Depuis 1876, l'Institut catholique a fait recevoir
4 docteurs es lettres;
7 agrégés des lettres, grammaire et philosophie ;
2° Ressources morales.
Le séjour de Paris est un attrait pour les étudiants, il est pour beaucoup de parents un sujet d effroi. Et quand ils nous demandent si nous avons du moins un internat pour sauvegarder Tinexpérience et la jeunesse de nos élèves, notre réponse négative ajoute aux inquiétudes qui les font hésiter à nous confier leurs fils.
Bien des fois, depuis la fondation de l'Insttut catholique, cette question d'un internat d'étudiants a été agitée par nos fondateurs. Elle a été résolue affirmativement quant aux étudiants ecclésiastiques qui viennent en grand nombre se préparer, dans notre Ecole des Carmes, aux grades théologiques, scientifiques et littéraires. En ce qui concerne les étudiants laïques, on a hésité jusqu'à présent, et l'exemple des universités catholiques de Lille et d'Angers, où l'internat existe, n'a pas suffi à nous entraîner. Les hommes les plus expérimentés dans la direction spirituelle des jeunes gens, notamment le regretté P. Hubin, fondateur de cette florissante association d'étudiants connue sous le nom de Réunion de la rue de Sèvres, ont pensé que les conditions de vie n'étaient pas les mêmes à Paris qu'en province ; qu'à moins d'imposer aux internes une discipline dont la rigueur ferait le vide dans les internats, on ne préviendrait qu'une faible partie du mal et qu'on assumerait sans profit la responsabilité du reste ; qu'on obtient plus de résultats en s'adressant à la volonté du jeune homme qu'en restreignant sa liberté extérieure; que Paris d'ailleurs off're sous ce rapport plus de ressources, plus de bons exemples, plus d'entraînements salutaires que toute autre ville et qu'il est possible d'y
245 licenciés es lettres ;
3 agrégés des sciences mathématiques ;
100 licenciés es sciences mathématiques ou physiques;
1 docteur es sciences.
créer autour de l'étudiant chrétien une atmosphère saine où la foi et la vertu se développent à l'aise. Ces considérations, jointes à l'insuccès d'une tentative due à l'initiative d'un prêtre éclairé qui disposait d'un magnifique local et qui n'a pu continuer l'œuvre au delà de trois ans, nous ont décidés à demander aux seules industries du zèle le moyen de retenir dans la bonne voie les jeunes gens que nous confient les familles chrétiennes. Je terminerai cette lettre par l'indication de ces secours moraux.
En arrivant à l'Institut catholique, l'étudiant reçoit, au secrétariat même, puis dans le cabinet du Recteur, les premiers conseils destinés à le guider. S'il n'a pas à Paris de parents chez qui il puisse demeurer, on lui indique les hôtels et les pensions entre lesquels il devra faire son choix. Une fois le logement choisi, l'étudiant ne devra pas en changer à la légère : il ne s'y décidera que pour des motifs sérieux, avec le consentement de ses parents et après avoir pris l'avis du secrétaire général ou du Recteur.
S'il ne connaît pas d'avance un prêtre qui puisse se charger de sa conscience, le Recteur lui indique les ecclésiastiques dévoués à la direction de la jeunesse, parmi lesquels il pourra se choisir un confesseur.
Pour assurer le bon emploi des loisirs, pour créer autour de l'étudiant un milieu chrétien, deux grandes institutions s'offrent à lui : le Cercle catholique du Luxembourg et la Réunion de la rue de Sèvres ^ .
Le Cercle a été fondé par un homme vénérable dont la perte récente a été un deuil pour toutes les œuvres chrétiennes, M. Beluze. Il a aujourd'hui pour président l'un des professeurs de notre Faculté de droit, M. Terrât, et pour aumônier M. l'abbé Fonssagrives, fils de l'éminent