‹ Mélanges médico-littérairesChapitre 27 sur 88 · IXTRXIT DE LA GAZETTE MÉDICALE DE PARIS · texte numérisé non relu

IXTRXIT DE LA GAZETTE MÉDICALE DE PARIS

du 24 mars 1849.

TRICHOMÉLANOGÉNÉSIE.

En haine du charlatanisme, et pour éviter le reproche de commettre envers la Gazette Médicale l’énormité de la prendre pour un mur à alBches, nous avons été obligé de construire ce mot bien long, un peu baroque même, maigre sa physionomie toute scientifique et son parfum attique pur sang : Tnchomelanogenesie . Les malintentionnés diront: Votre trichomélanogénésie et le plus de cheveux gris des affiches bleues ou rouges du coin des rues, c’est tout un. Nous sommes donc un charlatan semblable à tous les autres , un faiseur de réclames ; soit : mais comme nous réclamons pour les Chinois, le doux lecteur nous pardonnera, en faveur de l’originalité de l’idée. Notre désintéressement est complet d’ailleurs : nous n’avons ni officine à Canton, ni maison de santé au delà de la grande muraille, ni institut hydropathique sur les bords du fleuve Jaune; nous ne possédons, en un mot, aucun établissement chez le peuple aux yeux obliques et aux

ongles longs.

Vous n’êtes pas sans doute sans avoir vu chez votre grand mère un paravent Chinois, et sans posséder sur votre cheminée ou sur votre étagère quelque porcelaine bien chamarrée de mandarins et de magots; eh bien! si vous êtes observaUur, et vous l’êtes assurément, vous avez dû remarquer que pas une chevelure, Je veux dire pas une houppe, voire même une houppe de magot, n a pu offrir à votre malignité l’occasion delà comparer soit à la blanche stalactite, soit à la rouge racine du daucus carotta. Toutes les houppes sont du noir le plus irréprochable. Or, les paravents et les porcelaines de Chine sont l’exacte représentation du Céleste Empire, un microcosme qui reproduit fidèlement sou

type. En Chine, tout le monde est brun jusqu’à quatre-vingU ans accomplis et ce n-est point sans raison que les disciples de Confucius se décorent, depuis des siècles, de la qualification de peuple aux cheveux noirs, si souvent répétée dans leurs monuments historiques aussi bien que dans leurs poètes.

Mais avant de vous expliquer comme quoi les habitante du Céleste- Empire ont trouvé le secret de conserver ainsi leur houppe rivale du jais, il faut, pour faire l’ombre du tableau , que je vous représente où les choses en sont chei nous , et que je vous fasse voir comment les Chinois nous ont devancés dans la trichomélanogénésie, tout comme dans l’invention de l’imprimerie, de la boussole et de la poudre à canon.

Que de gens, cher nous, payent par des cheveux blancs anticipés les trop fréquentes excursions qu’ils ont faites autrefois à Paphos et à Amathonte ; combien d autres, mille fois plus malheureux, blanchissent avant l’âge, sans pouvoir invoquer, comme compensation, la douceur de leurs souvenirs de jeunesse ! Ces derniers, nous les plaignons beaucoup. Qu’ils se consolent, ils renoirciront, grâce au procédé chinois, dont nous n’aurons certainement pas l’inhumanité de leur faire un mystère.

Mais achevons le tableau des misères de la chevelure devant nos impuissants hommes de l’art.

Une explication conjugale accompagnée de coups, une chute dans laquelle Bacchus oublie de vous soutenir, suffisent pour jeter un îlot blanc parmi les flots noirs qui ondoient sur votre tête. Une émotion profonde , une grande douleur, une frayeur subite, une grave maladie, vous font blanchir en quelques jours , en quelques heures. En vérité, la vie est semée de tant de chagrins, de frayeurs, d’explicaUons conjugales ou autres, qu’il n’est pas un seul instant où l’on puisse, se dire : Aucun cheveu ne blanchit sur ma tète.

