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CIVITA-VECCHIA. — 2® NOTICE SÜB LES EAUX THERMALES

A M. le docteur Judas, niédcctu principal de première classe, secrélolre du conseil de santé des armées.

Rome, 15 mai 1851..

La ville de Civila-Vecchia possède des ressources précieuses qu’elle pourrai t exploiter au proût de sa prospérité, mais dont l’insouciante inactivité italienne ne tire aucun parti : nous voulons parler des trois groupes d’eaux thermales appelés sources Trajanes ou Taurines, sources délia Ficoncella et enfln Sferra Cavalli, situées sur les premiers gradins de la montagne, les deux premières à trois milles de Civita, la dernière à quatre milles. L’eau Taurine sort du sol à 624 pieds d’altitude, la Ficoncella à 564. Nous ne parlerons pas des sources de Cavalli, plus éloignées et non utilisées $ leurs caractères se

rapprochent beaucoup, du reste, de ceux des deux autres sources.

Le groupe délia Ficoncella donne en abondance une eau saline et sulfureuse qui marque 55° centigr. Les dépôts calcaires abandonnés par ces sources se sont accumulés en masse telle, qu’on a été obligé de creuser dans ces concrétions d’une blancheur éclatante, d’étroites tranchées, profondes d’un à 3 mètres, pour rétablir l’écoulement des eaux. Tout le sol des alentours est également formé d’un tuf blanc qui se pulvérise sous le pied. Une longue ligne de fumerolles s’échappe de chaque tranchée, et, pendant l’hiver, les dessine de loin à l’œil du voyageur. Quelques maigres touffes do figuier qui croissent éparses sur ce sol blanchâtre et poudreux, quelques grands blocs épars taillés par le puissant ciseau romain, l’absence de toute habitation et le silence, achèvent de donner à ce site un caractère mélancolique et désolé qui ne manque pas do charme.

C’est à la Ficoncella qu’on vient puiser dans des tonneaux l’eau destinée aux bains qu’on prend ensuite en ville.

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Sur la source Taurine appelée aujourd’hui Trajane, l’empereur dont elle porte le nom avait établi de vastes thermes. Un beau massif de ruines aux arcades hardies atteste seul cette splendeur passée. Aujourd’hui les eaux Taurines se réunissent à celles de la Ficoncella pour aller faire tourner un moulin ! Il n existe pas même une masure pour recevoir les baigneurs. Ces ruines ne sont frequentees que par les curieux et par quelques soldats français qui, au risque de se rôtir, s’y donnent le plaisir du bain chaud gratis, en se plongeant dans les deux trous d’où s’échappent les eaux, ou mieux dans le ruisseau auquel elles donnent naissance. Elles marquent 45* centigr , c’est-à-dire 10» de moins que la Ficoncella,

^ Nous avons dit que les bains Trajan sont situés à trois milles de Civita, à 564 pieds d’altitude, sur la rampe qui part de la mer et s’élève jusqu’aux sommets d’Allumiera et de la Tolfa. A quelques centaines de pas, commencent les belles forêts qui tapissent toute la montagne jusqu’à la cimev Ce lieu, autrefois salubre et fréquenté, ne passe pas pour être favorisé aujourd’hui par l’orto fina, et ne serait purgé de toute suspicion qu’à l’aide de plantation qui le garantissaient des vents chargés d’effluves pernicieux. Il est même probable que ce site ne recouvrirait toute son antique salubrité, que si la campagne, jadis cultivée et populeuse, de nos jours déserte et inculte, n’éprouvait elle-même de notables améliorations.

