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Discours de Notre-Seigneur, apud Joan passim

Voilà pourquoi la théologie enseigne qu'il procède du Père et du Fils comme d'un seul principe.

Que l'Esprit Saint procède du Père, cela est répété mille fois dans les Ecritures : Spiriium veritatisquia Paire procedit.

Qu'il procèdeduFils, celan'est pas moins clair, puisque le Fils l'envoie : quem ego mittamvobis a Pâtre.

D'ailleurs : si non procederet a Filio, non distinguer etur ah ipso ^

Qu'il procède du Père et du Fils comme d'un seul principe, cela résulte clairement de la manière dont il est envoyé : quem mittet Pater in nominemeo — quem ego mittamvobis a Pâtre — ille de meo acnipiet et annuntiabitvobis.

D'ailleurs la raison donnée plus haut, tirée de lanature de l'amour, démontre qu'il en doit être ainsi.

C'est donc une erreur illogique que celle des Grecs qui nient la procession du Saint Esprit ex Filio. Elle s'appuie seulement sur le silencedes premiers symboles quidisent seulement : qui ex Pâtre jjrocedit, et sur un texte de l'Evangile - qui dit simplement : Spiritum veritatis qui a Pâtre procedit. Mais dans la même phrase, il y a là : quem ego mittam vobis a Pâtre.

L'addition du Filioque n'a donc été qu'une déclaration plus expresse de la foi antique. (Elle apparaît en Espagne dès le commencement du x'' siècle : généralement reçue dans l'Eglise au concile de Lyon 1274).

C'est pourtant là le principal point dogmatiquequi nous sépare des Grecs schismatiques.

La procession du Saint Esprit est appelée spiration : active, passive.

Ce n'est pas une génération ; Dieu en se connaissant

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