Etre enüèrement blanc ou gris, c’est sans doute un malheur; mais devenir mi-paitie blanc et mi-partie noir, c’est bien pis. Hagedorn rapporte l’histoire d’un jeune homme dont la chevelure, la barbe et les poils blaifchirent sur tout le côté droit du corps, tandis qu’ils demeurèrent bruns sur la face opposée. Le même chirurgien nous parle d’un autre sujet dont la moitié supérieure du corpsresta noire, tandis qu’à partir de la ceinture jusqu’aux pieds, tout son système pileux blanchit. Le spirituel auteur du charmant petit livre (I) qui nous fournit le prétexte de ce feuilleton, cite le fait d’une jeune femme dont la chevelure présenta des phénomènes pareils à ceux de la teinture de tournesol qu’on tourmente alternativement avec un acide et un alcali, pour le faire virer au rouge et pour la ramener au bleu. Le sujet était d’un tempérament bilieux et d’une extrême mobilité nerveuse. Toutes les fois que ses règles paraissaient, sa chevelure noire

(1) A. Debay, Hygiène complète des cheveux et de la barbe, contenant l’histoire physiologique et pathologique du système pileux. Un vol. in-l8. Cher Moquel, rue Saint-Jacques, 171.

tournait peu à peu au rouye, tle sorte que, huit jours après la première goutte (lu flux menstruel, la jeune femme pouvait poser pour l’héroïne bien connue de notre ex-collègue Eugène Sue. L’écoulement terminé, la couleur soleil couchanl était graduellement remplacée par les ombres de la nuit, Jusqu'au jour d’une nouvelle métamorphose. Quand M. Debay fut consulté, cet étonnant phénomène durait depuis trois ans, c’est-à-dire que frente-six fois déjà l’indiscrète chevelure avait dit aux amis et connaissances ; madame a ses règles. Nous regrettons que notre confrère ne nous ait pas appris s’il est parvenu à imposer silence à ces nouveaux roseaux de Midas, et si l’utérus a pu enOn se dégorger chaque mois, dans le silence et le mystère qui lui conviennent si bien.

Si un seul fait, conté par un grave auteur, sufllsait pour permettre des inductions logiques , nous trouverions facilement le moyen à opposer à cette trahison mensuelle de la chevelure : il ne s’agirait que de fournir une occupation sérieuse à l’utérus, en lui donnant l’occasion de couver pendant neuf mois un œuf de Graef bel et bien fécondé. Bartholin rapporte en effet l’histoire d’une jeune fille dont les cheveux, d'un noir d'ébène, blanchirent pendant les orages d’une première menstruation ; mais la canitie disparut quand la vierge devint mère ; tant est vraie cette maxime : l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Contre les cheveux blancs ou gris, quels remèdes avons-nous, nous Fran(;ais, nous les maîtres en coquetterie? Des pommades et des eaux qui dessèchent et brûlent les cheveux, entravent la circulation de la matière grasse dans le canal pileux, offensent et tuent même le bulbe générateur. Ce sont : l’eau d’Égypte et l’eau de Perse, corrosives solutions de nitrate d’argent, remède infernal comme la pierre qui constitue son principe actif. Puis vient la crème de Timbouctou. Pour le coup, c’est trop fort. Vous n’avez jamais été dans la Nouvelle Paimyre, ni moi non plus ; mais j’en ai été plus près que vous, à quarante jours de marche de chameau ; j’en ai vu des Timbouctousois, et je puis vous assurer que ces bons nègres sont tons naturellement noirs de cheveux comme de peau , et que leur épaisse et rude crinière n’a jamais connu le mélange de nitrate de plomb et d’acide sulfurique que vous prônez sous leur nom. Osez-vous bien vanter votre pommade éthiopienne, à laquelle je pourrais faire le même reproche, et qui est dans le cas d’empoisonner nos cheveux comme des rats, puisqu’elle contient de l’arsenic et de la chaux? Ne savez-vous pas qu’en Orient la couleur rouge est une grande beauté? Victor Hugo vous l’a dit dans sa Nourmahal la Housse. On ne se teint donc pas en Éthiopie. Voici pourtant encore un savon de la reine d’Éthiopie, puis un double extrait mélàînocome; enfin cent autres recettes ou arcanes dans lesquels les acides corrodants disputent la place aux alcalis incisifs , aux préparations toxiques , au mercure aimé du vieux pécheur, etc., etc.

