‹ Mélanges (volume 2)Chapitre 36 sur 54 · L'ABBE DE COURCY · texte numérisé non relu

L'ABBE DE COURCY

Les deuils se succèdent rapides et douloureux à PArchevêché de Paris. Un an après la mort de M. Petit, quelques mois après celle de M. Gindre, un nouveau coup vient d'enlever au cardinal-archevêque un de ses plus cliers collaborateurs en la personne de M. Tabbé de Courcy, vicaire général, directeur des OEuvres diocésaines.

Né à Paris en JSy, Charles Le Cousturier de Courcy appartenait par ses origines à une ancienne famille de Normandie. Il fit ses études au collège Stanislas. Après deux années passées dans le monde, il entendit et suivit l'appel de Dieu et entra au séminaire d'Issy d'où il passa à Saint-Sulpice. Ses condisciples ont conservé le souvenir de son aménité qui fit toujours le charme de son commerce et lui assura, dès sa jeunesse, une sorte d'autorité que sa grande modestie faisait joyeusement accepter de ceux qui en subissaient Tascendant. Ordonné prêtre en 1868, il fut demandé par M. de Borie, de sainte mémoire, et nommé par M^"" Darboy, vicaire à Saint-Philippe du Roule. C'est là qu'il exerça son ministère jusqu'en 1875, époque où le cardinal Guibert, instruit de son mérite, résolut de rattacher à son administration comme vice-promoteur. Sous ce titre, il commença dès lors d'occuper les fonctions qu'il a remplies jusqu'à sa mort et dont le caractère fut mieux défini lorsque; il y a cinq ans, le Cardinal lui donna le

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