‹ Mélanges mathématiquesChapitre 220 sur 223 · I. Préliminaires · texte numérisé non relu

I. Préliminaires

i" u" — [ =^ JK. {nb). (i)

(') Seconde Note sur qnclqnus questions relatives aux fonctions elliptiques.

{") Voir, dans la ISote CLXIII, le théorème d'Eisenslein.

(***) Atli dcll' Accademia ponlificia de' Nuovi LÏHce» (20 janvier 1884j Rome).

(") Je suppose, une fois pour toutes, l'exposant n premier, cl supérieur à 3. (Voir lu IVote XL VII.)

(') Dans les deu.\ premiers paragraphes, le nombre a est premier.

( 388 ) D'après le second théorème de !M. de Jonquièrcs,

n étant premier, tous les coefTieients, dans le second membre, sont divisibles par n (*). Ainsi

a"- l=6Jîl {n)=:Cfn{7ib). (3)

n tie divise pas a (1). Donc, par le premier théorème de Fermât :

(„"-« I)„ = jTL(n).

Et comme

a"-l=JR(/0, (3)

on a régaliié (4).

5° Tout diviseur premier, de c — a, divise a — 1 .

On a

E étant un nombre entier. Suit p un nombre premier qui divise 6 + 1 — a. D'après un théorème connu, p divise 6; donc il divise

A° s -h h et c — a so)it premiers entre eux.

Soient, s'il est possible :

o H- 6 = JTC ip), c — a = DVi (/)).

A cause de c = 6 -h 1 , on aurait donc

-2a— 1= on ip).

On vient de voir que

a-1 =jrL (p).

Or, ces égalilés sont contradictoires ; car leurs premiers membres sont premiers entre eux (**).

(*) Propriété connue.

(*•) Si p divisait 2a— 1 et a — 1, il diviserait 2o — 1 — 2(a — 1) = 1.

5" 2a — 1 et 21) -+- 1 sont premiers e>ilre eux.

Les nombres a -f- 6, 6 -+- I — a n'ayoni aucun facteur commun, il en est de même pour leur somme 26 -h i et leur diiïérence 2« — 1 .

II. Incfinlifés. — \° Le iiunihrc prcniier, a, est coïfipris entre

\" ni)"-* el ^n{l) -+- l)""'.

Reprenons l'égalité

fl"=(6-+- 1 )" — /*". (2)

Le second membre, divisé par (6 -f- 1) — 0, devient

(6 -4- i)"-' -t- {h -t- ly-'b -f- ••• H- h"-'.

Ce quotient est compris entre nb"~' et n{b -+- 1)" '. Ainsi

n{b-^ I)"-' > a" > nl>"-'. (5)

D'après M. de Jon(|uiùres, b sur])asse a. Donc

6" > «" > /<//'-', puis

6" > nb"-*; etc.

5° Le nombre h, qui satisfait à l'égalité

est compris entre

\\l. Retnarqiies. — 1° Soit h un nombre entier ^ supérieur au nombre entier n. Entre ^ nb"~* et k n(b -i- 1)""*, il y a, tout nu plus, un nombre entier.

Supposons qu'il puisse y en avoir deux, a, et a^; de manière que, a, étant le plus grand, on ail :

ou

On conclut, de ces deux inégalités,

et, à plus forte raison :

Celle-ci est absurde; car le premier facteur est, au moins, égal à 1 ; et le second surpasse 1 (*).

2° Le nombre c est compris entre a ^- b e^ ^(a -i- b). Soit a le plus grand des nombres a, 6. Alors :

et, à plus forte raison,

la H- 6\"

ou

Addition. — (Octobre 1886.)

IV. Théorème I. — Si des nombres entiers a, b, c, premiers entre eux deux à deux, vérifient V équation

la somme a -h b ne peut être un nombre premier.

(*) A cause de

6 > n, fl, > \/%i6"-*.