Avec toutes ces drogues dangereuses, on fait réellement de belles choses ! Alibert cite une jeune rousse que l’vau d’ébène, autre invention diabolique, mit dans un bien pileux état ; aflreu.se migraine, otite aiguë, et chute des cheveux

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qui toinhérenl en ceuUi'e coiiiine le cadavre d’un papier brûlé. Ailleurs c’est un üllicier qui, pour plaire à une belle, se verse sur les favoris un llacon d’eau d’Égypte, et dont la figure se couvre de larges plaques noires produites par le nitrate d’argent; son mariage fut manqué. Là c’est un garçon épicier qui veut aussi plaire ; c’était pardonnable à un officier, mais à un garçon épicier !... Il fut bien puni de sa folle présomption, ce. garçon épicier, car il devint malade à mourir ; la justice s’en mêla. MM. Marc et Chevalier durent analyser l’eau merveilleuse, et y trouvèrent toutes sortes de substances nuisibles, ainsi que vous pourrez le voir dans les Annales d’hygiène publique et de médecine légale qui ont récueilli cette lamentable histoire.

Si l'on échappe à tous ces malheurs, on n’est pourtant pas au bout de ses infortunes : le cheveu, teint en noir à son sommet, pousse blanc ou rouge à la base, et l’on ressemble à ces animaux dont le pelage change de couleur sous le souffle du vent, à mesure que celui-ci creuse des sillons plus ou moins profonds sur la fourrure.

Ainsi, vous le voyez, femmes grises, femmes blanches, femmes rousses , pas de salut pour vous en France, où pourtant chaque défaut a son fard ; suivez-moi donc en Chine. Dans le Céleste Empire on ne se contentera pas de colorer l’extrémité de vos cheveux à l’aide d’un palliatif du moment; on changera leur constitution, leur nature, en fournissant à leur bulbe générateur les éléments d’une coloration nouvelle, tenace, durable, garantie bon teint.

On sait que le docteur Boucherie a trouvé, il y a longues années déjà, le moyen de métamorphoser à volonté le tissu des végétaux et des arbres, en arrosant leurs radicules de substances particulières qui sont absorbées, jetées dans la circulation et incorporées enfin à la molécule ligneuse. Par cet ingénieux procédé, on parvient, en ayant recours à des sels solubles minéraux, à rendre le bois incorruptible comme le cèdre, et à changer l’essence la plus molle en une trame aussi dure que celle du bois de fer ; on le parfume à l’égal du palissandre et du santal ; on lui donne les couleurs de l’acajou, de fébène, du bois de rose.

Ce qui réussit si bien pour le végétal, ne pourrait-on pas l’essayer pour le système pileux? Telle est la question. N’allez pas croire que je vais proposer aux grisonnants de prendre des bains de pieds médicamenteux ; cent fois non. La nutrition a sa source dans la pâte alimentaire, et ses racines dans l’arbre pulmonaire où le sang est régénéré, et dans le tube digestif où sont pompés les éléments de la reconstitution de nos tissus. Ce sont ces racines qu’il faut arroser d’un liquide médicamenteux, pour tâcher d’influencer le système pileux, qui participe à la nutrition générale.

L’expérience a déjà établi que certaines substances absorbées donnent aux poils et aux cheveux une coloration spéciale permanente : ainsi le professeur Paulin! n’attribue pas à une autre cause les teintes rougeâtres, bleuâtres et verdâtres qu’il a observées chez les individus employés à la fabrication du deutoxyde de plomb, du sulfate de cuivre, de l’acétate du même métal.