Trajan, fondateur du port de Civita-Yecchia, alors Centumcellæ, bâtit un établissement thermal sur les eaux Taurines et une splendide villa célébrée par Pline. Evocatus, dit cet auteur, in consilium à Ccesare nostro ad Cenlum-

cellas, maximatn ibi cepi voluptatem Pailla pulcherritna cingitur viri-

dissimis agris. Qui reconnaîtrait aujourd’hui, à ce portrait, les tristes alentours de Civita-Vecchia? Les eaux yaurmes attirèrent beaucoup de monde dans l’antiquité; plusieurs empereurs les honorèrent de leur présence. Scribonius Largus et Marcellus Empirieus parlent d’un préteur qui fut guéri d’une affection calculeuse par ces Aquœ F ericart'œ qui, selon quelques antiquaires avec lesquels nous ne sommes pas d’accord, seraient les eaux de Civita-Vecchia. RuUlius, séduit par la beauté du site, a écrit une véritable idylle sur les thermes de Civita; citons-en quelques vers qui nous serviront plus tard quand il s’agira d’appréciation au point de vue chimique :

Nosse juvatTauri dictas de nomîne tbermas.

Non HHc gustu ialices vitianlur amaro,

Lympbaque funiifico sulphure tincta calet ; Parus odor, mollisque sapor dubitare lavantem Cogit, qua meiius parte petantur aquæ (i).

(I) Rutilius, Itinerarium roETtcuM Ad Centdbcellas,

On trouve dans Lampridius {Lampridius ad Commodum) un passage qui nous Intéresse à plus d’un titre; le voici : Aaspicium crudelitatit apud Centumcellas dedil anno XII cBtatis, nam cum tepidus forte lotus erat, balneatorem in fornacem conjici jussit.

Cette fournaise, ce fourneau étaient-ils destinés à augmenter encore le degré de l’eau, marquant alors comme aujourd’hui 45° centigr., afin de pouvoir chauffer les étuves; ou bien les eaux n’étaient-elles pas alors aussi chaudes qu’aujourd’hui, et fallait-il en élever artiftciellement la température pour les bains ordinaires ? On voit que nous soulevons ici la question d’identité entre ces eaux considérées dans les temps antiques et à l’époque actuelle-. Ou il faut avouer que nous nous trompons en appelant Taurines les sources que nous décrivons, ou bien il faut admettre qu’elles ont éprouvé des modifications depuis les anciens âges. La première supposition n’est pas admissible; la concordance est bien établie entre les sources appelées autrefois Taurines et nommées aujourd’hui Trajanes; la seconde, au contraire, va cesser d’être une supposition pour devenir chose démontrée. Rutilius dit, en effet, bien positivement que les eaux Taurines n’étaient pas sulfureuses ; or les sources Trajanes le sont à un degré très-notable. Enûn, à une époque plus rapprochée de nous, Mercurialis les dit ferrugineuses. Torraca, qui écrivait en 1761, pense qu’il s’agit bien des mêmes sources, mais que leur nature a changé. Cet auteur dit qu’il y avait primitivement un groupe salin et un groupe sulfureux, et que, peu avant son époque, la première source, par suite de l’incurie, et peut-être de bouleversements terrestres, a disparu comme indivividualité, et s’est mêlée à la seconde, pour constituer les eaux à caractère complexe dont nous nous servons aujourd’hui (I).

Quoi qu’il en soit, qu’il nous suffise d’ajouter quelques mots pour compléter l’historique de ces eaux. Les vastes thermes de Trajan, d’après les recherches de Manzi, paraissent avoir été ruinés par les Sarrazins vers828 ou 832.

Arrivons à la partie médicale et chimique.

Torraca, en 1761, en fit l’analyse qualitative; Morichini, de nos jours, analysa quantitativement les eaux Taurines et celles de la Ficoncella.

Voici les résultats obtenus par ce chimiste, dont les travaux méritent toute confiance. Notre collègue, le docteur Lasserre, a bien voulu opérer la réduction en chiffres décimaux, réduction nécessaire pour établir des comparaisons avec les analyses des autres eaux thermales.

(1) Torraca, loc. cil.

Température

FICONCELLA.

taurine.

45” centigr.

55® centigr.

Un litre d’eau donne ;

Gaz- acide carbonique ....

cenlim. cub.

cenlim. cub.

hydrogène sulfuré

air atmosphérique

Principes fixes :

centigr. cub.

centigr. cub.

Hydrochlorate de chaux

— magnésie

— soude .... ....

