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« verapas; car jamais les véritables savants ne seront « réellement positivistes. Ils pourront l'être en apparence, « ils pourront répéter les formules d'une philosophie inc( digne de la hauteur de leurs vues ; mais dès qu'ils c( seront à l'œuvre, ils se remettront à la recherche des ce causes et déploieront ces larges ailes de l'induction rate tionnelle dont la doctrine de M. Comte kur interdit « l'usage. Nous ne doutons pas que le génie ne s'affranc( chise par lui-même des entraves de ces tristes erreurs ; « mais nous voudrions voir les maîtres de la science, ce plus conséquents avec eux-mêmes, ne pas permettre à « une école philosophique d'abuser de leur nom et de « leur autorité, pour imposer à l'humanité un joug qu'ils « ne peuvent et ne veulent pas subir eux-mêmes. »
S'il faut à la science une philosophie, si le positivisme ne peut pas être la philosophie de la vraie science, que reste-t-il sinon de chercher une métaphysique meilleure, plus en harmonie avec la réalité ? Heureusement cette métaphysique n'est pas à créer. Elle existe, elle a sa vraie formule dans le spiritualisme. C'est l'éloquent épilogue du bel ouvrage que nous avons cherché à faire connaître.
Le chapitre final a pour titre : L'esprit de la science et V esprit de la philosophie moderne.
Deux traits caractérisent l'esprit de la science : la certitude des affirmations, la netteté des distinctions. Deux traits opposés signalent les systèmes philosophiques qui ont rompu avec la tradition : scepticisme et confusion.
Donc ce n'est pas de ce côté qu'il faut chercher l'accord de la philosophie avec la science. Le spiritualisme est le gardien de la certitude, le spiritualisme repose sur la -distinction de Dieu et du monde, il est donc fait pour s'entendre avec les représentants de la science. Il y parviendra, à une condition : c'est d'être vraiment lui-même, de
ne pas douter de ses forces, de ne rien aliéner de son patrimoine. C'est dire qu'il y parviend ra, s'il demeure le spiritualisme chrétien.
c( Nous terminerons donc cet ouvrage en saluant avec « un invincible espoir l'union future et la grande syn- « thèse des sciences expérimentales et de la philosophie « catholique, heureux si nous avons pu contribuer, bien « que de loin et d'une manière indirecte, à ce glorieux « triomphe de la vérité. »
Ceux qui auront lu ce beau livre ne douteront pas que l'auteur n'ait remporté ce noble prix de ses efforts.