dans ces âmes àitn^iy , de peu d'iâèes, de ïiullèiirfiagrnatidh, est ifellieménl do^ miiiàiitc,' qu'^éllé leur tient 'Ifeui de" ébrtseîehtee. Xé ' que prouvé iiiêhië leiii* irtiodtotic ," qui' 'ii'ëst qiilgriArâhëe du liiféttté déràbtë qW-ellëi bttt^ate- 'cômpîi. N^és Koilhës, éîlès fèht dé' bônneà'^actions; peuvent-elles faire autrement? C'èst^îibr
porte s€Pï fruit! quoi d'jétoiwjaijt? Ce quisçr^it
singulier, c'e^t qu'elles eussent ^gi différempient,
.<(r T-^^l^ïais ces admirables sacrifices de positions
meilleures, lucratives même, et de mariages
« .--T^.Prjeuye de plus!, C'est eucore l'arbrp qui ne peut bouger de. la place où sa nature l'a enraciné ! Il n'en est pas autrement de qes, pauvres fille», V .
.«.,r-r';Aiiïsi les quarante à cinquî^ite années de 1 ewrs pieuses . abnégations - , .
OC: — J'y vois encore moins de mérite, puisqu'à la première nature de. ces simples filles uyxe seqpjude,; ^ussi io^érie^se, l'habitude, s'étant •aJQijt^iç , leuf bonne ^jtion se trouve, dès lors, enopre.plus dépourvue de liJDre-arbitre !
çc H— Eh, hiien , ;5oit! a-t-on répliqué; maiç, pour ei^. finir, oh fious trouvons la vertu ne la récc»npensons pas moins; et si ce ne sont pas ces bonnes servantes, que, dans ce concours, nou3 couronnerons au nom de Dieu , ce sera Dieu , si VQus Ic} .voule;i^, que nous aurons couronné en ellesl » î
8Ç SOUTCNtmik/CT RËTQMES
diébdrrâ^^ «le âon (paradoKe^, sue ^W nullçoMsrt Tout paradoxe digna de que^u^ ^atteiwtkM a
pêmv poiiït de départ . miie vérité ^ODt.ièl es>t t'eitcès. Cekii 'de t'aiilicia pnefcédenjbjdQit être eèiïsi<dâ*é ' non^^seulenieiil akisi , sttsds. •encoore . en oe qu'il contredit le triste i^âtradoxe de l'auilfw? célèbre' 'deëf ^tT'O^mttf^ a t'. M .r ;. r* • j; .i. ; m., ' QuaiKi X'^f^, qm eevte^ ^ii'ai fixais ^moins^db'asprât que n'en avait Larochefoticaurld , attribue ttop exelusivëiiienD àr VinstmotirréQéQhi dlmw siatûre i^rtueudeies dévoçenleciter^â^rëiiii deroésrsiitH pies fîfles V ' cdtte • aburé^tioR , mêiiie i en - l'attr^^ buant au principe donrt irabuse, auFiïit à proiUve^ que Faittouk? de soi li'est pmnt icv-biîs imtret^ul amcmr; qaeèeft instinct reonsenrateur île l'ii^4 vido 5e trouve oontre-balancéièn mÂift paErim autre instinct; celui^de^ l'aiB^r de himiSienibdla-^ blés ; instinct dont toute eonscienee reeonnait la supériorité , et qui est -conservateur de la société humaine ; instinct, que le christianisme, ap-
pelle la charité! qui, pent-éife, est la véritable grâce; car nous ne sommes pas tous également doués de cet amour qui rapproche le plus rhomme de la Divinité, selon la morale évangélique.
Quant à ne voir,, comme Tauteur des Mcuvimes, dans oet amour pour np^ semblables qWua déguisement de Tamour de soi ou notre propre intérêt bien' entendu , ce paradoxe est si déraisonnablement subtil:, qu'il aui^alt été repoussé par Larochefouoauld lui-même^ si Montyoa et sa fondation, au lieu de le suivre^ Teusôeat.' précédé. . . •• .. , •-
Mais quoi! Tamour de soi oaotre seul amour I Et qu'est-ce d<me encore cffie ce ravissemeat spontané de Tâme à l'aspect du Beau> d\t Bi^i^ et du Vrai? Transportd'unamouf* qui n'est certe$ ni l'amour de soi> ni m^me l'amoiur de nos secablaUés, mais un troisième ou plutôt premier amourj celifi de la perfection , ou l'aspiration de l'âatte humaine jusqu'à Dieu < mémei . ,
, - . « .Il
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• UNÈ-'ciA^bibATURlÊ À l'académie française.
^ ' (23 avril 1863.)
