‹ Mélanges médico-littérairesChapitre 42 sur 88 · Le malade est dans le meme état. (Même prescription · texte numérisé non relu

Le malade est dans le meme état. (Même prescription

21. Le caruspei-sis'.e; mais le corps est moins glacial, et le sujet manifeste Je

la douleur quand on pulpe répigastre. (Lim. gomm.; 3 ventouses scar. ù l’eplgastie; suif, quin., 1 gramme, et vin de quinquina.)

22. Meme état. Il n’y a pas eu de selles depuis le I8. (Môme prescription; un

purgatif; des sinapismes.

23. 2i, 25. Le carif, n’a pas cessé; mais un peu de chaleur a reparu, et les fonctions respiratoire et circulatoire s’exercent un peu moins mal. La constipa tion persiste. (Même' prescription ; vin de cannelle; potion ferrugineuse.)

26. Le malade paraît sortir un peu de sa torpeur ; sa face n’est plus cadavéreuse; le ventre s’assouplit après l’évacuation de deux selles; la lahgue est moins sèche; le pouls s’est relevé; la peau, est moite. Les deux selles sont noires, infectes, et semblent provenir d’une hémotrhagie intestinale. Le malade est anémique. (Limonade fortement acidulée; vin de quinquina; vin de cannelle; potion ferrugineuse.)

Dans la soirée, le pouls est fréquent et développé, et la peau se couvre de sueur. Nous croyons reconnaître un accès.

27. L’amélioration est à peine sensible; le malade est toujours dans le coma. (Lim. gomin.; suif, quin., 1 gramme; vin de cannelle.)

La fièvre a probablement reparu à trois heures ; la sueur est considérable.

On donne une potion éthérée, sans compter retrouver le sujet vivant le len-

demain.

28. Légère amélioration La langue s’humecte; la déglutition est facile; le ventre est souple; il y a une selle grisâtre; le | ouïs est assez développé; la respiration, qui toujours est restée languissante, commence à devenir normale. Les mains, pour la première fois, ne sont plus portées aux parties génitales. (Lim. gomm.; sulfate de quin., l gramme et demi; vin de quinquina; potion ierrugineuse; potion éthérée.)

Léger accès à trois heures.

29. Le mieux continue. Très-léger accès à trois heures. (Même prescription.

30. Le malade est resté jusqu’aujourd’hui isolé de tout ce qui l’entoure; son coma dure depuis le 19. 11 se réveille comme d’un profond sommeil, dont il ne se rappelle pas le début. Il dit n’avoir nullement souffert. 11 est tellement affaibli qu’il ne peut soulever le bras; sa voix est éteinte; la moindre conversation le fatigue; il ne peut fixer longtemps son attention sur un objet. (Même prescription.)

A partir des premiers jours d’octobre , nous avons commencé à nourrir le malade, tout en continuant les toniques. Les forces lui sont revenues assez rapidement pour qu’il pût sortir le 1 9 octobre. I

Forme apoplectique. — Quand le raplus sanguin se. porte avec force vers la tôle, les symptômes sont dilférehls, selon que les lésions physiques et les désordres dynamiques sont assez graves pour menacer la vie d’une

extinclion immédiate, ou que l’accès n’a pas cette intensité. Dans le premier cas, toutes les fonctions, prêtes à cesser, offrent des phénomènes assez semblables à ceux que nous avons notés dans la forme syncopale ; dans le second, ils présentent des différences notables. La face est stupéfiée, mais vultueuse, violacée. La respiration est large, lente, sonore, à moins que la convulsion des muscles respirateurs ne l’enraye, ou ne lui donne quelque chose de saccadé et d’irrégulfer. La peau est chaude, moite ou couverte de sueur. Enfin, tandis que, dans la forme syncopale, toutes les contractures semblent se résoudre dans le collapsus général, elles sont ici très-énergiques et persistantes : ce sont l’opisthotonos, le trismus, le spasme tonique des muscles de la déglutition. Nous ajouterons que, même dans la forme apoplectique la plus grave, qui offre certains caractères symptomatologiques communs avec la forme syncopale, les contractures existent presque toujours.

Nous donnons ici deux observations de'fièvres comateuses apoplectiques y du caractère le plus grave.

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