0.sl surloul parl’absorpüüti pulmonaire que ces molécules ont de mlroduite» dans l’économie ; mais le lul.e digestif ne pourrait-il pas remplir le même role^ L’analogie nous permet de le croire, puisque, depuis Duhamel, on a répété cent fois l’expérience qui consiste à nourrir de garance les animaux, pour colorer leurs os Le cheveu, qui est composé, comme le tissu osseux, de substances inorganiques et de parties ressortissant du règne animal, ne joulrait-il pas du privilège de se parer de certaines couleurs sous l’influence d’une alimentation spéciale? La science européenne n’a pas essayé de féconder cette déduction;

mais les Chinois la mettent en pratique depuis longtemps.

Mais d’ahord, qu’est-ce qu’un cheveu ou un poil? Un tube capillaire inorganique, incolore ou pâle, contenant une substance organique. Que le tube soit creusé d’un canal continu dans lequel la circulation s’exerce parle vw o fer^'o, par capillarité ou de toute autre façon, ou bien que l’intérieur du cheveu ne présente qu’une suite d’utricules dans lesquelles le liquide pénètre par une sorte d’endosmose , cela nous importe peu pour le moment. Au point de vue chimique, il nous est tout aussi indiffërenl de connaître exactement le nombre et la proportion des substances métalliques, métalloïdes, simples ou composées, acides ou alcalines qui sont charriées par le liquide oléagineux qui remplit le tube pileux ; il nous suffit de retenir que le fer y figure en proportion notable et qu il semble remplir le même rôle, quant à la génération de la couleur, dans le système pileux que dans le globule sanguin. Nous ajouterons que, dans la canitie, le cheveu devient sec en même temps qu’il perd sa couleur, et que cette décoloration est produite ou par l’absence du fer dans la petite quantité de liquide qui pénètre encore dans le canal , ou par l’oblitération de celui-ci.

Avec ces simples notions, on comprendra parfaitement le procédé chinois.

C’est à M. Stanislas Julien que nous devons la révélation du secret. Ce savant orientaliste s’exprima ainsi dans la communication qu’il fit à ce sujet à 1 Institut de France , séance du 21 juin 1842 :

« Les Chinois ont su atteindre et transformer, au moyen de médicaments et d’nne alimentation particulière, le liquide qui colore le système pileux, et donner aux cheveux blancs et roux une teinte noire qui se maintient pendant leur accroissement continuel,, jusqu’à la vieillesse, qui vient les faire blanchir et tomber. M. Imbert, aujourd’hui évêque en Chine, offre, au témoignage de l’abbé Voisin, l’un des directeurs actuels des missions étrangères, une preuve vivante de cette coloration interne des cheveux. C’est par ce moyen que les Chinois, en corrigeant ainsi les écarts de la nature, peuvent se dire, depuis la plus haute antiquité, le peuple auto cheveux noirs. »

Un naturaliste français, qui se trouvait à Canton lorsque monseigneur eut 1 idée un peu mondaine de transformer sa tête grise en une tête de vingt ans, entreprit de découvrir le secret de celte métamorphose, si usuelle en Chine que les épUeuses y mourraieut de faim, à moins de s’adresser aux octogénaires. Un mandarin lettré lui répondit que ce mystère restait caché au fond des temples, el

qu’on ne pouvait le révéler aux profanes-, mais un bonre se laissa séduire par la vue de l’or: le moine mendiant donna la clef du secret.

Le moyen n’est vraiment pas merveilleux : il consiste tout simplement à soumettre l’individu dont les cheveux grisonnent avant l’âge, à un régime dans lequel les ferrugineux et les astringents jouent le principal rôle. Par cette méthode on entretient, dit-on, la coloration noire, jusqu’à ce qu’une vieillesse avancée ayant oblitéré définitivement les canaux , les molécules ferrugineuses combinées au tannin ne trouvent plus passage dans le tube pileux. Si on demande pourquoi cette véritable petite fabrication d’encre se fait ainsi dans les poils et dans les cheveux, je demanderai à mon tour pourquoi le phosphate calcaire se fixe dans les os, la fibrine dans les muscles ,1a gélatine dans les tissus blancs, etc.

