I. — Pourquoi ?Parce que, si l'on n'est paspieux,onn'aura
ni le renoncement à soi-même, ni l'union à Jésus-Christ. — Deux choses nécessaires pour accomplir ses devoirs d'état.
1° Le renoncement. — Qui dit devoir, ne dit pas plaisir; si l'on ne cherche que son plaisir, on ne fera pas son devoir. Or la nature cherche toujours son plaisir : et le renoncement chrétien peut seul nous maintenir au moins constamment dans l'habitude du 5rtc?'z/?cequi constitue lavie de devoir. Exemple : supposons une mère de famille qui n'a pas le renoncement chrétien; elle cherchera à plaire à son mari, mais à condition qu'il soit aimable ; elle s'ocupera de ses enfants^ mais autant qu'elle y trouvera son plaisir ; elle reprendra leurs défauts, mais ce sera par humeur; elle commandera à ses domestiques, mais ce sera avec orgueil. Elle fera des exercices de piété, mais par caprice et à contre-temps. — Faites lui remarquer tout cela; peut-être en conviendra-t-elle; mais au fond de tout cela il y a un mot qui explique tout : il en coûterait trop de faire autrement, ce serait un sacrifice continuel. — Défaut de renoncement! Oh mes enfants, à quoi sert la piété, si elle nous laisse aussi égoïstes? Vous du moins, n'est-ce pas? vous serez de fortes chrétiennes.
2° L'union à Jésus-Càrist. — Le renoncement tout seul est impossible; il faut un amour plus fort pour dominer l'amour de soi. C'est celui de Jésus-Christ. Exemple d'une mère de famille, accablée de soucis et de peines, qui ne trouvait d'appui que dans la Sainte Communion.
II. — Comment? La piété nous fait accomplir nos devoirs d'état, en nous rappelant sans cesse le but de notre existence, les droits de Dieu, le jugement à venir, le prix du sacrifice et le malheur d'une vie stérile. (Les mondains ne s'y trompent pas; ils veulent une femme pieuse, des serviteurs pieux.) Faisons à Notre-Seigneur dans le monde l'honneur de faire aimer et admirer la sainteté de sa doctrine et la puissance de sa grâce.