( ">yi )

Soil, s'il est possil)lo, a -^- b ^ p. Le nornhro prcmipr p, divisant <•", doit diviser c. Ainsi c = pc.

LVqiiation (7) devioni, par IVlimiriatioii de b,

j," ' „yr-' -+- ■•• -+- - II" '/> = p"r'". (8)

Tous les termes, sauf «n"~'/j, sont divisibles par />-; dono

Cette relation exige que p divise a ou n. Mais p surpasse «; donc /} divise n; on, pliitôl, p = n. Conséqiien)ment,

Or, {a -+■ by surpasse a" -f- 0". Ainsi

//" > n"c'" ; conclusion absurde.

V. Théorème II. — Si la somme a -+- b esl divisible par n, elle est divisible par n"~*.

Pour fixer les idées, et abréger, prenons n = 5 ; et soit, s'il

esl possible,

puis, par conséquent,

^ ^ c = lic'. (10)

L'équation

OU

(5^)s 5(57)*fl + IO(of/)V — 10(yf/)V -+- 5(5g)«* = 5»c*. (II) est réductible à la forme

5'A7* -^ b'qa' = 5V", c'est-à-dire à celle-ci :

rt ne pouvant être divisible par 3 (*)» o" ^^'^ ^v^'*"

{*) A cause des relations (!)), (10)

( ?592 ) Par suite,

Cette équation exige que

Donc

H =oq ,

et enfin

VI. Théorème III. — Si la somme a -1- b es/ divisible par un nombre premier p, différent de n, e//e est divisible par p".

Prenons encore n == 5, et supposons

a -^ h = pq, hypothèse d'où résulte

c = pc'.

L'équation (1 1) est remplacée par

(pqf — nipqfa -f- \0[pqfa-— 10(/)f/)V -4- ^{pq)a' = fc\

laquelle peut être écrite ainsi :

kpq'^ -t- 570* = /c".

Opérant comme ci-dessus, on trouve :

q = pq\ q'-=pq", q"=pq"\ q"' = P'i" ; puis

VII. Théorème IV. — Si la somme a -i- h est divisible par une puissance de n, supérieure à vf~\ elle est divisible par n^""'.

Prenant encore n = 5, sup()Osons

a ^ h = 5Vy ; (*) On pourrait écrire, loul de suite,

mais nous croyons rendre la démonstration plus claire en divisant, successivement, par g.

et, par conséquent,

De I;i résulte, sous forme abrégée, l'équation

(Iclle-ci exige que Donc

c =bc , 7 = 5*7 .

\ III. Théorème V. — 5/ la somme a -i- b est divisible par une puissance du nombre premier p (différent de n), supérieure à p", elle est divisible par p'".

Métne démonstration.

IX. TiiKORÈME VI. — La sointno a -h b a la forme - P", ou la forme P", selon qu'elle est divisible ou non divisible par n.

Celte projtosition est un simple corollaire de celles qui précèdent.

X. Théorème \ II. — La di/Jérence e — a ne peut être un nombre premier autre que n {*).

Si, dans l'équation de Fermât, on change c en — c, elle devient

A cause de celte forme symétrique, employée par Legendre, toutes les propriétés relatives à la somme a -i- b subsistent pour a + c el b -+- c; c'est-à-dire, en reprenant la notation primitive, pour c — rt et c — 6. Le Théorème I, seul, peut faire exception.

En effet, si l'on suppose c — a-=p, et que l'on répète les raisonnements employés ci-dessus (IV), on lrouve/)=n,6 = «6';

puis

inégalilé évidente (**).

(*) Ue même; pour c — b.

[") On ne peut supposer t'= I ; ear cette liypotlièse donne

Ce cas d'exception étant mis de côté (*), nous pouvons nous contenter d'énoncer la proposition suivante.

XI. Théorème VIII. — Chacune des différences c — a, c — b a (a forme j^ P", ou la forme P".

XII. CoHOLLAiRE. — AncuH des nombres an- b, c — a, c — b n'est premier.

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