‹ Mélanges numismatiquesChapitre 28 sur 109 · DYNASTE DE CILICIE · texte numérisé non relu

DYNASTE DE CILICIE

PI. IV, fig. 9. .

On sait que lorsque Pompée eut vaincu Mithridate et Tigrane, la Cilicie fut au nombre des provinces asiatiques qui passèrent sous la domination romaine « Mais là comme dans beaucoup d'autres contrées, les vainqueurs n'établirent pas tout de suite et complètement Tadministration romaine; ils se bornèrent, sans doute pour ne pas heurter les susceptibilités des pays annexés, à y exercer ce que nous appelons aujourd'hui le protectorat; des dynastes locaux qui portaient le titre de rois^ virent leur autorité confirmée, à la condition de prendre le titre d'amis et d'alliés du peuple romain, de payer tribut et de barrer la route aux invasions étrangères. Cette politique habile qui flattait l'orgueil de Pompée en lui permettant de se poser en roi des rois, tout aussi bien que le roi de Perse lui-môme, fut appliquée notamment en faveur d'un dynaste de la Cilicie

Antoine s^expliquait, d'ailleurs , par des exemples analogues fournis par les monnaies de Polémoo, dynaste et prêtre d'Olba, en Cilicie, et par des monnaies des rois du Bosphore. Mionnet n'a rien changé à rinterprétation d'Eckhel que nous trouvons également respectée^ avec le A, par M. Imhoof-Blumer ^ et M. Barclay Y. Head \ Nous devons cependant faira remarquer rinterprétation différente de Charles Lenormant ' qui, faisant quelque peu violence à la disposition de la légende, lisait M* ANTHNIOY. TAP- KONAIMOTOY BAIlAEni. Ce savant admettait ainsi que Tarcondimotus avait, en signe d'amitié, pris le nom même de Marc Antoine en rajoutant comme prénom au sien propre.

Tout cet échsiaudage tombe devant la légende bien conservée d'une monnaie de Tarcondimotus que le Cabinet des médailles vient d'être assez heureux d'acquérir et d'ajouter à l'exemplaire défectueux qu'il possédait déjà. Il y a très lisiblement :

BAZIAEnZ TAPKONAIMO

TOY 0IA. ANTHN.

^Adu Avruv/ou, ami (T Antoine. La lettre A qu'on avait lue primitivement et à laquelle on a voulu à tort subs* tituer un M n'est que la troisième lettre du mot OIAOYr dont les deux premières se trouvaient elDËicées. Ce pelit point de numismatique, qui n'est pas tout à

* Imhoof-Blamer, Portrœtkùpfe auf antiken MOnien, p. 40. > Barclay V. Head. Hùtoria numorum, p. 648.

s Trésor de numitmaUque. Jloû grecê, p. 72.

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