LEG
Lf^ mot AFR a éti interprété par les auteur? du fjorpiu inif^riptionum Intinarnm par Afer: il faut éri- •lernrnerit lire Afrino. comme l'a déjà fait reinari|i.er M. Ditt^nberaer. Ainsi, cette inscription conslateque M. Anniu- Afrinu-i n'était pas encore mort sous le règne «if Vesjia.sien.
En n-Tiumé, et pour conclure, Marcus Annius Afrinus n'est cité dans aucun auteur de l'antiquité, et c'est en vain qu'on chercherait son nom dans les OnomaS' tiques Ifîs plus complets. Quelques médailles et quelques inscriptions ont seules conservé son souvenir. Ces monuments que nous avons tous étudiés dans cette notice nous donnent d'abord le portrait d'Afrinus; ils nous apj.n-nnent qu'il fut. sous le règne de Claude, envo\é comme légat en Galatie où il frappa monnaie; enfin qu'il lut légat de Vespasien en Pannonie et consul îï une époque indéterminée que des découvertes épignipliiques ou numismatiques permettront sans doute rli; préciser un jour.
I C. I. L. l. III, h' 4If»9.
TËTRADRACEVIE D'ÉRÉTRIE
Buste (l'Artémis Amarynthide, à droite, avec l'arc et le carquois sur l'tîpaulc: sur le bandeau qui lie le chignon, les lettres <t>A, initiales du nom du graveur monétaire.
i^ EPETPIEnN. Vaclie marcliaul à droite, le cou orné de bandelettes ; dessoiiii:, AAMA2IA2, nom d'un magistrat monétaire. Le tout dans une couronne de laurier.
Ar. 8. Tétradrachme, 16 gr. 00.
Cette monnaie, d'une conservation exceptionnelle et du plus gr<ind m*'''nte artistique, est depuis peu de mois entrée au Cabinet des Mi'dailles. Elle n'était jusqu'ici connue que par un aulre exemplaire, conservé au musée de Berlin, qui figure, dès l(i!>6, dans le Thésaurus Brandaibiirginis de Bcger '. C'est d'après
* Tone t", p. 4t9, Cf. Pinder, Die ant. MUnicn det Eoenijl. àluêttoKi, pi. I, n° 6.
Bf ger que Mionnet en a donné la description dans son Suppt*fment (Eubée, n"" 35), et en signalant de nouveau le tétrîidra'hrne do Berlin, MM. Friedlaender et A. von Sillet nous apprennent qu'il est contremarque de Taiiile qui atteste qu'il a fait partie de la collection d'Esté avant d'entrer dans celle de Brandebourg*. En dernier lieu, M, Barclay V. Head a décrit, à deux reprises, cette même médaille qui, ainsi qu'on le voit, est loin d'être inédite*.
L'exemplaire du Cabinet de France offre une particularité importante qu'aucun des auteurs que je viens d'énumérer n'a signalée sur celui de Berlin : c'est la signature de l'artiste OA, qui se trouve inscrite sur le bandeau de la chevelure. La pièce de Berlin ne pesant que 16 gr. 83, tandis que la nôtre pèse 16 gr. 90, on doit ])eut-être attribuer Tomission que nous venons d'indiquer à Tétat défectueux de la conservation de la médaille plutôt qu'à une absence réelle de la signature. Quoi qu'il en soit, nous avons un nouveau nom de graveur monétaire à ajouter à ceux que l'on connaît déjà, et c'est le seul que, jusqu'ici, l'on puisse signaler dans la numismatique eubéenne. Il n'y a pas à confondre cet artiste avec celui qui signait, vers l'an 400, d'un simple <t>, son initiale, de belles monnaies de Thurium, de Velia, de Pandosia, de Terina, dans la Grande Grèce : le tétradrachme d'Érétrie est postérieur d'un siècle à celte date.
Quant à déterminer quel est le graveur érétrien dont le nom commence par la syllabe OA, de nouvelles dé-
t FriedUcnder et A. Ton Sallct. Das Konigl. Munxkabinett p. 07, n» I63. s Caïahgue of greek Coint in the Brilith Miueum, Cintrai Gretei. IntriH ductioD, p. LXV, et Manual of greek numUmaiiet, p. 307.
couvertes seules pourraient nou? le faire connaître plus explicitement. Pline signale, il est vrai, un artiste grec, fondeur en bronze, dont on a lu le nom Phanis et qui fut disciple de Lysippe ; mais outre qu'on ne peut affirmer que cet artiste ait gravé des médailles , nous ne possédons aucun renseignement ni sur sa patrie ni sur les lieux où il exerça son art \
Contraint de nous borner à apprécier le style de la tête d'Artémis dont nous avons un assez m»5diocre dessin sous les yeux, nous lui reconnaîtrons sans peine les caractères de pureté et de noblesse, mélangés d'une certaine affectation de recherche, qu'on signale, en général, dans les œuvres de Técole dite hellénistique sur laquelle Praxitèle et Lysippe exercèrent une si heureuse et si durable influence. Le graveur monétaire s'est attaché à soigner jusqu'aux moindres détails : remarquez ces petites mèches de cheveux nouées audessus de la tète, et les cinq petites nattes frisées qui forment le chignon , les boucles d'oreilles , le collier fait d'une rangée de larmes d'or, l'himation noué sur répaule. L'arrangement des cheveux et l'expression du visage rappellent d'assez près la Vénus de Milo.