Sulfate de soude

— magnésie

Carbonate de chaux ,

Sulfate de chaux

Silicate de fer

Principes fixes contenus dans un litre d’eau,

Perte .. 5^2083

Ces eaux sont limpides, ont à la source une odeur sulfureuse évidente, marquent 1,0014 de pesanteur spécifique à 37,5 cent, et 1,0020 à 26" centigr. Elles laissent spontanément déposer une matière blanche abondante, à mesure qu’elles se refroidissent. Les dépôts de la Ficoncella contiennent du carbonate de chaux avec une certaine quantité de sulfate de chaux et de silicate de fer. Ce dernier se recueille d’autant plus abondamment qu’on opère plus |oin de la source, son peu de solubilité amenaut sa précipitation à mesure que l’eau se refroidit.

Les canaux de la Ficoncella s’exhaussent bien vite par les dépôts qui se précipitent et se concrètent sur leurs parois ; dans les endroits où le cours n’est pas rapide, il se forme à la surface une pellicule assez consistante pour que des insectes puissent s’en servir comme d’un pont.

Morichini et la commission dont il faisait partie, ont étudié la question de la création d’un établissement d’eaux thermales. Dans l’état actuel de la campagne de Civita-Vecchia, on aurait probablement à craindre l’insalubrité, si on élevait des habitations sur la source même. Conduire l’eau à Civita dans des canaux ouverts n’est pas chose possible , car, rendue à la ville, elle ne serait plus qu’à la température ambiante. Des canaux couverts n’ont pas semblé praticables à Morichini, à cause de leur encroûtement, de la dilliculté du nettoyage, et du refroidissement qui s’opérerait, notamment par suite de la nécessité de laisser

des ciels ouverts d’espace en espace, pour permettre le dégagement des vapeur». Aujourd'hui, on vient puiser à la JF'iconcella dans des tonneaux qu’on bouche soigneusement, et l’eau, arrivée à Clvita-Vccchia, marque encore tout près de 44“ centigr., d’après le chimiste déjà nommé.

Abordons maintenant la question principale, celle des effets thérapeutiques de ces eaux. Malheureusement nous serons bientôt à bout de documents; aucun travail n’existe à ce sujet, quoique Civita soit aux portes de Rome et le port de cette ville.

Puisque ces eaux ont changé de nature, depuis les temps où les thermes de Trajan étaient en si grande vogue dans le monde romain, il ne faudrait pas arguer de leur edlcacité passée à leur vertu actuelle. Néanmoins citons Rhodius à titre de renseignements. Les eaux Taurines, dit-il, ne sont pas utiles en boisson, mais sous forme de bains ; puis il ajoute, sans autres détails, qu’elles trouvent leur indication dans les maladies des nerfs, les ulcères, les affections chroniques de la peau, les maladies du foie, mais non dans les affections des autres viscères. André Baccio ne fait pas mention des sources de Civita-Vecchia dans son grand ouvrage sur les eaux minérales, ce qui nous porte à croire qu’elles étaient à peu près oubliées au commencement du neuvième siècle.

Mercurialis se prononce nettement sur la vertu des eaux Taurines r elles sont utiles dans les maladies des viscères, et de son temps elles étaient très-fréquentes pour ces sortes d’affections. Mais cet auteur les désigne sous le qualificatif de ferrugineuses; or les eaux actuelles, quoique contenant très-notablement du fer, n’ont point les caractères physiques facilement saisissables, la couleur, la saveur et surtout les dépôts ocracés dont on avait besoin, à l’époque de Mercurialis, pour appeler une eau ferrugineuse.

Au milieu du dix-huitième siècle, Torraca publia la monographie dont nous avons parlé. Il vante les eaux, sous forme de bains, dans les rétractions musculaires et tendineuses, les rhumatismes, les hydarlhroses, la goutte, les obstructions des viscères du bas-ventre, les strumes, les ulcères anciens, les maladies de la peau, les calculs urinaires, les maladies chroniques vénériennes, scorbutiques, bilieuses.

