Voir VUnivers àvi 12 octobre
« de l'enseignement, déclarait confier désormais aux seuls « instituteurs laïques l'éducation publique des enfants « des deux sexes ».
C'est-à-dire que M. Bonvalet et sa commission s'attribuaient à leur tour, et contre la loi, la nomination et la révocation des instituteurs.
En même temps le maire conviai Uc les instituteurs et les « institutrices laïques qui voudraient entrer dans les « écoles communales à se présenter à la mairie ». Là des examens odieux mettaient les candidats en demeure de nier Dieu, la Providence, le fondement religieux de la morale : des jeunes gens et des jeunes filles capables étaient refusée-, pour n'avoir pas conformé leurs réponses aux principes du positivisme.
Evidemment M. Bonvalet préparait son personnel et n'attendait qu'une occasion pour remplacer à son tour les Frères et les Sœurs. Ce qui ne l'a pas empêché de dire, quelques jours plus tard, qu'il songeait seulement à ouvrir de nouvelles écoles laïques, nullement à supplanter les congrégations. Certains hommes publics ont la mémoire courte ^
Des tendances analogues se faisaient jour, vers le même temps, dans les IV% XIV^ et XVIIP arrondissements, sous l'influence des maires Greppo, Ducoudray et Clemenceau.
Bref, il devenait évident que certains hommes profitaient de la crise que traversait le pays, pour introduire subrepticement dans l'enseignement primaire les réformes de leur goût. Certes, il y avait lieu de s'étonner que ces hommes eussent été investis de la confianae du maire de Paris, que le plus audacieux d'entre eux eût reçu, dans un document public, pour des faits, il est vrai, étrangers à la gestion scolaire, les éloges de M. Arago ^. Mais enfin, il