SUR LA QUESTION DU LIBÉRALISME
22 janvier 1889.
Pour qu'une question offre do l'intérêt^ il faut qu'elle ait de l'actualité; mais si^elle en a trop, elle échappe à toute exposition impartiale et complète.
Aiasi, dans vingt ans, je l'espère^ il sera trop tard pour parler du Libéralisme, autrement que dans les livres d'histoire. La question aura vieilli.
Il y a dix ans, c'eût été trop tôt. Le débat n'était pas clos.
Aujourd'hui, c'est le bon moment. La question garde encore un certain piquant de curiosité; et pourtant les passions qui l'obscurcissaient sont éteintes et les principes qui l'éclairent sont pleinement connus.