Si tel est en réalité, ce que nous semble très-acceptable, le procédé chinois pour la régénération de la couleur du système pileux, resterait à spécifier la nature des ferrugineux et des astringents à employer, les doses et les conditions d’administration, toutes circonstances qui ne sont évidemment pas indifférentes. Une fois le principe connu, c’est à l’expérimentation à assurer son application la plus profitable.

Quelle que soit la solution que l’avenir apportera, toujours est-il que M. Debay a utilisé les éléments que nous possédons aujourd’hui, pour instituer un traitement mélanogène qui nous semble très-rationnel. Quand le sujet est depuis un temps suffisant au régime ferrugineux, il se lave la tête avec le produit distillé et sublimé des noix de galles , en observant certaines précautions qui facilitent la pénétration de l’acide gallique dans le cheveu et activent ainsi notre petite fabrique d’encre.

Le fait suivant a sans doute contribué à mettre M. Debay sur la voie de cette méthode. Nous allons laisser l’auteur le conter lui-même ; nous ne saurions le dire avec autant d’esprit.

« Madame L***, âgée de 50 ans , d’une constitution faible et chlorotique , ayant les cheveux blancs comme neige, faisait usage depuis six mois de boissons ferrugineuses, ordonnées par son médecin. Un jour, subitement saisie d’un accès de migraine, elle trempa son éponge dans une décoction de plantes astringentes, destinée à effacer les' rides, et s’en humecta le front, espérant calmer ses douleurs. Le lendemain, quel fut son étonnement d’apercevoir les cheveux de la partie supérieure du front nuancés de brun, et contrastant avec la blancheur du reste de la chevelure !

0 Le médecin, consulté sur ce phénomène, après avoir exploré anatomiquement et physiologiquement les cheveux brunis de sa cliente, et n’osant attribuer à la migraine une coloration si étrange, suivit l’exemple de ses confrères , et rejeta le fait dans le domaine des cas axaEs; domaine immense, où sont entassés tous les faits, dont l’intelligence humaine n’a pu découvrir la cause.

« Madame L...., restée seule, livrée à ses réflexions, se rappela qu’elle avait mouillé les cheveux du front avec son eau de toilette, et, pour expérimenter si

celle eau élail réellemeni la cause du phénomène, elle y ireinpa de nouveau son éponge el en mouilla les cheveux des lem|)es ; le lendemain ces derniers avaient la même couleur que ceux du froni. De ce moment, ne doutant plus de la vertu de son eau, elle s’en lava la tète entière, et eut, au bout de dix jours, la satisfaction de voir sa chevelure entièrement brune.

» Madame L...., qui, jusqu’il ce jour, avait vécu dans une modeste aisance, crut avoir trouvé le secret de s’enrichir; alors, réalisant en espèces les renies qui la faisaient vivre, elle tenta la fortune; mais ignorant que son eau, si puissante par la combinaison du fer, n’avait, employée seule, aucune propriété sur le système pileux, la pauvre dame se vit frustrée dans ses plus chères espérances ; elle se ruina en annonces de journaux, en prospectus et en affiches.

» Aujourd’hui, âgée de plus de 60 ans, madame L... conserve encore la couleur brune de ses cheveux, et lorsqu’elle raconte son aventure en présence des hommes de l’art, ceux-ci ne manquent pas de montrer un sourire d’incrédulité, el demeure madame L..., avec sa chevelure, dans le cadre des cas rares. » Instruits par l’exemple, n’ayons pas la folle présomption de faire de l’encre en n’employant que la moitié des ingrédients nécessaires pour cela ; avalons du fer, lavons-nous avec des astringents, el ne désespérons pas de mériter de nous appeler un jour, comme les Chinois , le peuple aux cheveux noirs.

KlTRilT DS LA 6AZETTK M^DICAI.S DS PARIS des 0 et 16 juin 1849.

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