I. — L'aséité, kotiox-mère
[Leçon II.) — Dieu, Cause transcendante du monde, est par Lui-même, car 11 est et II n'est pas par d'autres. C'est là une façon négative de concevoir l'aséité.
Il faut aller jusqu'à la conception positive de l'aséité : C'est l'être pur au souverain degré de l'intensité.
On peut distinguer dans VEtre divin une pluralité d'attributs. Au point de vue ontologique, il est vrai, tous ces attributs s'identifient dans l'unité de Vessence divine. Mais pour nous, il y a entre eux une distinction logique ou virtuelle que notre esjjrit actualise.
Entre tous les attributs, l'aséité entendue dans le sens jjosilif tient lieu, par rapport à nous^ de note constitutive de l'essence divine, de laquelle les autres dépendent et peuvent être déduits par Vanalyse rationnelle.
La conception de Dieu comme Etre par soi et principe de tout être, voilà la seule solution du problème de l'origine du monde. E Evolutionnisme et lontologisme confondent à tort l'ordre des réalités avec l'ordre de nos pensées. Le premier place à l'origine du réel l'être indéterminé et tire le plus du moins, le parfait de l'imparfait, assimilant la marche des choses à celle de notre esprit. Le second, inversement, veut que les choses se présentent à notice esprit suivant leur ordre réel qui va du parfait à l'imparfait. Or, la vérité est qu'il faut distinguer l'ordre réel de l'ordre de la connaissance; l'un est l'inverse de l'autre^ notre pensée monte de l'imparfait au parfait, du moins au plus, tandis que, dans la réalité, le moins présuppose le plus, l'Etre source, parfait, absolu, est antérieur à l'être participé, imparfait, relatif.