Les monnaies des dynastes tributaires
4. Les monnaies frappées occasionnellement par les satrapes, chefs des armées perses. C'est sur cette dernière catégorie que nous nous étendrons particulièrement tout à rheure.
Les monnaies du grand Roi étaient : en or, la darique; en argent, le sicle médique ou drachme perse. Il n'y en eut jamais d'autre, depuis Darius I", fils d'Hystaspe, jusqu'à Darius III Codoman (337-330), l'adversaire malheureux d'Alexandre.
— soles (lynastcs héréditaires de Cilicic, placent sur leurs espèces le type du prince achéménide. A un autre point de vue, on peut encore signaler des différences caractéristicjues : les monnaies des rois de Tyr et d'Aradus sont anonymes, celles des rois de Gehal portent les noms royaux en toutes lettres avec une fornnde développée; celles des rois de Sidon ont seulement l(*s initiales des noms royaux avec les années de règne. Bref, on voit, par ce rapide coup dVril, combien étaient variés ces usages monétaires, tout en respectant le principe de la réserve exclusive du monnayage de Tor pour le roi de Perse suzerain.
Ouant aux satraj)es proprement dits, c'est-à-dire ces gouverneurs de province, la plupart du temps appariMités à la famille des Achéménides ou membres de Taristocratie perse, révocables à volonté, chargés de lev(M* les imj)ots et les armées, de surveiller les dynasles locaux dont les états se trouvaient englobés dans leur salra|)ie, avaient-ils, eux aussi, le droit de battre morniaie }
Comme il existe un certain nond)re de monnaies (|ui portent des noms de satrapes, dans quelles circonstances et en vertu de quels j)rincipesont-ellesété émises } Ouelles sont ces « fonctions extraordinaires » dont (piehjues satrapes ont été investis et qui leur ont perniis de* frapper monnaie à leur nom? Peut-on souscrire à cette vague assertion de M. Droysen : « Dans le dernier siècle de l'empire perse, les satrapes avaient pris 1 habitude de frapper monnaie à l(*ur nom*. » Ou faut-il se contenter de répéter avec