X***. met en qoesticm EHeu, rimmortatlité de VâmÇ:, et l'autre iixonde, qui en est la.corisiéquence; comme si. cette croyance n'était qu'une de ces opinions aoumiâ€& à^Ia i'aison humaine; quand-, au contraire, instinct de riiommeV elle est innée en lui>.ce»qui:laplaoe en dehors et ^û^ dessus de son libre-arbitre ; ^révélation J^remiè W ! d'où il vient que riiomme diffère de la brute; tandis que le Positivisme de X***, qui pour se matérialiser se sert, contre Dieu, des dons de Dieu , c'est-à-dire du spiritualisme qu'il lui doit, tend à ravaler l'homme à l'état de cette brute!
Rétrogradation diégradante , ati i^feour^ de la marche ascendante de la icréation I
Suicide moral, bien plus coupable, tout impossible qu'il soit en réalité , que le suicide matériç) ,.,^qu|,po$^ible>qu!ilf est <ni^lheureikëèhfèy t !
Ajoutez que, tropi ^edsiBeqii^iit dâ!h!i' tutté^'àù»i
< »*lîK' ONCTdGÉN AlltÉ. go
funeste erreur, X*** proscrit tout clergé, toute université même, et que, croyant ayoir débarrassé du Dieu céleste l'homme prolétaire dont il fait un Dieu terrestre , c'est à cet homme , ainsi déshérité du Gel, qu'il livre la terre; retournant la tête en bas à la société qui marchait la tête en haut ; confiant . exelu&iTement son éducation à cetti;,.qui n'en ont pasv.sod) gouvernement à ceux q\jà wç^ auvent pas eux^-mêfttes se gouverner; enfip.,f{^)iijur €^>inblo de singularité, venant ensuite préseat!9i\.à. la têtede cette société ^u'il décapi|;e, 5aMpri3|>r6 tête ainsi ftûte, qu^il luidèrnànde riaîveinmf fdevcburonnerf *^ ^
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90 souY£Niii;S rr aêvzhies
Qu'on naît danâ âa religion et dànls sa ^nttie, et qu'on ne les choisit pas ; . , »
Qu'enfin ;nulle ?r€>Ionté V pas même ta nôtre propre, ne peut contraindi*e notre eiMfscienceà ap{Hrouver tx^ules lés lois de * notre ipcitrk , ni' à partager toutes jes eroyanœs de là idi^oh dans laquelle nous sommes nës.. ' - ^ -
Mais ce qu'on ne sait peu^tre pàs' aâsee, bii ce qu'<N» oublie trop sou vent, c'est que, de même qu'il nous faut être soumis aux lois de notre pays, même quand nous ne les approuvons pas^ nous devons nous soumettre au oilte de notre religion , même lorsque dans ses croyances il y en a que nous ne partageons point.
Et cela, parce que n'y ayant pas de patrie sans lois et de religion sans culte , la société , sans cette soumission à ce culte et à ces lois, tôt ou. tard se dissoudrait. > ^ . . . ^
^r) s'il ef»t mm <pLe «ette règle ^^^condahe extérieure nous' soit un ' devoir f cela donne-^t-il le droit à la société, sur quelques points ^dn moins ^ de nous l'imposer légal^menï ,? Quelque diésiraldequ'il f^t-p^ut-étrcquè ioe ditrf*; ^si restreint, pût exister, cedest une quisstâjdjV, fet
la portée eu est si grave y quç Ton n'ose point Taborder. ....
Xoutçfoiss et après liç dbapicre qui précède , ii*hésitqin§ ^pas à, Iç dire .: si .rathéisme, suicide moral, écbappç çpmme: le suîcidç matériel à la loi,4^s hommes, sa profession publique devrait être, comme la provocatix» au meurtre, interdite par elle; non epmme ir religieuse , mais comme destructive de toute société . liumaine.
\"i^^^ifé^'rktr%iittr '' ' . . i» ^: »•
!^STCflOrX)ÔIE.
L ame a ^ses. lois leomme la matière ; son his^ loire a ses faits, aussi bien que celle des corps dov^t; ^[oocupent nos seienoçs physiques. C'est sUPil'iélnde de «oes t&ibique»s0\fonde>k psy(^6lo^ey xfWi^tlaiâekpii^de Kâme ou de l'esimt,o^iqaMiida pdi(^iqii]^^a$t Iftcisiifiencedas ocKrpeiow de,l9im9tièt^^«^ lli^nei f^'estip^siipdus qfi«>ilf'iEH[itKi ^"P%pP,thqse.;-. |. , ' . .• X ' ' ••.!.{ i.îî'm',-
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SOUVËNIftS^ ET AfiV&RIES
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