‹ Mélanges médico-littérairesChapitre 48 sur 88 · VI. — TERMINAISONS · texte numérisé non relu

VI. — TERMINAISONS

Les fièvres carotiques se sont terminées par la mort, rarement par des accès décroissants, bien plus souvent par la cessation définitive de tout accès et par le retour ordinairement graduel, quelquefois assez prompt, à la santé. Notre obs. 1, dans laquelle il s’agit d’une fièvre soporeuse, nous montre 3 récidives et des accès décroissant en intensité. Cette observation est exceptionnelle sous tous les rapports. Le sujet dè l’obs. 5 a eu, pendant

(1) Aug. Haspel, Tableau des mal. qui ont réuné a l’iiôp. de Mascara pen DANT L’ANNÉEi8ft7. In GAZ. MÉD. , I8/18, p. 384.

(2) D’Hamelincourt, Thèse sur les fikv. pern. pe la Metidja. Paris, 1842.

le coma, des accès dont il est difficile de déterminer l’intensité, mais que nous pensons avoir été légers.

One santé parfaite ne suivait pas la fièvre carotique, comme cela se remarque après quelques accès de fièvre intermittente simple. Chez certains sujets, nous avons noté la persistance des troubles des organes des sens que nous avons spécifiés ailleurs, la déviation de la langue, et enfin d’une faiblesse considérable dans les membres inférieurs. Deux malades ont eu des parotidiles suppurées (1). L’un de nous ayant été chargé de l’évacuation de près de 80 hommes de son régiment, a pu étudier leur état en route et après leur rentrée au corps : il a constaté que quelques-uns ont présenté des accès intermittents simples, et que beaucoup ont conservé pendant un certain temps de la céphalalgie continue ou avec des exacerbations accompagnées quelquefois d’un frisson initial. Ces derniers phénomènes provenaient sans doute autant des reliquats qui restaient dans le cerveau ou dans les méninges, que de l’intoxication paludéenne. Il a employé les émétiques, les émélo-cathartiques, les purgatifs, les vésicatoires à la nuque et en même temps le sulfate de quinine.

Chez à peu près tous les convalescents la peau était terreuse, mate, jaunâtre ; chez un certain nombre 1 engorgement des viscères abdominaux et les hydropisies, qui n’avaient pour ainsi dire pas eu le temps de s’établir pendant la fièvre comateuse, survinrent plus tard ; mais jamais ces phénomènes n’atteignirent l’intensité qu’ils acquièrent dans la cachexie paludéenne provenant d’un long séjour au milieu des marais. Nous reviendrons sur le mécanisme de ce développement tardif de la cachexie limnique.

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