‹ MélangesChapitre 30 sur 111 · TOULON ET SEBASTOPOL · texte numérisé non relu

TOULON ET SEBASTOPOL

On ne se fait pas grand homme parce qu'on veut l'être; on naît ainsi! C'est pourquoi les exemples que donnent les grandes actions sont bien plus rarement utiles qu'on ne pense , n'étant guère compris que par ceux qui n'en ont pas besoin.

Voyez si l'histoire, tant de fois reproduite, du siège de Toulon en 1798, première gloire du Chef de la Dynastie régnante , a empêché , sous son successeur du même nom, l'attaque de front de la garnison de Sébastopol ; et si ce n'a point été après la perte de douze ou quinze mois, d'un demi-milliard et de cent mille hommes, qu'on

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s*est enfin avisé de l'attaquer en queue ou sur ses derrières , c'est-à-dire par le côte tout oppose, celui dont la prise, menaçant la retraite de cette garnison , la forçait d'abandonner simultanément tout le reste !

Certes, pourtant, si les grandes eîroonstances font les grands hommes j celle-ci en fut une ;• elle rappelait un grand souvenir^ et jamais l'ardeur ne fut plus grande.

Mais lé coup d'œil de génie dans l'aqtion, comme dans les écrits le sublime^ ne s'emprunte pas; iies/t spontané, et le plus souvent âubit et imprévu! C'est l'étineelle qui jaillit xl'une rame au 'dioc de l'événement, comme dé la pierre quand elle est à feu! Ce feu nous vient xl'eh liant, il inspire, il n'imite pas : les capables d'imiter à propos et résolument un grand exemple , étant aussi , et par cela même , capables de le donner !

IL Y h. VICTOIRE DE SOLDATS ET VICTOIRE DE

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