Un confrère de Torraca s’était réuni à lui pour remettre en vogue les bains Trajan ; mais, apiès avoir tenu des registres exacts pendant quinze ans, il mourut avant d’avoir publié son travail (1). Nous sommes donc réduits à de bien vagues indications sur la valeur thérapeutique de ces eaux.

On trouve dans le Spectateur de Milan, année 1826, une lettre d’un certain chevalier Tambroni, qui déclare avoir été guéri de la goutte chronique par les eaux de Civita-Vecchia.

Enfin arrive, dans ces derniers temps, la commission envoyée sur les lieux par le gouvernement pontifical. Nous avons extrait du travail de Morichini l’ana-

f») Ce médecin s’appelait Constanlino JVucci.

Jyse des eaux Taurines el de la Ficomella ; noua n’y trouvons rien de neuf aupoint de vue de la thérapeutique.

Chaque année on voit arriver à Civita un certain nombre de baigneurs; nous en avons nous-même soigné quelques-uns, mais pas avec assez de suite pour que nous puissions apprécier les effets des eaux. M. Gerolami, médecin à Civita- Vecchia, nous a assuré qu’à chaque saison il compte de nouvelles cures; mais ces vagues renseignements sont loin de suffire pour asseoir des indications précises et détaillées. 11 faut, pour arriver à quelques notions, comparer les sources Taurines et de la Ficoncella avec des eaux minérales dont on connaît à la fois et la composition chimique et les effets thérapeutiques. Après avoir procédé par cette double voie, on ne peut douter de l’efficacité des eaux de Civita-Vecchia pour la cure de beaucoup de maladies.

D après 1 analyse de IHorichini, on devrait, ce nous semble, ranger les eaux de Civita parmi les thermales salines proprement dites, c’est-à-dire dans ce groupe qui, n’étant caractérisé ni par une alcalinité, ni par une acidulité notables, contient différents sels altérants, apéritifs, diurétiques, sudorifiques, purgatifs. L abondance du sulfate de soude, du sulfate de magnésie, du chlorhydrate de soude, etc., légitime celle classification. L’acide carbonique n’est pas en assez grande quantité pour les faire classer parmi les acidulés; la faible quantité de 0,31 1 et de 0,284 centimètres cubes d’acide sulfhydrique, ne peut être prise qu’en considération très-secondaire ; enfin ii n’y a pas assez de fer pour qu’on puisse appeler ces eaux ferrugineuses. Elles sont donc essentiellement salines, secondairement hydrosulfuriquées, en troisième lieu ferrugineuses, dernière propriété sur laquelle on devra peu compter, quoique, par comparaison chimique quantitative, les sources de la Ficoncella contiennent plus de sels de fer, 18 centig. par litre, que les eaux réputées essentiellement ferrugineuses de Pyrmont, 10 centig.; de Spa, 6 ; de Forges, 5, etc. Mais tout dépend de la nature du sel de fer, et de l’ensemble de la composition des eaux.

Morichini ne signale, dans les eaux de Civita, trace ni d’iode, ni de brème, ni d’arsenic, substances dont on ne savait pas encore alors déceler de minimes parties, et dont quelques-unes seraient peut-être découvertes par une nouvelle analyse.

Les eaux de Civita semblent utiles contre les affections suivantes : engorgements viscéraux chroniques appelés obstructions, reliquats d’inflammations, goutte, gravelle, calculs biliaires et vésicaux, pléthore, prédisposition aux apoplexies, aux congestions, aux irritations, certaines maladies nerveuses, et, en général, dans les affections qui exigent plutôt un traitement altérant, une modification dans la crase du sang, ou une dérivation, que l’excitation, la poussée, qui résultent des sulfureux, ou que la révivification du sang qui est la conséquence de l’absorption des ferrugineux. Dans notre prochaine et dernière lettre, nous verrons qu’à Viterbe, ville également occupée par nos troupes, existent de puissantes sources ferrugineuses qui rendraient les plus grands services à nos

anémiques, et une autre source bromurée, iodurée et bydrosulfuriquée que déjà nous utilisons chaque année.