En nous restreignant au point de vue numismatique, nous comparerons la tète d'Artémis Amarynlhide à la tôte d'xVrtémisqui figure sur les monuaii^s irKphèse que M. Head classe entre les années 280 et 258 avant notre ère*'. Il y a entre ces deux types monétaires une certaine analogie, bien que les pièces éphésiennes
< Voir, au sujet de cet arli>tef drmt le nom est lu aussi fAcriix, au lieu de Phanit, Wnuys^ Gcsrhirhtc dcr tjrifch. Kunsilei\ t. I, p. iil.
> Num\%matit Chrùnide, nouv. série, t. XX, pi. Vil et Vlll, et p. 130 Cl tuiv. Cr. Fercy Gardncr. Type* of gretk Coint^ pi. XII!, n^* 13 et 24.
soicl: z.'-zz. s\f.i z.z^ nie e; ^zezX pins de relief.
ccr.:eiiZ'::i^r^ i: :- i- ze 54::r-Li:, aîec M. Head,
c-r-'.-i-i.:^ ^P-'^^ . -:i:ii:i^^ri::r:.: îc ia Grèce par Fiâ:n:-ii5. î.-r.= . Liûijiz 1- /^r iLufcée, il se ren-
con:rr. iri i;:-i:s .i ii::": i" a1-:t âr. ire, uiie période à lâfdrl^e Lire :rL-iir-.:iiir i-iril; l'cr. bien convenir. On 5iii qu'en 313. Irs Ti-lrs i Eui-^ir. à /exception de CbalciS; se iê>:'irè:ei.: :^ie:-ri.iîi.:c5 et reprirent lautûncmie c::.: elles ^ii^ssaiei.: atii.*. la domination macéiciLlcLiLe : ce: ê*^: ie :i:=es iur^'us^ue vers 265, époque ci Ai:u^:ze G:-i:ii :tT.^s^ en possession de l'île. La prosperr.ê jm; carîc.érlse ces cinquante années nous autorise â cri.re que les ateliers monétaires durenl se rouvrir rcur irîiier des pièces autonomes. C'est donc à ce::e i.;:e ne l:us Tiriposcas d'attribuer le tétra diachme ie DjLXislis e: j-.elques autres pièces qui *ui ccrrespcnie:.: iu kIt.: de vue iu style, du poids et des léj;euies. L'ocoLcle de I»aniasias est connue depuis longtemps eii pl*s;eu:^ exemplaires: elle porte au revers : EPETPI. e: aaMaIL; la pièce du Cabinet de France pèse 5 gr. 70. L-^ vache est représentée couchée et non debout ccm!i;e sur le tétradrachme; la li^iire d'Artêmis est gravi^e moins habilement et sans signature d'artiste. La même tète d'Artémis se voit aussi sur des octoboles contemporaines qui portent, au revers, le nom de OANI Al* : il n'y a, je pense, entre
« BrU:4\ J/uif^-n. LfAral iret:e. pi. XX;iI. c*» d et 10; Head. Mmvai^
p. î07. Un execi^iiire du LaliLe: ce* M^dâLi..». cècr:; pir Mioanet EuUe, n- 61 . et qui v;en*. ce 1 ancienne côlleciivn Pei.c-în donnée au roi ^Pellerin, BeeueiL pi. XCII. f.g. 0 . e>: lœuvre a ua faussaire moderne. Dant !• catalogue du Brilish SI use a ai introduction^ p. LXV,, M. Head cite ob
ce magistrat monétaire, Tartiste graveur dont le nom commence par OAi et le fondeur en bronze cité par Pline, d^autre rapport qu'une coïncidence fortuite de la première syllabe des noms de ces trois personnages.
Nous n* avons point à nous étendre sur la présence du type d*Artémis Amarynthide sur les monnaies d'Érétrie . On sait que cette ville, la première de l'Eubée, après Chalcis, était voisine du site appelé Amarynthe (xû/jLY) AydipwOoç) du nom d'un cbasseur de la troupe d'Artémis, roi mythique de l'île * ; là s'élevait le temple d'ArtémiSy où l'on avait érigé, au témoignage de Stra« bon, une colonne sur laquelle étaitinscrite la puissance et les forces d'Érélrie. Le culte d'Arlémis Amarynthide était célébré par des fêtes qui, pour les Eubéens, avaient un caractère national, et auxquelles prenaient part toutes les villes de l'île ; il y avait, de même qu'en beaucoup d'autres contrées grecques, une sorte d'amphictyonie qui était comme une subdivision de la grande ligue hellénique '. La statue de la déesse était l'œuvre, sans doute, d'un artistecn renom, et c'est la tùtc de cette statue que nous trouvons si habilement reproduite sur les médailles frappées pour attester la renaissance des jours de liberté et d'indépendance.