Les eaux de Civita trouveraient aussi leur emploi dans les blessures anciennes, rétractions musculaires, ankylosés, rliumatlsmes chroniques, dans certaines affections de la peau, certaines paralysies, et surtout probablement dans quelques affections anciennes des organes digestifs, soit de la muqueuse gastro-intestinale,

soit des annexes, comme le foie, la rate.

Les eaux de la Ficoncella, plus riches en sels altérants que les sources Tra~ fanes, le sont également davantage en silicate de fer, 18 centigrammes au lieu de 7. Chacune de ces eaux répondrait probablement à une nuance différente d’indication; celles de la Ficoncella sembleraient préférables contre les affections dont la cure exige un changement de crase profond dans les humeurs, en évitant leur appauvrissement, lorsqu’existeraientpar exemple les éléments scrofules, anémie, cachexie palustre. Dans la goutte, la gravelle, les calculs hépatiques et vésicaux, la pléthore, la prédisposition aux apoplexies, les eaux Taurtnes seraient peut-être préférablement indiquées, quoique moins riches en sels altérants, parce qu’elles contiennent seulement 7 centigr. au lieu de 18 de sels de fer, principe à éviter, d’ordinaire, en pareils cas.

Puisque, pour la cure d’une partie des affections que nous avons successivement énumérées, on compte surtout sur les propriétés altérantes de ces eaux, 11 est bien évident qu’elles doivent être alors administrées non-seulement en bains, mais aussi et surtout en boissons. Dans les affections locales qui exigent des douches, cette indication sera remplie à l’aide des appareils ordinaires; mais ce procédé ne pourra pas facilement être appliqué en grand, à cause de la nécessité de se servir plus ou moins rapidement de l’eau, qui se refroidirait si l’on attendait trop longtemps.

Nous supposons ici qu’on utilise les eaux transportées en ville ; c’est en effet la seule manière aujourd’hui, puisqu’il n’y a pas d’établissement sur place. Ce transport ne leur enlève, du reste, aucune propriété essentielle, puisque l’acide sulfhydrique qui en perd en route, est, vu sa faible quantité, un principe sur lequel nous n’avons pas un instant compté pour la cure des maladies que nous avons signalées.

Il nous semble que les eaux de Civita pourraient être utilisées pour nos soldats, sans dépense pour le gouvernement.

Et d’abord, à l’aide du train des équipages, on pourrait transporter l’eau à l’hôpital. Aujourd’hui, l’industrie indigène se contente de hisser des tonneaux remplis, sur des charrettes ouvertes à tout vent, ou plutôt sur des espèces de brancards montés sur des roues. Avec des moyens de transport, de protection et d’isolement convenables, on parviendrait sans doute à conserver quelques degrés de plus à l’eau thermale rendue en ville.

Nous possédons à Civita un établissement hospitalier permanent, muni de tout ce qui est nécessaire en personnel et en matériel. Civita est notre ville la plus

importante, après Rome; il est même certain que nous ne l’évacuerons n posterieurement ù la capilale. Civita est le point obligé où passe tout ce qui arnve de France et tout ce qui part de Rome. Entre Rome et Civita exi e u ‘ ™regul,eretp^

Trbre et côtoie le rivage de la mer. Civita est ainsi sur tout chemin Donc rien plus simple que d’y évacuer les malades de Rome, qui auraient besoin de ses

Taî ' T «aile ou dans une succursale de l’hô-

p.tal, convenablement disposées. Avec quelques baignoires seulement, et la pré-

Z Zll Z' cle bains par groupes d’hommes, on traiterait

f^lement tou ce que notroarmée de 10,000 hommes à peine, fournirait d’affections indiquant la prise des eaux de Civita.

Resterait toujours Viterbe, dont les eaux répondent à de toutes autres indical^ns,^ comme nous le verrons dans la prochaine leltre, noire dernière Lettre

RETOUR EN FRANCE PAR VlTERBE, LE LAC DE BOLSÈNE, SIENNE, FLORENCE, PISE

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