tétndrachme avec le nom de XAPlAAMOZ» dont il ne donne pas le poids et dont le Britisli Muséum possède seulement une galvanoplastie, m. Imhoof-Blumcr m'informe que ce tétradracbme est au musée de Florence et pèse 16 gr. 70.
s L*ethDi(|ue était, d'après £lieiine de Byzance, 'A|izpûvOio; et 'Auiapuffioc; de sorte que ce surnom d'Artémis para!^ signifier la brillante (à(iapOoaM, briller).
' Voycx iliçTiiicpi; àpxoiioXoYixr., no 1303, 3o. Tite-Live dit (XXXV, 38) : « Sacrum aniversarium eo forte tempore Kretria Âmarynlhidis Diane erat, quod non popularium modo, sed Carysliorum etiam cœtu celebrabatur. »
Le type du revers de notre tétradrachme nous amène, à son tour, à une observation générale relative aux monnaies eubéennes. L'île, qu'on regardait comme le grenier d'Athènes, avait des troupeaux nombreux qui faisaient sa richesse principale. Mais, est-ce un bœuf ou une vache que l'on voit au revers des monnaies de Carys tus, É rétrie, Histiaea? Sur ce point, les numismatistes ne sont pas d'accord, et en ce qui concerne le tétradrachme sur lequel nous avons cru reconnaître une vache ou une génisse, on a jusqu'ici décrit un bœuf ou un taureau. Remarquons d'abord qu'il est des cas où il faut bien reconnaître une vache : par exemple, sur les monnaies de Carystus où figure cet animal allaitant son veau; en outre, sur les monnaies d'Érétrie, où la vache est représentée se grattant le mufle avec une patte de derrière : le pis de l'animal se trouvant découvert est parfaitement reconnaissable sur les exemplaires en bon état de conservation. D'autre part, je n'ai jamais rencontré de monnaies d'Eubée sur lesquelles le sexe masculin de l'animal, debout ou couché, pût être positivement affirmé. Si donc il existe des cas douteux, j'incline à croire qu'il s'agit plutôt d'une vache ou d'une génisse, puisque, dans tous les cas où la constatation est possible, c'est une vache qu'on est forcé de reconnaître. AJoutcjns encore que l'attitude alanguie et nonchalante de l'animal convient mieux à une vache; les médailles anlicjues sur lesquelles tigurent des taureaux représ^inlont, eu général, cet animal avec un caractère farouche et énergique, quand il n'est pas bondissant et furieux.
.Si Ton pouvait reconnaître un taureau ou un bœuf
sur les monnaies d*Ërétrie, on songerait tout de suite, avec EckheP, au bœuf de bronze, œuvre de Philésius, offert à Jupiter d'Olympie, par les Érétriens *, et dont il serait intéressant de retrouver ici Timafre, de même que nous nous plairions à constater, sur les monnaies de Carysfus, l'image du bœuf de bronze que les habitants de cette ville offrirent à Apollon après la défaite des Perses '. Malgré ce qu'auraient de séduisant ces hypothèses, il faut se rendre à l'évidence des faits et constater que les monnaies enbéennes n'ont probablement jamais pour type un bœuf ou un taureau.
D'ailleurs, la présence de la vache sur les monnaies de l'Eubée s'explique parfaitement au point de vue des traditions mythologiques de l'île. L'Eubée s'appelait primitivement AbantiSy nom que lui donnent Homère et Hésiode*; son nom fut changé en celui d'Eubée (Eu-/3oia) ''j en souvenir de la vache lo qui, dit-on, donna le jour à Epaphus, dans une grotte de l'île*. La vache, type monétaire, rappellerait donc lo, en même temps qu'elle serait, en quelque sorte, les armes parlantes de TEubée; nous n'oserions «nller plus loin dans la voie des conjectures et affirmer, faute de preuve, qu'Artémis Amarynthide, dont le culte avait, comme nous l'avons dit, un caractère amphictyonique, était
* Doctrina numorum rcterurn, t. II, p. 334. « Piusanias, V, il, 9.
3 Riusanias, X, 116, 3. Cf. A. de Courtois, dans la Revue numismatique, 4864. p. 189-190.
* Voyez f.licnnc de Byiancc, s. vo "ASavri;.
* *H ÔT! cv aÙTYj Pou; Y£vo^£vr, xa>.).C7Tr, 5iétp'.'{^cv ^ Ico. Etymol. magnum. Eû6o:a.
* Strabon, X, 445.
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. scnscniT^ i .a jalousie ds
s -iiintïeiecBs xai imeai le
ra'I âiïC aréaaré pour le
ion joies, f Ariëmis
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MONNAIES NABATÉENNES